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  Réveillez Hatsune Miku pour écouter l'heure en japonais ou cliquez sur la note de musique pour l'entendre chanter.

Ne partez pas sans nourrir les carpes Koï !


Et un petit jeu ^__^
Lundi 8 juin 2009

Un été avec Coo 河童のクゥと夏休み (Kappa no Kû to natsu yasumi) est un magnifique long métrage d'animation réalisé par Hara Keiichi 原恵一 en 2007 (2 h 15, 16/9, en japonais sous-titré français ou en français, DVD Kaze).

 

Période d'Édo, une nuit le samouraï Shimizu tue avec son sabre un kappa qu'il soupçonne d'avoir entendu ses malversations, et ce devant les yeux de son fils. Brusquement un tremblement de terre permet au jeune kappa de fuir mais il est englouti par des pierres.

 

Tôkyô, XXIè siècle. Kôichi, un garçon d'une dizaine d'années chahute avec ses copains, qui partent tous en vacances sauf lui. En trébuchant sur une grosse pierre, Kôichi découvre le kappa et le ramène chez lui.

 

Grâce à Kôichi, le kappa - appelé Coo - va découvrir avec émerveillement le monde moderne. Mais aussi ses dangers...

 

Coo trouvera-t-il ses semblables pour pouvoir vivre comme un kappa ?

 

Passez, vous aussi, un été avec Coo et cette famille japonaise, le père qui travaille beaucoup, la mère qui s'occupe de la maison, le fils bon élève sans problème, la petite soeur un peu peste et pleurnicharde, le gentil chien, bref une famille classique.

 

C'est très beau, écolo et un peu triste.

 

Plus d'informations sur le site officiel, http://www.kappa-coo.com/.

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 24 février 2009

« La maison en petits cubes » つみきのいえ est un court-métrage d'animation de 12'03 réalisé par Katô Kunio en 2008 sur un scénario de Hirata Kenya et sur une musique de Kondô Kenji. Il a déjà reçu plusieurs prix, au Japon bien sûr mais aussi à Annecy, au Brésil, en Italie, etc., et le dernier en date aux États-Unis avec l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation.


Katô Kunio 加藤久仁生 naît en 1977. Il étudie à la Tama Art University et débute sa carrière en 2001 avec le studio Robot. Plus d'infos sur le site officiel de Katô Kunio et le site officiel de Tsumiki no ie (dont la bande-annonce).


Au Japon, le livre est paru le 16 octobre 2008 (1470) et le DVD est sorti dans la collection Pieces of love le 24 octobre 2008 (1995).


Alors La maison en petits cubes, qu'est-ce que c'est ? C'est l'histoire d'un papy qui vit seul dans une maison qui ressemble à un phare. Le problème, c'est que cette maison n'est pas un phare, c'est une vraie demeure et comme l'eau monte, le vieil homme doit construire un nouvel étage. L'eau est comme le temps qui passe et qui enfouit (trouble) les souvenirs. Mais le grand-père laisse tomber sa pipe et aucune de celles présentées par le marchand ne lui plaît. Il décide alors d'acheter une combinaison de plongée et de descendre pour rechercher sa pipe. C'est l'occasion pour lui de revoir les anciens « cubes » de la maison, les différents étages rajoutés au fur et à mesure que l'eau montait, et aussi son passé qui ressurgit à chaque cube.


C'est vraiment très beau, d'une grande poésie, et tellement d'événements et d'émotions en seulement 12 minutes !

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 5 février 2009

« Loin d'être parfait » est une bande dessinée d'Adrian Tomine parue en novembre 2008 chez Delcourt dans la collection Outsider (108 pages, 14,95 €, ISBN 2-7560-1580-4),  traduite de l'américain par Vincent Vernière.


Adrian Tomine naît en 1974. Il étudie la littérature à l'université de Berkeley puis devient illustrateur pour des journaux et magazines. Il vit à Brroklyn (NY). Du même auteur : « Insomnie et autres histoires » paru chez Delcourt et « Optic nerve ». Plus d'infos sur Drawn and Quaterly la maison d'édition américaine.


« Loin d'être parfait » est l'histoire d'un couple de trentenaires, Ben et Miko, tous deux Américains d'origine japonaise comme l'auteur.

Ben Tanaka a 30 ans, il est gérant d'un cinéma d'université et, bien qu'il vive avec Miko, il fantasme sur les jeunes femmes blondes aux yeux bleus. C'est aussi le cas de sa meilleure amie, Alice Kim, une coréenne de 29 ans qui le fait passer pour son petit ami auprès de sa famille chrétienne car ses parents n'accepteraient jamais qu'elle soit homosexuelle.

Miko Hayashi a 31 ans, elle est assisante au Festival du film numérique asiatique nord-américain et elle est extrêmement jalouse.


Le livre est composé de trois parties.

Dans la première, Ben et Miko habitent ensemble, ils se disputent souvent alors Miko décide de partir à New York où elle fera un stage de 4 mois à l'Institut indépendant du film asiatique nord-américain. Ben, introverti et cynique, ne l'empêche pas de partir.

Dans la deuxième partie, Ben continue à vivre, sans Miko qui ne lui répond plus au téléphone et ne le rappelle même pas. Sous l'impulsion d'Alice, il va vivre plusieurs expériences et réaliser quelques fantasmes mais Miko lui manque et il se sent trahi par son silence.

Dans la troisième partie, Alice partie en touriste à New York contacte Ben pour qu'il vienne immédiatement : elle a découvert quelque chose sur Miko ! Ben débarque mais que peut-il faire dans une ville qu'il ne connaît pas et face à une jeune femme déterminée qu'il sait avoir perdue depuis longtemps...


Tour à tour drôle et triste, cette bande dessinée raconte aussi, à travers les vies de Ben, Miko et Alice, le mal-être de jeunes adultes nés dans un pays qui est le leur mais dans lequel ils se sentent – à tort ou à raison – toujours différents.


Les dessins sont simples et réalistes, le noir et blanc est très soigné. J'ai beaucoup aimé cette bande dessinée qui donne à voir le quotidien d'Asiatiques en Amérique. Elle était nominée dans les Essentiels au Festival de la bande dessinée d'Angoulême mais n'a malheureusement pas reçu de prix.

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Mercredi 14 janvier 2009
Je vous ai déjà parlé de l'Haiku, poésie japonaise et je vous ai déjà parlé de la revue Marco Polo.

Ainsi si vous voulez participer au 5ème concours de Haiku organisé par Marco Polo entre le 1er décembre 2008 et le 1er mars 2009 sur le thème du Voyage, vous pouvez consulter le site de Marco Polo.

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 28 novembre 2008

Kitano Takeshi 北野武 aurait pu devenir mangaka ! Puisque je vous le dis ! Lisez son court récit « La vie en gris et rose » paru chez Picquier Poche en avril 2008 et regardez les dessins. Titre original « Takeshi-kun, hai ! » たけしくん、ハイ! traduit du japonais par Karine Chesneau. Ce petit livre contient 128 pages, coûte 7,50 € (ISBN 2-8097-0022-0) et il est illustré par l'auteur, eh oui !


Bon, je sais, il y a ceux qui aiment Kitano, l'homme, l'oeuvre (il est acteur et réalisateur, animateur et humoriste, mais aussi peintre et chanteur), et puis il y a ceux qui détestent. Mais à la lecture de ces souvenirs d'enfance, tendres et drôles, vous découvrirez un être attachant, vraiment attachant.


Né dans une famille pauvre du Tôkyô d'après-guerre, manquant de presque tout et même de l'affection de ses parents, Takeshi-kun ne pense qu'à s'amuser, enfin avec les copains de la même condition que lui parce que les gosses de riches ne jouent pas avec les enfants pauvres et crasseux...


À bicyclette avec son père et son frère aîné pour aller peindre les murs des clients, à la maison avec une mère sévère qui n'hésite pas à le battre, au pachinko pour aller chercher un père alcoolique et violent, à l'école où il essuie les moqueries des autres enfants, à la mer où il voit pour la première fois vers l'âge de 6 ans un étranger, etc., l'enfant ne se départit jamais de sa bonne humeur et de son humour.


Il raconte aussi les livres (du moins ceux que sa mère voudrait qu'il lise car lui préfére les mangas !), la honte d'avoir un gobelet en bakélite rouge (une couleur de fille), les visites médicales, la fusée parachute, les arnaques de Monsieur Karaté, le rêve de posséder un train électrique, les bains publics, les conteurs ambulants, les bonbons (qu'il n'a pas le droit de manger), les toupies beigoma, les skis (qu'il fabrique lui-même), le porte-cartes en plastique dont il rêve pour ranger les photos des lutteurs de Sumô et des joueurs de base-ball, les libellules, les cerf-volants, son affection pour un copain plus âgé et handicapé et pour un autre issu d'une famille encore plus pauvre que la sienne et dont la maison a été détruite par accident, les typhons, la pêche, bon sang on voit vraiment défiler le Japon des années 50, en peu de phrases et avec des petits riens, mais de ceux qui font la vie d'un homme.


Son rêve, jouer, s'amuser, tout le temps, et c'est ce qu'il fait, non ? Un homme qui a son vécu, qui a réussi sa vie et qui déclare « C'est étrange, la sensibilité. Elle se forge dans l'enfance en fonction des conditions d'existence, puis elle reste immuable tout au long de la vie. Les pauvres ont leur sensibilité et les riches, la leur. On a beau devenir riche une fois adulte, quand on a été pauvre dans l'enfance, on garde toujours sa sensibilité première. Intérieurement, on ne pourra pas changer. » et plus loin « Je voudrais préserver indéfiniment ma sensibilité d'enfant. Aussi mature, aussi riche que je devienne, je veux rester intègre, fidèle à moi-même, à ma vérité. » ne peut être que quelqu'un de bon, d'honnête et de sensible (ou alors c'est que je me trompe sur l'âme humaine).


Vous pouvez découvrir le talent et la sensibilité de Kitano Takeshi dans ses films, mes préférés étant « L'été de Kikujirô » (1999) et « Dolls » (2002) mais les films de yakuzas réalisés dans les années 90 comme « Violent cop » (1989), « Jugatsu » (1990), « Sonatine » (1993), « Kids return » (1996) et « Aniki, mon frère » (2000) évidemment violents m'ont bien plu aussi car on ne peut pas occulter cette partie du Japon.


Plus d'infos sur Kitano Takeshi sur Office-Kitano Website.

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Jeudi 6 novembre 2008

Tous les deux ans, en novembre, Paris devient la capitale mondiale de la photographie avec le Salon de la Photo. Cette année, place à « la photographie européenne entre tradition et mutations » mais d'autres événements ont lieu en parallèle comme Paris Photo du 13 au 16 novembre au Carrousel du Louvre où le Japon est à l'honneur avec 14 galeries soit plus de 130 artistes, classiques, modernes ou contemporains.


Bien sûr, plusieurs revues relayent l'information, en particulier celles spécialisées dans la photographie ou l'Art. J'ai eu l'occasion de lire Polka et Images.


Polka (site officiel) est la revue du photojournalisme, 108 pages pour ce nouveau trimestriel qui coûte 5,00 € ce qui est plus que raisonnable au vu de la qualité des photos et des articles. C'est dans le n° 3 de novembre 2008 à janvier 2009 que vous pourrez lire le « Spécial Japon : regards sur une jeunesse nippone ».

Pages 52 à 55 « Geisha, femme de porcelaine » et pages 56 & 57 « À l'école du 'je' » de Ethan Levitas, un photographe américain qui passe sa vie entre New York et le Japon.

Pages 58 à 61 « Manga lolita » de Yoshinaga Masayuki, un photographe japonais qui « aime photographier les marginaux, ceux qui essayent de s'exprimer dans la société japonaise d'aujourd'hui ».

Pages 62 à 69 « L'enfance des sumos » de Steven Achiam, photographe danois d'origine chinoise, auteur du livre « Sumo ».

D'autres photos sur l'Asie comme celles de Joakim Eskildsen sur les Roms au Rajasthan (Inde) et celles de Reza (Français d'origine iranienne) sur la frontière pakistano-afghane.


Images est un magazine spécialisé dans la photographie édité par Le Monde du Regard. Ce beau mensuel de 146 pages mérite bien ses 6,00 €. C'est dans le n° 31 de novembre 2008 (pages 53 à 79) que vous partirez « À la découverte de la photographie japonaise » avec 17 photographes. Ma photo préférée parmi cette sélection est l'extraordinaire Karasu de Fukase Masahisa (1976).

Dans ce numéro, d'autres artistes asiatiques comme la Coréenne Kim Mi-hyun et la Japonaise Kitaura Namiko qui vivent à Paris, les Israéliens Didier Ben Loulou (pour son livre Jérusalem) et Shai Kremer, premier lauréat du Photo Folio Review d'Arles (pour son livre Infected Landscape).

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon
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Jeudi 18 septembre 2008

Les éditions Matières annoncent que Jack Risto participe à l'exposition Fantasía erótica japonesa organisée par Agnès Girard à la galerie ARTZ 21 à Barcelogne (Espagne). Aux côtés de Risto, d'autres artistes occidentaux et dix artistes japonais de la nouvelle génération, « fers de lance de la création contemporaine ».


Les artistes japonais

Hayashi Asako 林アサコ dessinatrice née le 14 janvier 1983, http://www.creatorsbank.com/portfolio/index.php?id=systerboy

Ichiba Daisuke (ou Ichiba Baransu) イチババランス dessinateur né le 7 avril 1963, http://tetorahidoro.xxxxxxxx.jp/

Inbe Kawori インベカヲリ photographe née le 29 novembre 1980, http://www.inbekawori.com/

Kana Yoshida かなよしだ peintre née le 3 décembre 1983, http://www.artnet.com/artist/425659772/kana-yoshida.html

Kanno Bee, créatrice (de poupées) née en 1964, http://www.bee-kanno.co.uk/

Mizuno Junko 水野純子 mangaka mais aussi décoratrice, graphiste et designer née le 27 mai 1973, http://www.mizuno-junko.com ou http://www.h4.dion.ne.jp/~mjdotcom/

Tagame Gengorô 田亀源五郎 « artiste érotique gay » né le 3 février 1964, http://www.tagame.org/

Tokiwa Hibiki ときわひびき photographe et designer né en 1966, http://www.hibikitokiwa.com/

Toru Nishimaki とおるにしまき dessinateur né le 11 octobre 1964, http://www.h7.dion.ne.jp/~kiemqu/

Watanabe Yasuji 渡邊安治 photographe né le 25 février 1966, http://www1.ttcn.ne.jp/anjindesign/


Les artistes occidentaux

Emmanuel Mottu (Suisse), peintre, graphiste et styliste né le 15 février 1969, http://www.virb.com/emmanuelmottu

Jack Risto (France), dessinateur, enseignant et artiste né le 25 mars 1955, http://jacquesristo.com/

Víctor Sánchez (Espagne/Belgique), dessinateur né le 17 décembre 1959, http://www.victor-sanchez.be/

Yonilab (France/USA), peintre né le 9 février 1975, http://yonilab.montaf.com/


Les projets artistiques

Doll story, poupées en silicone aux yeux fermés (belles au bois dormant) créées en 2002 par Okawa et Atsumi (4Woods ou Dollstory.eu).

Pullip, poupées articulées de 30 cm crées par le Coréen Cheonsang Cheonha (http://www.jun-doll.com/) et produites par la société japonaise Jun Planning depuis 2003. Avec la participation de Kawaiko.

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Lundi 28 juillet 2008

Old photos of Japan est un blog extraordinaire (en japonais, anglais et néerlandais) pour découvrir en photographies le Japon de la fin du XIXème siècle et du XXème siècle.


Chaque jour, une oeuvre différente est mise en ligne. Ces photos proviennent de la Kjeld Duits Collection et du site Pump Park Vintage Photography où il est possible d'en voir d'autres que celles prises au Japon (Amérique, Europe, Asie, Afrique, îles, etc.).


Ce qui est intéressant avec le blog, c'est qu'il y a un paragraphe plus ou moins conséquent qui présente le contexte de chaque photographie et que les archives sont classées par :


  • époques : Meiji (1868-1912), Taishô (1912-1926) et Shôwa (1926-1989).

  • thèmes : au travail, coutumes, Japon rural, temples, trains, etc.

  • lieu : Fuji, Hiroshima, Kobe, Kyôto, Nagasaki, Osaka, Tôkyô, entre autres.

  • photographes : Kanbei, Hanaya, Ogawa Kazumasa, Tamamura Kozaburô, etc.

  • procédés photographiques : cartes postales, gélatine d'argent, etc.


Un blog à découvrir et sur lequel vous aurez certainement envie de revenir !

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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Samedi 26 juillet 2008

« Hong Kong love story » est une bande dessinée de Mark Hendricks parue conjointement chez La Cafetière éditions dans la collection Corazón (144 pages, 18,00 €, ISBN 2-84774-003-5) et Vertige Graphic (ISBN 2-908981-90-4) en juin 2004.


Je ne sais pas trop où placer ce post : dans la rubrique Hong Kong ou dans la rubrique Sur le Japon... Bien que l'histoire se déroule principalement à Hong Kong, l'héroïne est Tomoyo, une actrice japonaise et le film dans lequel elle joue est « Fighterpilot ! » que j'ai chroniqué et posté dans Sur le Japon donc c'est là qu'ira aussi cette chronique.


Hendricks a amélioré son style graphique, ses dessins sont plus soutenus, quoiqu'en même temps peut-être moins détaillés, et c'est amusant de se dire que le scénario du film qui se tourne est l'histoire des pilotes, hollandais et japonais, de « Fighterpilot ! ».


Mais ici, l'héroïne, c'est Tomoyo Ogawa qui joue le rôle de Kimiko, la soeur de Saburo Sakaï. Tomoyo est une femme belle, distante, seule aussi depuis que son mari est mort, et coquine donc prête à vivre toutes les excentricités et aventures qui se présentent ! Comme se saouler et ne plus se rappeler ce qu'elle a fait avec Mario, se jeter sur Toto Vermaet l'acteur principal alors qu'il n'aime pas les femmes, fuir pour nourrir le tamagochi de sa petite voisine, prier sur la tombe d'un soldat inconnu dans un fort en ruines, passer une nuit avec Miyako dont elle avait rêvé au Japon, nager avec un requin qui vient de tuer Mario, regarder du football en hommage à son mari empoisonné avec du mauvais fugu.


Des clins d'oeil au manga et au manhua de Hong Kong, au roman « Kitchen » de Banana Yoshimoto (roman qui avait fait parlé de lui en son temps), à la Bible (Miyako est une « grenouille de bénitier ») et bien sûr à des scènes de « Fighterpilot ! ».


C'est bien dessiné, un peu déroutant, Tomoyo confond parfois rêves et réalité, ça tombe bien, le lecteur aussi, c'est comme un jeu, la vie, le cinéma, le rêve, la réalité, cette dualité qui fait vivre et avancer.

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Bédés d'Asie
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Jeudi 17 juillet 2008

« Le Dit du Genji » 源氏物語 (Genji Monogatori) de Murasaki-Shikibu 紫式部 qui se compose de 54 jô (livres) paraît pour l'édition du millénaire 1008-2008. Ce texte considéré comme fondateur de la littérature japonaise, est à la fois un roman dramatique, psychologique, poétique, et une chronique amoureuse, politique, sociale et religieuse (shintô et bouddhisme) de la vie à la Cour de Heian (actuelle Kyôto). Le Genji est un fils de l'Empereur Kiritsubo, qui ne peut prétendre au trône, il est surnommé Prince Radieux : il est beau, intelligent, poète, sensible et charmeur. La lecture de ce chef-d'oeuvre est aussi très intéressante pour découvrir la culture et les Arts japonais : calligraphie, encens et parfums, musique, peinture, poésie, thé, vêtements, architecture, mais aussi la Chine (Morokoshi) et la Corée (Koma) qui avaient une influence sur le Japon.


L'édition du millénaire, c'est 3 volumes (format 25 x 23) sous coffret, contenant au total 1320 pages illustrées par 520 peintures traditionnelles japonaises et 1 livret de 56 pages intitulé « À la découverte du Dit du Genji » au prix de 150,00 €.


Parution en septembre 2008 aux éditions Diane de Selliers dans une traduction de René Sieffert, avec une préface de Sano Midori, une introduction et 500 commentaires iconographiques d'Estelle Leggeri-Bauer (maître de conférence à l'INALCO).


J'ai déjà lu des morceaux choisis de cette fresque littéraire mais je ne l'ai jamais lue en entier, ce sera donc l'occasion pour moi de posséder ce coffret et de pouvoir consulter ce magnifique texte et ces peintures quand je le souhaite !

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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