Si vous n'avez pas encore lu ce manga et que vous voulez garder un minimum d'intérêt et de surprises pour sa lecture, essayez
de ne pas lire cet article jusqu'au bout parce que je dévoile des choses plus ou moins importantes ! Merci de votre compréhension. L'article de présentation des auteurs et de la série est
ici.
Dans ce tome 1 sorti en décembre 2005 (208 pages pour 7,95 € - ISBN 2-35180-006-0), il est bien sûr primordial de faire
connaissance avec l'équipe du service de la sécurité du commissariat de Asakusa et de comprendre ce que représentent les « onis » (démons) dans la culture
japonaise. Mais point de longueur comme le disent quelques lecteurs, je vous assure, car on est immédiatement plongé dans l'action : dès les premières images, un policier s'exclame « mais,
qu'est-ce que ? » en découvrant un cadavre étrange (il a une corne sur le front), je pense que le ton est donné !
Après une présentation rapide de l'équipe, hétéroclite (chacun peut y trouver un personnage favori), Mitamura
Kôzô le chef de la section de sécurité (doigt dans le nez, vous imaginez le genre ?!), Raymond Kumamoto surnommé Ray ou Kumano l'inspecteur en chef (fort mais borgne,
bah on pourrait dire également borgne mais fort !), Ise Shôichi le petit jeune (dessinateur à ses heures, mais même pas encore capable de bien préparer le thé...) et
Kyôko Karasuma la prodige inspectrice de police à 16 ans (dont le passé cache bien des mystères), l'enquête démarre immédiatement et tient en haleine tout au long de la
lecture.
Bien qu'on ait une indication précise du lieu (le nouveau quartier de Asakusa, à Tôkyô), on ne sait pas à quelle date se
déroulent les événéments. Mais on a une indication (page 11) quand Ise dit que « la loi votée en 2050 oblige toute la population à portée une puce d'identification, implantée sous la peau » donc
on sait que cela se déroule après 2050, mais quelques années ou plusieurs années après, là c'est une interrogation.
Dans cette histoire non seulement policière mais aussi politique, l'action est vraiment bien
distillée, de nouveaux personnages apparaissent régulièrement comme le commandant en second Kunimitsu (un bellâtre couard), Gen le papy clochard (mignon et marrant), Monsieur Naitô le forain, le
chef Kambe (qui perd toujours sa perruque, ou comment mettre de l'humour simple dans des situations difficiles !). Les enquêtes liées aux onis se suivent, sans que la lecture soit ennuyeuse, au
contraire : des enfants enlevés par des rafales de vent noir, un homme tué dans un temple, une femme qui tue sous l'emprise d'un sabre maléfique (Onikirimaru), et chaque enquête apporte des
réponses mais aussi des questions. De plus, Kyôko n'hésite pas à braver ses supérieurs et les politiciens qui exigent de « garder le secret pour ne pas effrayer la population » (comme si des
monstres qui dévorent les gens dans la rue ou dans le métro, cela allait rassurer tout le monde !), à hacker les ordinateurs pour apprendre la vérité et à enquêter seule sur le terrain malgré son
jeune âge.
A la fin de ce tome, apparaît un nouveau personnage, vraiment mystérieux, le jeune Kirio Uchida. Il a des
pouvoirs supérieurs à ceux de Kyôko, peut toucher Onikirimaru sans que son esprit ne soit possédé par la lame maléfique et laisse l'héroïne avec cette question dérangeante « qui es-tu réellement,
Kyôko Karasuma ? ».
Cela vous a passionné et vous voulez en savoir plus ? Les chroniques du tome 2 ici et du tome 3 ici.
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