« Quand l'Empereur était un Dieu » est le premier récit de Julie Otsuka, il est paru chez Phébus en février 2004,
dans la collection D'aujourd'hui/étranger dirigée par Jane Strick. Il est d'abord paru aux États-Unis en 2002, sous le titre « When the Emperor was
Divine ». Il est traduit de l'américain par Bruno Boudard. Il contient 183 pages et coûte 14,50 € (ISBN 2-85940-963-7).
À Berkeley (Californie), en 1942, une famille japonaise qui vit aux États-Unis depuis 20 ans est déportée dans un camp, tout comme leurs compatriotes, et ceci jusqu'à l'été 1945. Le père a déjà
été arrêté par le FBI et emmené en pleine nuit (sa famille l'apprendra plus tard, à Fort-Missoula dans le Montana). C'est maintenant au tour de son épouse et de leurs deux enfants, un garçon (7
ans) et une fille (10 ans), de devoir quitter leur maison, leur école, leurs amis et leurs animaux domestiques, un chien et une tortue. Ils vont survivre isolés, dans le désert, démunis et
humiliés. En 3 ans, seulement quelques lettres pourront être échangées avec le père...
Cette histoire cruelle est vraie, puisque c'est celle des grands-parents de l'auteur, qui est Américaine d'origine japonaise.
C'est aussi un pan peu connu de l'histoire des Japonais aux États-Unis et des camps de concentration et de travail américains destinés aux ennemis ou à ceux jugés comme tels par le gouvernement.
Et le lecteur y voit une Amérique raciste et consentante, ou simplement indifférente, finalement les mêmes comportements que ceux des Allemands et d'autres Européens pris dans la
tourmente...
Heureusement, ceci fait partie du passé mais ce sont des choses qu'il faut savoir pour essayer de comprendre et être vigilants à ce que des événements similaires ne surviennent pas. Plus
jamais !
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