Suite à l'article Les bandes dessinées sur l'Afghanistan, voici la chronique du tome 1 de « Kaboul disco » intitulé « Comment je ne me suis pas fait enlever en Afghanistan ». Il est paru à La Boîte à Bulles, dans la collection Contre-Coeur, en octobre 2007 (159 pages pour 17,00 €, ISBN 2-84953-053-5).
Nicolas Wild est parti à Kaboul, en Aghanistan en 2005. Son travail : dessiner pour une agence de communication. Son témoignage est du même genre que ceux de Guy Delisle (Pyongyang, Shenzen, Birmanie) mais Nicolas Wild développe son propre style graphique et narratif pour faire partager au lecteur son quotidien à Kaboul et ses anecdotes au sujet du pays, des compatriotes, des militaires, de l'actualité, etc.
Intro, Paris-Ménilmontant, janvier 2005, deux pages suffisent à l'auteur pour expliquer avec humour pourquoi il est parti !
Première partie, « un hiver à Kaboul », après être resté bloqué une semaine à Bakou en Azerbaijan, son arrivée à Kaboul, l'accueil des patrons et des collègues de Zendagui Média, la découverte de la ville, des Afghans et des étrangers qui y vivent, de son nouveau lieu de travail, la constitution afghane, le froid, la nourriture, le voyage touristique dans la vallée de Bamiyan, etc. Toutes ces petites choses parfois anodines racontées avec humour et que le lecteur découvre avec délice et un amusement croissant.
Deuxième partie, « pas de printemps pour Kaboul », une boutade puisqu'un proverbe afghan dit : « Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps ». Avril 2005, renouvellement du contrat de Nicolas Wild pour 3 mois grâce à deux nouveaux projets (militaires), la lettre au Président (j'ai adoré ce passage !), le restaurant La Joie de Vivre (ils servent du Pouilly-Fuissé !), le pakol (couvre-chef de Massoud), l'arrivée de Laury White, le voyage à Hérat (est de l'Afghanistan), sans oublier les attentats, les enlèvements (on a beaucoup entendu parler de celui de l'italienne, Clémentina), anecdotes et événements toujours racontés avec humour et même tendresse.
Il y a des passages simples mais vraiment drôles comme la réceptionniste de l'hôtel à Bakou, la constitution et le chauffage, les photos d'Édouard, une rue de Kaboul à différentes heures, le pakol, les niveaux de sécurité, le prototype du bulletin de vote, le best of de Brassens, les vins du restaurant Mostar, « Intox News Channel », entre autres.
Puis c'est le retour en France, via Dubai (encore un gag mémorable) et Moscou, pour une sieste bien méritée en attendant le tome 2 (que j'ai hâte de lire !). Il s'intitulera « Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan » et il est annoncé pour septembre 2008 !
En fin de volume, 13 pages en couleur qui présentent les 10 couvertures et des extraits de la série « Les aventures de Yassin et Kâkâraouf » qui explique la constitution afghane en bandes dessinées, surtout à l'usage des enfants et des analphabètes, ainsi qu'une sélection de photos prises durant le séjour de l'auteur.
Plus d'informations sur l'auteur et l'Afghanistan dans « From Kaboul with blog », le blog de Nicolas Wild sur 20six.fr et depuis avril 2008 sur blog.lemonde.fr.
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