Pour le Nouvel An chinois, voici un manhua, et bonne année du Buffle (de Terre)
!
« La pluie du paradis » est la première bande dessinée de Yu Lu traduite en français (traduit du chinois par Chloé). Elle est parue chez Hua Shu, la collection de manhwa de Casterman. Elle contient 124 pages et coute 13,00 € (ISBN 2-203-01578-4).
YU Lu est diplômé des Beaux-Arts du Xinjiang. En 1997, ses premières bandes dessinées sont publiées dans des magazines. Il enseigne les techniques du dessin de manga. En 2006, il était invité au Festival d'Angoulême.
Ne pas confondre avec Lü-Yu qui écrivit « Cha Ching » une étude sur le thé au VIIIème siècle !
Ce recueil contient trois histoires qui se déroulent à Suzhou, ville lacustre du sud de la Chine surnommée la Venise chinoise, et qui ont pour thème la peinture et aussi la pluie.
« Gardénia »
Dans un Suzhou futuriste, Qiang passe les derniers jours avec son amie avant de partir sur une autre planète étudier la peinture. La jeune femme essaie de se réjouir et espère qu'il va devenir un grand peintre. C'est une histoire courte mais en seulement 3 pages Yu Lu montre bien la douleur de la séparation.
« Mousson »
Un jeune diplômé des Beaux-Arts plaqué par sa copine partie aux USA, arrive sous une pluie battante à Suzhou. Il espère y vendre ses peintures mais la population est bien plus occupée à faire la chasse à un orphelin de 7 ans recueilli par Maître Zhang et livré à lui-même depuis la mort du vieux peintre. Doué pour le dessin, le morveux souhaite devenir l'élève du jeune homme fraîchement arrivé.
« La pluie du paradis »
C'est l'histoire la plus longue et la plus romantique. Alors qu'il doit préparer une exposition, Haojie retourne à Suzhou dans le Jiangnan dans l'espoir de revoir Ling, son premier amour. Il se rappelle de l'année où en prévision de l'examen d'entrée des Beaux-Arts, il avait travaillé dans la galerie de Gros-Bras, un ami de son père. Il y avait deux employés : Ling « traits fins, caractère réservé, légère mélancolie » et le survolté Shen Ahman surnommé Man évidemment amoureux de Ling. Les bons moments qu'ils ont passés ensemble resurgissent mais depuis de l'eau a coulé sous les ponts : Gros-Bras est mort et Ling est introuvable...
Les dessins de ce one-shot en couleur sont réalistes, ils ressemblent un peu à ceux de Benjamin mais avec des couleurs plus douces et sur lesquels la pluie accentue l'air dramatique. J'ai bien aimé mais je ne l'ai pas jugé indispensable dans ma bibliothèque (sous-entendu, je l'ai emprunté !).
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