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Mercredi 18 avril 2007

« La belle du temple hanté » est une très belle bande dessinée en noir et blanc de Nie Chongrui (112 pages - 12,50 € - ISBN 2-940380-37-4) parue le 15 mars 2007 chez Xiao Pan (3 extraits disponibles).


Voir la biographie et la bibliographie de Nie Chongrui.


Tout comme « Le fils du marchand », c'est un conte traditionnel chinois écrit par Pu Songling (XVIIème siècle) et adapté par Nie Chongrui mais bizarrement, le format de cette bande dessinée est de 18 x 24 cm et c'est vraiment dommage qu'elle ne soit pas à la même dimension que les autres grands volumes (22 x 30 cm) de Xiao Pan...


Je remercie M. de m'avoir offert cette bande dessinée car c'est le plus beau manhua que j'ai lu : les dessins sont grandioses, fins, détaillés et il peut véritablement rivaliser avec un beau manga.


En début de volume, l'itinéraire et les repérages pour la création de cette bande dessinée sont à découvrir avec des photos et des dessins.


Si vous avez lu « Le fils du marchand », vous vous rappelez sans doute que le héros, un enfant doit libérer sa mère asservie charnellement par un maléfique esprit-renard alors que son père est en voyage d'affaire et que la touche d'érotisme faisait de cette histoire un conte pour adultes.


Dans « La belle du temple hanté », pas d'enfant mais les mêmes symboles : le voyage, le temple, les animaux, les esprits maléfiques, une belle femme à délivrer, un peu de violence et d'érotisme. Ning Caichen est un jeune artiste toujours par monts et par vaux à la recherche de somptueux paysages à peindre. Un jour où il est pris par l'orage, il s'abrite dans un temple qui semble abandonné et y fait sécher ses vêtements et ses peintures. Pendant qu'il observe les beautés qu'il compte dessiner (statues, fresques, bâtiments), il est surpris par un renard (trop drôle, le renard souriant, page 19) et découvre qu'un autre visiteur occupe le temple, Yan Chixia, ainsi que de nombreux animaux sauvages. D'ailleurs la nuit, il se passe des choses étranges, à tel point que deux autres voyageurs sont retrouvés morts et que le fantôme de Nie Xiaoqian morte à l'âge de 18 ans hante le temple.


J'avais lu un jour que pour découvrir un pays, il faut s'imprégner de ses contes et légendes. Et effectivement, avec « La belle du temple hanté » et « Le fils du marchand », c'est un peu de la Chine qui s'invite chez vous pour votre plus grand bonheur.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhua communauté : Tout sur la Chine
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Mardi 20 mars 2007

« Au fond du rêve » est un one-shot de Zhang Xiao Yu publié par Xiao Pan (en partenariat avec Beijing Total Vision Culture Spreads) en septembre 2006 (64 pages pour 12,50 € - ISBN 2-940380-25-2).


Ce manhua au format franco-belge (22 x 30 cm) est tellement coloré qu'il ressemble à un comic (américain), attention, ce n'est pas défaut ! Sacré mélange dû à la mondialisation, ou plutôt à l'imagination débordante de l'auteur ! Et c'est justement une histoire d'imagination débordante,envahissante que dessine ici Zhang Xiao Yu.


Le lecteur fait connaissance avec un enfant de 7 ans perturbé par des cauchemars terrifiants après avoir lu une histoire de fantômes. Sa candeur et sa blondeur tranchent vraiment avec les horreurs qui le hantent. Heureusement son père et « Billy » sont là pour l'aider. Des années plus tard, cet enfant passionné par le psychisme est devenu le Professeur Harry Marrec, premier médecin de l'Institut Fouberti, « institut de recherches le plus avancé au monde dans les maladies psychiatriques ». Voilà les présentations sont à peine faites que le docteur est appelé auprès du Patient 26, un écrivain très célèbre, plongé dans le coma depuis deux ans, mais agité par le scénario encore présent dans son cerveau. Le professeur décide de tenter une expérience : entrer dans le cerveau de l'écrivain pour le sortir de là au risque de rester prisonnier de son rêve. Allez, vous n'avez plus le choix, vous allez entrer dans le domaine de prédilection de cet écrivain, la SF. Monstres hideux, frayeurs et humour déjanté garantis. En fin de volume, 5 pages d'illustrations inédites.


Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais vous passerez certainement un bon moment avec cette bande dessinée pleine d'action. Et puis, allez-vous en sortir ou rester dans un rêve en pensant que vous êtes dans la réalité ?


Du même auteur

« L'envol », beau manhua où le rêve a également sa place et qu'il faudra que je pense à chroniquer parce que je l'ai lu depuis longtemps !

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhua communauté : Tout sur la Chine
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Vendredi 12 janvier 2007

« Dream » est un one-shot de Liu Feng paru aux éditions Xiao Pan (en partenariat avec Beijing Total Vision Culture Spreads) début décembre 2006 (57 pages pour 10,50 € - ISBN 2-940380-28-7).


Ce manhua en couleur au « format franco-belge » est surprenant dans le sens où il n'y a aucun texte. Oui, vous avez bien lu : AUCUN TEXTE ! Aucun dialogue, aucune onomatopée, aucune indication sur le nom du héros ou de son cochon, sur le lieu où il réside. C'est donc par l'observation et l'imagination que l'histoire se construit sous les yeux ébahis du lecteur : un pur bonheur.


Et quel talent ! Surtout que c'est la première bande dessinée de ce jeune dessinateur prometteur de Shenzen ! J'ai tout particulièrement aimé les pages « chaudes », aux tons orangés où les émotions du garçon et même du cochon sont si bien montrées, la concentration, la crainte, le soulagement, la joie, l'étonnement, la faim, la surprise, le bonheur, l'ennui, la déception, la douleur, la souffrance, « rêve ou cauchemar ? » nous prévient l'éditeur. Effectivement qui n'a jamais rêvé qu'il pouvait voler ou devenir riche, qui ne s'est jamais réveillé en hurlant et en essayant de se rappeler ce qui l'avait mis dans cet état ? Lorsque le héros revient à la cruelle réalité, c'est-à-dire à son quotidien, les pages sont en noir et blanc, à la fois superbes et tristes de part la condition véritable du jeune garçon et de son animal de compagnie, le cochonnet (trop mignon) : quelle vie et quel avenir pour un enfant (il est certainement orphelin) dans une ville si froide et sombre avec des gens si distants et comme vidés de leur vie ? Belle allégorie pour dénoncer une industrialisation grandissante (de la Chine ? Du monde ?). Cependant Liu Feng conclut son « récit » avec humour et réconforte le lecteur avec quatre illustrations supplémentaires en pleine page. Bravo Monsieur Liu, j'attends votre prochaine oeuvre avec impatience !


Malgré son côté pessimiste, je pense que cette bande dessinée peut être « lue » par tous, grands et petits, et qu'elle est même abordable par les plus jeunes, grâce à l'universalité des dessins et des émotions qui y sont représentées.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhua communauté : Tout sur la Chine
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Mercredi 13 décembre 2006

« Gare au chat chinois ! » du collectif Ji An est paru en novembre 2006 chez Xiao Pan. C'est le tome 1 de « Niumao », une série qui compte quatre tomes. Publié en partenariat avec le mensuel Atout Chat, le bimestriel Chat Magazine et avec Beijing Total Vision Culture Spreads, il comporte 64 pages pour 10,50 € (ISBN 2-940380-24-4).

 

Comme vous l'avez deviné cette bande dessinée chinoise (en couleur) raconte les aventures (palpitantes, selon l'éditeur) d'un chat, mais pas de n'importe quel chat ! Je ne voudrais pas vous paraître vache mais Niumao est un « chat vache », si si ! « Mao » pour « chat » et « niu » pour « vache » : c'est que premièrement il est tacheté comme ce bovin* et que deuxièmement il bouffe comme une vache* et grossit donc à vu d'oeil. Mais pas d'inquiétude, ce chat-là est un véritable héros d'appartement (clin d'oeil à « Raymond Calbuth, aventurier d'appartement » de Tronchet), il ne reste pas couché comme un gros lard (clin d'oeil au nekobuta japonais) et vous ne vous ennuierez jamais avec lui (attention tout de même à la casse, aux griffures et aux cacas qui puent !).

 

L'histoire commence avec un chaton de deux mois « au pelage noir et blanc » trop mignon (kawaii ! Ben oui, je l'écris en japonais parce qu'en chinois, je ne sais pas...) embarqué par un trafiquant d'animaux et revendu à un jeune couple citadin. Mais l'adorable chaton devient vite un gros matou turbulent et le couple décide de le confier à Zuo Daodao, une amie dessinatrice. Cela continue donc avec la vie de Niumao chez sa nouvelle maîtresse, d'autant plus qu'il est doué : il chante, joue de la guitare, danse, il a beaucoup d'humour (c'est lui qui raconte), etc. Vous apprendrez aussi pourquoi il court comme un fou (surtout la nuit évidemment), comment il se met au régime et de quelle façon il prend possession de sa gentille maîtresse et de son appartement (vous savez bien que ce n'est pas le chat qui appartient à son maître mais le maître qui appartient à son chat).

 

En fin de volume, vous en saurez encore plus sur Niumao, avec de véritables morceaux (je veux dire avec de véritables photos du bestiau) et sur Zuo Daodao, en particulier avec l'interview exclusive de Niumao (merci aux photographes de ranger leur flash) et des membres de l'atelier de création Ji An.

 

Je n'ai qu'un mot à dire : c'est désopilant !

Que vous soyez un amoureux des chats ou simplement un curieux de bande dessinée en provenance de l'Empire du Milieu, vous allez adorer Niumao et peut-être courir à la SPA la plus proche de chez vous pour avoir le même.

 

* Je tenais à dire aux amoureux des vaches (mais oui, il y en a !) que je n'ai rien contre ce magnifique animal et que je ne suis pas responsable si Niumao se goinfre de corned-beaf.

 

Pour ceux que cela intéresse, voici le lien vers la thématique Neko to manga.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhua communauté : Tout sur la Chine
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Dimanche 2 juillet 2006

« Jenni », manhua autobiographique de Li Jennifer au scénario avec Mu Feng Chun au dessin, a été publié chez Xiao Pan en mai 2006 (226 pages pour 7,50 € - ISBN 2-940380-07-4).

 

Voir la biographie et la bibliographie de Li Jennifer.

 

L'héroïne de ce one-shot n'est autre que Li Jennifer, également connue sous les noms de Niuniu ou Jenni, une jolie chinoise de 16 ans qui débarque à Londres avec son mouton en peluche pour étudier dans une prestigieuse école. Les lecteurs totalement séduits par les dessins et l'humour découvrent, en même temps qu'elle, Felsted (l'école), 903 (le beau ténébreux, compositeur à ses heures, amoureux de Jenni), Tom (le beau blond, lui aussi amoureux de Jenni), Love Insidan (le bon gros), Joanna (la belle colocataire, autoritaire et jalouse) et bien d'autres personnages lors de la soirée mémorable de baby-sitting ou lors du match de basket.

 

J'ai beaucoup aimé ce manhua, pour ses beaux dessins, pour son humour et pour sa fraîcheur. Surtout, ne pensez pas qu'il n'est destiné qu'à un public féminin. L'histoire est charmante et les personnages sont attachants. Mais que devient Jenni ensuite ? Après sa réussite en Angleterre, elle étudie la photographie dans une université de New York. Elle prépare même une carrière d'actrice puisqu'elle va jouer son propre rôle dans un film adapté du manhua. D'ailleurs dans cet ouvrage, un gros clin d'oeil à Hollywood ! Diplômée de Cambridge, la nouvelle prof de commerce de Felsted est une véritable bombe qui s'appelle Angelina Aniston !!! Ben voyons...

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhua communauté : Tout sur la Chine
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