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Et un petit jeu ^__^
Lundi 30 juin 2008

Bien que « Valse avec Bachir » ne soit pas une bande dessinée mais un film d'animation, je pense qu'il a sa place ici.

 

« Valse avec Bachir » (Walz with Bashir) est un long métrage d'animation israélien (co-produit avec la France et l'Allemagne), réalisé en 2007 par Ari Folman, présenté au Festival de Cannes en mai 2008 et sorti dans les salles le 25 juin. Cette chronique de guerre, en couleur, tournée comme un documentaire avec des personnes interviewées et une voix-off, dure 1  h 27 (je n'ai pas vu le temps passer).

 

Les graphismes (ainsi que la bande son) sont complètements différents de ce qu'on peut imaginer, ils sont d'un réalisme époustouflant, alors qu'à certains moments, ce sont leurs rêves et pas la réalité que racontent les anciens soldats. Il y a aussi une fluidité étrange et des couleurs... Bon sang... Des couleurs chaudes mais avec une narration qui glace le corps, j'en suis resté pétrifié !

 

Ayant encore vu les 26 chiens sauvages aux yeux jaunes traverser la ville pour venir gronder sous sa fenêtre, un homme réveille en pleine nuit son meilleur ami, Ari, pour lui raconter ce cauchemar récurrent, séquelle de la guerre du Liban qui a eu lieu plus de 20 ans auparavant. Ari, qui est devenu cinéaste, se rend compte qu'il n'a plus aucun souvenir de cette période de sa vie (il avait 19 ans) et qu'il n'en a jamais parlé dans ses films. Il décide donc de partir à la recherche de ses amis et des autres soldats qui ont combattu avec lui pour retrouver la mémoire. Mais les souvenirs de ces hommes, parfois confus, parfois fantasmés, ou détériorés par les cauchemars, sont-ils aussi les siens ? Et la mémoire collective est-elle la même que la mémoire individuelle ? Ari retrouve peu à peu les souvenirs de son départ (sa copine venait de le quitter), de la traversée (en yacht ? À écouter « Enola gay » ?), des combats, des morts, de la peur, et puis le plus horrible : le massacre par les phalangistes des réfugiés de Sabra et Chatila car les chrétiens voulaient venger la mort du ministre Bechir Gemayel et ce sans que les soldats israéliens n'interviennent pour les en empêcher alors que leur hiérarchie était visiblement au courant. Et puis à la fin, l'irruption du réel (d'époque ou actuel, peu importe, les guerres continuent avec leurs vies brisées, leurs morts et leurs massacres).

 

Vous l'aurez compris, le film est autobiographique et fait preuve de beaucoup de sensibilité, en tout cas une volonté de se rappeler, de comprendre, de faire un travail d'introspection (j'ai lu qu'il avait nécessité 4 ans de travail), pour découvrir la vérité, même insoutenable, même liée au drame de son pays et et de sa famille, victime elle d'une autre guerre.

 

Mon seul regret : l'avoir vu en VF et pas en hébreu sous-titré, donc vivement la sortie en DVD !

 

Plus d'infos sur le film (synopsis, bande annonce, galerie photos, interviews, crédits) sur le site officiel.

 

Quelques mots sur Ari Folman et sa filmographie

Ari Folman est né à Haifa en 1962. Après avoir été incorporé dans l'armée, Ari Folman a voulu faire le tour du monde mais il n'était « pas fait pour ça » et a étudié le cinéma. Il est marié et a trois fils.

 

Les films

1991 Confortably numb (film de fin d'études, prix du meilleur documentaire en Israël)

1996 Clara hakedosha ou Sainte Clara (d'après le roman de Pavel Kohout, prix du meilleur film et du meilleur réalisateur en Israël, prix du public au Festival de Berlin)

2001 Made in Israel

2008 Valz with Bashir

 

Les séries TV

1999-2004 Shabatot vehagim (scénariste pour 7 épisodes)

2004 The material that love is made of (incluant de l'animation)

2005 Betipul (scénariste pour 1 épisode)

2006-2008 Parashat ha-shavua (scénariste, 26 épisodes)

2008 In treatment (scénariste pour 3 épisodes)

Par Bédédazi - Publié dans : Israël - Communauté : Cinéma
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Jeudi 26 juin 2008

La kokeshi 小芥子 ou こけし est une poupée traditionnelle en bois, au corps cylindrique, fabriquée au Japon et recouverte de laque. Les kokeshis sont tellement belles que j'en ai achetées plusieurs lors de mes séjours sur l'archipel (ainsi que des darumas, qui elles sont rondes).


Sites en japonais

; Kokeshi no kokoro ;

; Kokeshi's smile ;

; Matsuda kokeshi (fabrication et boutique) ;

; Musée des Kokeshi à Osakishi dans la préfecture de Miyagi ;

; Musée de Iwashita ;

; Plaza rakuten ;

; Sendai arts (avec boutique) ;

; Tokyo kokeshi ;

; Traditional kokeshi dolls of Miyagi Prefecture (japonais et anglais) ;

; Usaburo kokeshi ;


Sites en français

; Echo'arts Japon (boutique) ;

; Kokeshi.fr ;

; Magna-carta kokeshi (boutique) ;

Sites en anglais

; Jun gifts (kokeshi, mais aussi daruma, washi dolls, etc.) ;

; Kokeshi designs (avec boutique) ;


Mais je voudrais aussi vous parler d'un autre type de kokeshi que j'ai découvert : les Breizh Kokeshi ! Fabriquées à Concarneau par A. van Eyk (tourneur) et Ahn Gloux (artiste peintre), elles sont personnalisées et vendues par Pluie de Sel. Plus d'informations sur Billet vagabond et gourmand, le blog d'Anh Gloux, avec un diaporama d'une quarantaine de photos.

Par Bédédazi - Publié dans : Liens - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 23 juin 2008

Noda Nagi 野田凪 est une artiste japonaise née à Tôkyô en 1974. Elle a vécu à New York et est retournée au Japon en 1997.


Elle est connue - entre autres - pour ses Hanpanda.


Son travail est vraiment très original et les photos sont superbes, en particulier celles de steel works, broken labels et hairhats.


Elle est également l'auteur de clips musicaux (Yuki, Tiga, Scissor Sisters, etc.) ou commerciaux (Laforet, Suntory, etc.).


Découvrez ses créations sur le site Uchu-country.com (japonais et anglais) et sur la page officielle Hanpanda.

Par Bédédazi - Publié dans : Auteurs japonais - Communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 17 juin 2008

Il y a quelques jours, la presse japonaise a rapporté qu'à Sendai dans la préfecture de Miyagi, un employé de bureau de 37 ans a été retrouvé mort dans son appartement (son patron et ses collègues s'étonnaient de son retard) sous un énorme tas de mangas (plusieurs centaines, en fait, recouvrant les 6 tatamis). Les livres et magazines seraient tombés lors du tremblement de terre (magnitude 6.8) et auraient enseveli le malheureux fan qui s'apprêtait à se rendre au travail. Dure journée...

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 13 juin 2008

« Un automne à Hànội » est une bande dessinée intimiste, de 47 pages pour 11,90 €, en couleur, parue à La Boîte à Bulles dans la collection Champ Libre en mars 2004 (ISBN 2-84953-008-5).

 

Né en 1978, Clément Baloup est français d'origine vietnamienne par son père. C'est dans le but « d'un retour aux sources » qu'il a suivi, à l'automne 2001, un stage à l'école des Beaux Arts de Hànội (où il a appris la technique de la laque), mais il a « rapidement oublié les questions pour vivre au contact des gens, dans leur intimité » (page 40). Après un bac scientifique, il étudie la bande dessinée à l'EESI (École Européenne Supérieure de l'Image) d'Angoulême, puis crée avec des amis le collectif La maison qui pue, publie ses premières bandes dessinées, collabore à Bang!, BoDoï ou Choco Creed et dessine des illustrations (publicité, festivals, revues).

 

« Un automne à Hànội » se lit trop vite mais c'est un intéressant témoignage, joliment dessiné, qui s'attache aux personnes rencontrées (principalement vietnamiennes et américaines) et aux anecdotes de la vie quotidienne (le jeu de da-câu, les bières avec les petits vieux francophones, le dessin en extérieur, la nourriture, la moto, l'architecture coloniale) entrecoupées par les histoires horrifiques de son amie Hoa. En fin de volume, 5 pages de carnet avec des croquis en noir et blanc plus 2 de dessins en couleur.

 

Les autres oeuvres de Clément Baloup

Depuis 2004 : recueils du collectif « La maison qui pue »

2005 « La vie en rouge » avec Domas, La Boîte à Bulles

        « Chinh Tri : le chemin de Tuan », tome 1, avec Mathieu Jiro, Seuil

2006 « Quitter Saigon », La Boîte à Bulles

2007 « Chinh Tri : le choix de Hai », tome 2, avec Mathieur Jiro, Seuil

2008 « Mong Khéo, le vaurien » à paraître, Carabas

 

Encore plus d'infos sur l'électricblogbaloup, « le blog qui envoie des watts des ampères » !

Par Bédédazi - Publié dans : Viêtnam - Communauté : VIETNAM
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Mardi 3 juin 2008
Cet article est prêt depuis la mi-mai. Cependant je n'ai pas encore lu le tome 4 alors j'attendais pour le mettre en ligne mais...


« L'habitant de l'infini » 無限の住人 (Mugen no jûnin) de Samura Hiroaki 沙村 広明 est un seinen en 22 tomes (série encore en cours).

Au Japon, prépublication dans Afternoon depuis 1994 et parution chez Kôdansha.

En France, première édition chez Casterman dans la collection manga en 1995 (épuisée) puis réédition dans la collection Sakka depuis décembre 2004.


À noter qu'une série animée réalisée par le studio Bee Train est annoncée pour l'été 2008. Plus d'informations sur le site officiel de Mugen - Blade of the immortal.


« La vengeance de Lin » s'étend sur les 4 premiers tomes.

Tome 1 (ISBN 2-203-37350-4) ; Prologue : le criminel + La conquête + Le génie + La rancune. Traduction de Hasegawa Takako et Tashiro Yôko.

Tome 2 (ISBN 2-203-37351-2) : Poésie du ver : le chemin de feu, le chemin du sang, le chemin du sabre + Jouer à rêver (1 et 2) + Postface spéciale (avec emono-ya, l'armurerie). Traduction de Akahori Shinobu.

Tome 3 (ISBN 2-203-37352-0) : Jouer à rêver (3 à 5) + Les hésitations de Lin (1 et 2). Traduction de Akahori Shinobu.

Tome 4 (ISBN 2-203-37354-7) : La plume tombe doucement 1 à 6.



L'action se passe à Edo (ancien nom de Tôkyô) vers la fin du XVIIIème siècle et j'aime les décors et les nombreux dessins pleine page ou double page. L'évolution de Samura-san est perceptible tant dans le graphisme que pour les personnages (psychologie des personnages, souvenirs, passé, émotions, etc.).

Comme il servait un seigneur cruel, le samourai Manji a dû tuer des innocents, d'où son surnom de « tueur d'une centaine ». Sa punition est de porter en lui le kessenchû, un ver qui le guérit de toutes ses blessures et l'oblige à l'immortalité. Pour se racheter, il promet de tuer 1000 scélérats. C'est alors que sa jeune soeur est tuée et qu'il fait la connaissance de Lin, une orpheline qui veut venger le meurtre de son père, successeur de l'école Muten Ichiryu. En effet, depuis deux ans, un groupe d'une trentaine de mercenaires dirigé par Kagehisa Anotsu détruit les dojos ou en prend possession pour prouver que la méthode « ittôryû » est la seule vraie méthode du sabre. Après avoir affronté un samourai qui porte un des sabres du père de Lin, Manji et la jeune fille commencent leur voyage. Un jour dans une maison de thé, Manji rencontre Eikû Shizuma, un disciple du ittoryû déguisé en moine, qui veut tuer Anotsu, mais Manji refuse de s'associer avec lui. Le faux moine se venge d'abord en le blessant avec du kessensatsu, un poison qui neutralise le ver et fait rouvrir toutes les blessures soignées, ensuite en enlevant Lin. Suite à la guérison de Manji, Anotsu envoie Otono-Tachibana Makie, une de ses escrimeuses.

Dans le tome 3, l'auteur a inclus un flash-back racontant une partie de l'enfance de Anotsu (qui le rend presque sympathique aux yeux du lecteur), comment il a connu Makie et pourquoi il a voulu créer une nouvelle école. Et le lecteur se rend compte qu'il n'y a pas que la vengeance, qu'il y a d'autres notions comme le courage, le respect, la volonté de vivre et de réussir.


Des dessins d'une grande finesse (encre de Chine), des traits montrant bien les combats et la vitesse, de beaux personnages attachants, une période historique intéressante (ère Edo de 1603-1867), un scénario captivant, pour un manga devenu un classique.


La suite ici.

 

Par Bédédazi - Publié dans : Mes lectures manga - Communauté : Tout sur le Japon
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