« Missionnaire » est la continuité de la série « Les carnets de Joann Sfar » parus à L'Association - toujours pas de site Internet... - (« Harmonica », « Parapluie », « Ukulélé », « Piano », « Caravan ») et de « Greffier » paru chez Delcourt en mars 2007.
« Missionnaire » de Joann Sfar est donc paru chez Delcourt (six pages à lire en ligne) le 9 mai 2007, dans la collection Shampooing (créée et dirigée par Lewis Trondheim). Il contient 289 pages et coûte 22,50 € (ISBN 2-7560-0842-4).
Dans cette bande dessinée, deux voyages de Joann Sfar : le premier au Japon - à Tôkyô - en mai 2005, le deuxième aux Etats-Unis, en novembre 2006, plus des croquis datant de 2001 dessinés durant ses voyages en Écosse (Édimbourg) et au Maroc. Pourquoi ce titre de missionnaire ? Joann Sfar l'explique si bien (page 126) que je ne veux pas vous gâcher le plaisir de le découvrir en lisant sa bande dessinée !
Bien sûr je vais parler plus en détail de la partie sur le voyage au Japon mais je m'attarderai aussi un peu sur la partie américaine.
C'est avec beaucoup d'humour et de philosophie que Joann Sfar vit sa judéité (les lecteurs lui posent souvent des questions sur l'antisémitisme), raconte sa vie, ses voyages et parle de politique. Ses dessins peuvent déplaire mais il a un réel talent et apporte tout naturellement sa pierre à l'édifice de la BD française.
Quelques clichés sur le Japon - ça fait toujours rire - dispensés par ses amis expatriés, Oualtérou (représenté par un crocodile) et Furédériku avant que l'auteur (qui se dessine en ours, parfois en pingouin) ne se fasse sa propre idée et donne un avis personnel. Vous visiterez donc Tôkyô avec Oualtérou et Cyril, croiserez Frédéric Boilet, Nicolas de Crécy, Frédéric Toutlemonde, Takahama Kan et Mizuno Junko, prendrez un cours de calligraphie avec une vieille dame, apprendrez plein de choses sur le Japon (bento, marché aux poissons, nourriture japonaise, pachinko, Shinjuku, Shibuya, séismes, taxi, etc.) et la faune qui y vit (les Japonais, les Japonaises, les Français expatriés dragueurs de Japonaises, les animaux du zoo, ah... et les corbeaux aussi).
Mon passage préféré ? La gaffe insulaire (pages 94 et 95). J'aime beaucoup aussi les passages sur le zoo de Tôkyô (pages 59 à 61) ainsi que sur Asakusa (pages 44 à 46) et je voudrais citer cette phrase que j'adore : « Tôkyô n'est pas une ville aussi étouffante qu'on nous le fait croire en Occident, il y a plein de coins peinards ».
Un beau témoignage, réalisé par un auteur attachant et inventif !
En ce qui concerne son voyage aux Etats-Unis, je ne vais pas en parler plus que ça, juste pour vous dire qu'il ne faut pas zapper cette partie, qu'il faut la lire aussi, qu'il reparle parfois du Japon, et qu'il dévore « Le Comte de Monte-Cristo » de Alexandre Dumas (père). Pourquoi est-ce important ? Parce que je vais en profiter pour parler de « Gankutsuô » 巌窟王 (article à paraître demain) !
Dans la même collection que « Greffier » et « Missionnaire » : « Maharajah » paru le 26 septembre 2007 chez Delcourt, où Sfar raconte son voyage en Inde et qui m'intéresse beaucoup aussi (donc attendez-vous à lire cette chronique un de ces jours !).
Plus d'informations sur Joann Sfar sur Pastis.org/Joann.
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L'Origami, c'est l'art de « plier le
papier ».
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