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Et un petit jeu pour l'été ^__^
Dimanche 25 juin 2006

« Cours, Bong-gu » est selon l'éditeur « un petit manwha » de Byun Byung-jun 변병준. Publié en Corée en 2003 chez GCK Book sous le titre « Run ! Bong Gu », ce manwha est traduit en français pour la collection « Made In » de Kana en 2005 (112 pages pour 12,50 €, ISBN 2-87129-804-1).

 

Voir la biographie et la bibliographie de Byun Byung-jun.

 

Dessinateur et scénariste, mais aussi photographe, Byun Byung-jun débute sa carrière de manwhaga en 1995 chez Doseo Chulpan Daewon avec des récits courts et lyriques comme « Premier amour » (1998) et « Princesse Anna » (2000) qui ont précédé « Cours, Bong-gu ». Depuis il a reçu plusieurs prix en Corée, au Japon et en France.

 

Hiver 2002, Dong-sim arrive à Séoul avec son fils, Bong-gu pour retrouver son mari (et père de l'enfant) qui n'a pas donné de nouvelles depuis des mois alors qu'il était venu tenter sa chance à la capitale. Perdus dans cette ville qui leur est totalement inconnue (c'est la première fois qu'ils quittent leur île !), ils vont découvrir avec stupéfaction une Séoul immense, tentaculaire, sale, peuplée de vagabonds, de gens sans âme, de poubelles et d'oiseaux blessés. Lorsque Bong-gu se rapproche d'une fillette qui cherche à manger dans les détritus, elle fuit et Bong-gu lui court après (référence au titre). Le grand-père de cette fillette (Hyemi), un mendiant, va les aider à retrouver l'homme qu'ils cherchent.

 

Comme vous le voyez l'histoire est simple, mais pas simpliste, et vous plongerez avec les protagonistes et grâce aux dessins de Monsieur Byun dans cette ville où la misère et le drame familial vous prennent aux tripes. Pour faire passer les émotions, l'auteur utilise un style narratif et des dialogues modestes mais efficaces, des pages en noir et blanc, puis en couleur, des vues urbaines en pleine page (il dessine les paysages sur ses photos, c'est très beau), un alignement des cases différent à chaque page (c'est très dynamique, le lecteur sent l'histoire avancer).

Il est amusant de remarquer que Bong-gu fait vraiment campagnard, il est engoncé dans ses vêtements d'hiver (sur son île, le climat est plus clément), il est dodu, joufflu, a les traits épais et la goutte au nez... Bien sûr, cela le rend attachant et sa maman est une jolie jeune femme, c'est pourquoi le lecteur se demande dès le début s'il est réellement nécessaire de sacrifier sa vie et sa famille pour obtenir un semblant de travail (de richesse ?) dans une ville inconnue et inhospitalière, au lieu de rester au village où il fait bon vivre, même si la pauvreté est le lot de tout un chacun.

Printemps 2003, à la fin de l'histoire, Bong-gu court après Hyemi, sur la plage de leur jolie île, et sous le regard attendri des adultes. Evidemment, cette nouvelle référence au titre montre que Bong-gu et sa famille (maintenant agrandie) ont décidé d'aller de l'avant, mais aussi que l'enfant devra « courir » toute sa vie, pour réussir, pour construire, et surtout pour aimer.

J'espère vous avoir donné envie de lire ce manhwa, de le posséder dans votre bibliothèque, et si vous voulez en savoir plus sur l'auteur, son travail (illustrations, photos), ses goûts (en particulier cinématographiques), vous pouvez toujours visiter le site de Byun Byung-jun (en coréen).

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manhwa communauté : Tout sur la Corée
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Samedi 24 juin 2006

La Corée est une péninsule (grande presqu'île rattachée au continent) en Asie orientale de 222 000 km² surnommée « Le Pays du Matin Calme » ou « Hanguk » 한국 qui signifie « Pays des Hans ». Située entre deux voisins turbulents, « L'Empire du Milieu » (la Chine) et « Le Pays du Soleil Levant » (le Japon), la Corée est, depuis la guerre de Corée (1950 - 1953), divisée en deux pays : au nord la « République Populaire Démocratique de Corée » (socialiste) et au sud la « République de Corée » (démocratie parlementaire).

 

La civilisation coréenne remonte au troisième millénaire avant Jésus-Christ et aurait été créée par l'enfant de Hwanung 환웅 (un fils du Créateur) et de Ungnyu (une femme ours). Hwanung et Ungnyu se seraient unis et auraient engendré Tangun 단군, fondateur et roi de Chošon (ou Joeson, ou Choseon) 조선.

 

Le pays qui nous intéresse par rapport au manhwa est la Corée du Sud (99 000 km², environ 48 millions d'habitants), dont la capitale est Séoul 서울. La langue officielle est le coréen et l'écriture est appelée hangûl (ou hangeul) 한글. La monnaie est le won.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du Centre Culturel Coréen (bilingue, français et coréen) ou le beau site de Corée en France (qui contient un dossier BD).

par Bédédazi publié dans : Sur la Corée communauté : Tout sur la Corée
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Vendredi 23 juin 2006

Ces mangas - peu connus - sont publiés aux éditions Matière (à noter que le site est trilingue, français, japonais et anglais).

 

Les éditions Matière


Cette maison d'édition indépendante a été créée en 2003 sous forme d'association loi 1901 et ses ouvrages sont diffusés par Le Comptoir des Indépendants. Editeur et distributeur sont tous deux sis à Montreuil.

Leurs deux collections « Imagème » et « Un se divise en deux » sont représentatives de leur volonté de publier de la bande dessinée à travers les arts plastiques et la théorie.

La collection qui nous intéresse ici est « Imagème » puisque c'est là qu'est publié Yokoyama Yûichi.

 

Voir la biographie et la bibliographie de Yokoyama Yûichi.

 

Travaux publics

« Travaux publics » 土木 est son premier manga publié en France, en mai 2004 (86 pages pour 10,00 € - ISBN 2-9520842-1-1). Ce que certains lecteurs ont reproché à ce recueil de quatre travaux (trop différent de ce qu'ils avaient l'habitude de lire ?), « sans histoire », « sans début ni fin », avec très peu de dialogues mais beaucoup d'onomatopées (japonaises) est justement ce pour quoi je l'ai aimé et les raisons pour lesquelles j'ai plongé dans l'univers de Yokoyama-san. Il faut dire qu'après avoir vu Tôkyô en continuel développement, avec de perpétuels travaux, de jour comme de nuit, il m'était sans doute plus facile de comprendre ce que l'auteur désirait montrer. Au début étaient les éléments (ici, le minéral et l'eau) puis vint un rouleau compresseur, puis plusieurs en ligne comme une armée. Remarquez que l'humain est peu présent mais que le lecteur sait bien que c'est lui qui écrase, qui détruit, qui avilit, sans cesse à la recherche de nouveaux sites à transformer de la même façon. On en ressort éreinté, comme après toute une vie de labeur, ou comme après une guerre de destruction massive.

 

Combats

« Combats » est son deuxième manga publié en France, en août 2004 (128 pages pour 12,00 € - ISBN 2-9520842-2-X). De la même façon que pour « Travaux publics », dans ce recueil de huit histoires courtes (de 1 à 30 pages), Yokoyama-san veut montrer la folie et la frénésie, à travers les combats que livrent l'humain, contre soi-même, contre les autres, contre la nature, en fait contre tout et n'importe quoi (ou qui), en engageant, selon sa puissance, une simple bagarre ou une guerre, sans savoir exactement ou cela le mène et les conséquences qui vont en découler. En fin de volume, vous pourrez lire un enrichissant entretien avec l'auteur, qui se préfère du côté de la littérature, de la peinture et du langage cinématographique parce qu'il n'y connaît rien en bande dessinée (la modestie japonaise !).

 

Voyage

« Voyage » est son troisième manga publié en France, en août 2005 (200 pages pour 13,00 € - ISBN 2-9520842-4-6). Ce manga décrit le voyage en train de trois hommes, mais il faudra que vous attendiez que je l'aie lu pour lire une chronique complète de ce périple ferroviaire !

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 22 juin 2006

ShogunMag.gifDomu.gifRelayée depuis la mi-juin par des sites consacrés au manga ou à la BD comme BD Zoom, Manga News, Tout en BD, et même le site espagnol Ani Manga Web (!), une info importante est tombée.

Les Humanoïdes Associés - qui rappelons-le n'ont édité qu'un seul manga (mais quel manga !) « Dômu, rêves d'enfants » 童夢 de Otomo Katsuhiro 大友克洋 - vont lancer Shogun leur collection de manga en janvier 2007.

Et ce qui nous intéresse encore plus ici (parce que nous sommes dans la rubrique des magazines !), Shogun Mag un mensuel de 308 pages pour un prix de 4,90 € qui sera vendu en librairie dès le 27 septembre et en kiosque dès le 29 septembre 2006.

Au sommaire : prépublication de 8 mangas inédits (manga-like principalement), aux genres diversifiés, avec un chapitre par numéro et reportages et dossiers thématiques (30 pages).

Alors là, je tire mon chapeau, car des mangas de qualité vont certainement être publiés par cet éditeur (qui cible généralement des lecteurs matures) et le magazine, vraiment, n'est pas cher du tout ! A voir donc à l'automne si la qualité et le plaisir sont au rendez-vous.

En attendant, plus d'informations seront sur Shogun City, normalement disponible le 9 juillet 2006.

par Bédédazi publié dans : Magazines manga & anime communauté : Bédés d'Asie
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Mercredi 21 juin 2006

Après l'article « Sport et manga », voici un article sur la musique, plus ou moins rock, dans le manga.

 

A vrai dire les séries « musicales » sont encore peu nombreuses mais ont un succès retentissant (c'est le cas de le dire !) aussi bien au Japon qu'en Europe ou aux USA, donc autant en parler en ce jour (devenu international) de la Fête de la Musique. Parmi ces séries bien agréables à lire (à écouter ?), deux chefs-d'oeuvre : « Beck » et « Nana » (enfin, c'est mon avis).

 

« Beck » ベック de Sakuishi Harold 作石ハロルド, un shônen de 26 tomes (encore en cours au Japon, et ce depuis 2000), édité chez Delcourt, ou l'histoire de Koyuki un ado insignifiant (voire loser) qui va devenir un champion de la guitare et un très bon chanteur. Une série rock à souhait, déclinée en une belle série animée « Beck, Mongolian Chop Squad » (de 26 épisodes) créée par le studio Madhouse et qui a engendré deux intéressantes BO nommées « Beck » et « Keith » (que je vous recommande chaleureusement !).

 

« Bremen » 無頼男ブレーメン de Umezawa Haruto 梅澤春人, un shônen de 9 tomes, édité chez J'ai Lu, ou la création d'un groupe de rock par le talentueux Reiji et l'opportuniste Romio. « Bremen » (qui signifie « Les Déjantés ») est le nom du groupe.

 

« Cyber idol Mink » de 電脳少女 Minku de Tachikawa Megumi 立川恵, shôjo en 6 tomes, paru chez Soleil, ou comment la jeune Minku devient une chanteuse de pop (c'est-à-dire une « idole »).

 

 

Un oubli !

Emelyne de « Manga-Bonheur » m'a fait savoir que j'avais oublié « Full Moon (wo sagashite) » 満月をさがして (sous-titré « A la recherche de la pleine lune ») de Tanemura Arina 種村有菜, un shôjo en 7 tomes, en cours de publication chez Glénat. Deux shinigami (esprits) aident Mitsuki, atteinte d'un cancer, à réaliser son rêve : devenir une star de la chanson et retrouver le garçon qu'elle aime.

 

« Gravitation » グラビテーション de Murakami Maki 村上真紀, série yaoi en 12 tomes, éditée chez Taifu Comics, ou la vie des membres (sans vilain jeu de mot !) du groupe de rock « Bad Luck ».

 

« Nana » ナナ de Yazawa Ai 矢沢あい, shôjo (et pourquoi pas josei ?) en 15 tomes (encore en cours au Japon, et ce depuis 2000), édité chez Delcourt, ou l'histoire de deux nanas que tout sépare et qui vont devenir amies (et colocataires), et de deux groupes concurrents « Blast » ブラスト (rock) et « Trapnest » (ou « Tranes » au Japon) トラネス (punk). Une belle série déclinée en un film live, avec dans les rôles des nanas : la chanteuse de J-pop (ça fait moins rock, tout à coup..., d'autant plus qu'elle participe à la BO, que franchement je ne vous conseille pas, enfin chacun ses goûts...) Nakashima Mika 中島美嘉 et la célèbre actrice Miyazaki Aoi 宮崎あおい ; et en une série animée créée par le studio Madhouse, actuellement en cours de diffusion au Japon.

 

« Yonen buzz » un manga-like de la jeune allemande Christina Plaka, un shôjo de 3 tomes (en cours), publié chez Soleil (le n° 2 est prévu le 12 juillet), ou l'histoire de trois amis qui créent un groupe de rock nommé « Prussian Blue ».

 

Bonus tracks

 

Bien que le titre soit « La musique de Marie » Marieの奏でる音楽, pas vraiment de musique dans ce beau seinen philosophique en 2 volumes de Furuya Usumaru 古屋兎丸, édité chez Sakka, mais une certaine musique... mécanique et poétique.

 

Et pour finir, n'oublions pas « Subaru » de Soda Masahito 曽田正人, un josei en 11 tomes, édité chez Delcourt, à lire en écoutant de la musique classique (pourquoi pas un ballet ?), bien sûr !

 

Du côté manwha, « Audition » et « One » sont présentés dans un article mis en ligne hier.

par Bédédazi publié dans : Thémas manga communauté : Tout sur le Japon
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