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Dimanche 6 juillet 2008

« Le conteur du Caire » est une bande dessinée de Barrack Rima, parue en janvier 1998 dans la collection Corazón de La Cafetière éditions (56 pages, 11,30 €, ISBN 2-87407-009-2).


Barrack Rima naît en 1972 à El Minié, au nord-est du Liban, dans la région de Tripoli où il grandit et suit sa scolarité. Puis il part étudier à Bruxelles : Beaux-Arts, cinéma et réalisation, bande dessinée.


Son oeuvre littéraire et cinématographique

1995 « Ce livre se lit de droite à gauche », « [sans titre] », « Beyrouth », collaboration au fanzine Zaïna

1996 et 1997 Strips dans des revues (Demain le monde, Défis sud, Écritures)

1898 « Le conteur du Caire »

1999 « Souvenir de Beyrouth », film de fin d'études

2003 « La terre de 48 », film documentaire de 57 minutes sur les réfugiés palestiniens en 1948, prix du meilleur Premier Film au 30è Festival International du Film Indépendant de Bruxelles


Passionné de cinéma, Barrack Rima va au Caire en décembre 1995, à la rencontre de Youssef Chahine, le célèbre cinéaste égyptien. C'est ce voyage qu'il raconte dans « Le conteur du Caire », des petits contes inachevés, des bouts du quotidien, pour vivre, rire et frémir, des morceaux d'Histoire avec un pêcheur, un fumeur de chicha, une vieille femme, la chanteuse Oum Kalsoum, le président Nasser, un Pharaon, des coptes, des arabes, la danseuse Taheya Carioca, la ville surpeuplée, les taxis, et une bande dessinée foisonnante (avec les questionnements sur le fait de représenter sous forme d'images) : c'est tout cela Le Caire !

par Bédédazi publié dans : Liban communauté : Bédés d'Asie
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Vendredi 11 avril 2008

« Mourir partir revenir : le jeu des hirondelles » est la troisième bande dessinée de Zeina Abirached publiée chez Cambourakis (janvier 2008, 186 pages, 20,00 €, ISBN 2-916589-03-9).


J'aimerais vous faire lire le texte de quatrième de couverture : « En avril 2006, sur le site Internet de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d'une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l'entrée de son appartement, a dit une phrase qui m'a bouleversée : 'Vous savez, je pense qu'on est quand même, peut-être, plus ou moins en sécurité, ici.' Cette femme, c'était ma grand-mère ».


Ce qui m'a bouleversé, c'est que quelqu'un qui a connu la guerre puisse apprécier de bons souvenirs de cette période et c'est pourquoi je veux encore une fois vous parler de Zeina Abirached (j'en ai déjà parlé ici il y a plus d'un an).


« Mourir partir revenir » est dans la continuité de « [Beyrouth] Catharsis » et de « 38 rue Youssef Semaani », et s'attache à montrer en noir et blanc le quotidien des habitants de ce quartier de Beyrouth où a grandi l'auteur. Zeina Abirached dessine toujours avec de beaux détails l'architecture et la décoration des immeubles, des appartements (voir par exemple le dessin page 33) et les personnages sont toujours très soignés malgré la guerre. Ce que j'aime aussi, c'est l'humour. Il faut se protéger ? Mettons des conteneurs (barils métalliques) et profitons-en pour les garnir de terreau et de plantes qui vont égayer les rues. Et malgré la peur, le quotidien devient presque un jeu pour Zeina et son jeune frère, se protéger des francs-tireurs, attendre la tonalité du téléphone, vivre dans l'entrée car c'est vraisemblablement l'endroit le plus sûr de l'immeuble, partager la nourriture et de bons moments avec les voisins, des gens passionnants. Mais après la chute d'un obus dans une chambre de l'appartement, il faut partir...


Une belle bande dessinée autobiographique, toute en noirceur, rondeur, humour et douleur.


 

PS : Je me suis demandé pourquoi ce sous-titre « Le jeu des hirondelles », eh bien essayez de courir pour échapper à un sniper et vous verrez que vous virevolterez comme une hirondelle !

par Bédédazi publié dans : Liban communauté : Bédés d'Asie
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Lundi 12 février 2007

Zeina ABIRACHED est née au Liban en 1981.

Elle a obtenu en 1999 un diplôme de graphisme à l'Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA) de Beyrouth avant de découvrir pendant un an l'animation en 2D à l'Ecole Normale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris.


Deux bandes dessinées (noir et blanc) sont parues en France en août 2006 aux éditions Cambourakis.


Dans « [Beyrouth] Catharsis » (ISBN 2-916589-00-7), oeuvre dessinée au Liban pendant ses études à l'ALBA (2002) et pour laquelle elle a reçu le premier prix au concours du Festival de la Bande Dessinée de Beyrouth en octobre 2002, elle raconte en 26 pages son enfance dans « l'impasse » Youssef Semaani, avec Halim l'épicier qui lui offre des sucettes, Baron le couturier arménien qui joue du violon le dimanche, l'Homme aux Oiseaux et sa maman qui la protège de la guerre. Franchement, ces dessins m'ont un peu fait penser à ceux de Marjane Satrapi. C'est joli, pudique et poétique.


Dans « 38 rue Youssef Semaani » (ISBN 2-916589-01-5), oeuvre dessinée à Paris (2005-2006), elle montre la vie des habitants d'un immeuble de Beyrouth en s'attardant sur le patrimoine de sa ville : architecture, balcons, réverbères, décor urbain.


« Mouton » est un court-métrage d'animation amusant de 3 minutes (images fixes et film disponibles sur Atelier d'Image et d'Informatique) qu'elle a réalisé au feutre et à l'encre de Chine et présenté dans quelques festivals dont le 5ème Festival International de l'Animation de Téhéran.

par Bédédazi publié dans : Liban communauté : Bédés d'Asie
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Dimanche 4 février 2007

Mazen KERBAJ est né à Beyrouth le 24 août 1975 (en pleine guerre civile). Il est fan de BD depuis l'enfance mais aussi de peinture et de musique (il est trompettiste). Il commence sa carrière de dessinateur (« Journal 1999 ») et de musicien de jazz (premier concert au Strike's Pub) en 2000. Il crée de la bande dessinée alternative où il mêle engagement et humour. Ses dessins sont publiés dans des magazines libanais (L'Orient-Express, La Revue du Liban, Le Commerce du Levant), il est considéré comme un précurseur de la bande dessinée libanaise et enseigne les techniques de l'illustration à l'Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA).

 

Il est possible de lire les 8 pages de « Une enfance heureuse » (en français) sur Jade et de visiter son site officiel de BD (ses dessins sont sombres, surprenants, emplis de la fureur de la guerre et de visages tordus comme chez Picasso, certains dessins sont faits sur des bouts de carton !) et de musique (quelques photos et morceaux au format mp3), son blog (ses dessins, son actualité, en anglais) et son site de photos (il y poste des dessins).


A l'occasion de la sortie de « Beyrouth juillet-août 2006 » édité par L'Association dans la collection Côtelette (256 pages, ISBN 2-84414-225-7), Mazen Kerbaj sera présent dans deux librairies parisiennes. Super-Héros (rue Saint-Martin) organise le jeudi 8 février à 17 h 00 une séance de dédicaces avec l'auteur. Le Monte en l'Air (Ménilmontant) organise le vendredi 9 février à 18 h 00 une rencontre-signature avec l'auteur et sa compatriote Zeina Abirached (dessinatrice et scénariste de « [Beyrouth] Catharsis » et « 38 rue Youssef Semaani »).

par Bédédazi publié dans : Liban communauté : Bédés d'Asie
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