Hâtez-vous de voir l'exposition consacrée au dessinateur chinois He Youzhi (j'ai déjà parlé de lui ici pour le très bel album illustré « Mes années de jeunesse ») puisqu'une vitrine
de 3 m x 1,50 m lui est consacrée (depuis le 9 décembre 2006 et jusqu'au 30 janvier 2007) dans la salle des billets de la station de métro Bercy (Paris).
De plus Actes Sud, les éditions de l'An 2 et Bleu de Chine (éditeur spécialisé dans la littérature chinoise contemporaine) distribuent dans toutes les bonnes librairies de la capitale (dommage pour les provinciaux...) un magnifique kakémono et un carnet de notes dont le visuel est un détail de « Cent métiers du Vieux Shanghai » (édition bilingue parue en novembre 2006) du même He Youzhi.
Ce mot japonais signifie littéralement « chose à (sus)pendre » puisqu'il est formé du verbe « kakeru » 掛ける (pendre, suspendre) et du substantif « mono » 物 (chose). Transcrit en français, kakémono prend un accent aigu sur le « e ».
C'est une peinture (elle peut être sur soie, sur papier) plus ou moins large mais en général plus longue que large qui se suspend au mur (et qui accessoirement peut se rouler).
Il existe maintenant des kakémonos représentant des affiches de cinéma ou d'autres dessins comme on peut le voir ici avec l'illustration de He Youzhi.
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