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Lundi 3 novembre 2008

Suite à un message très intéressant de Loïc Jacob (co-président et membre fondateur d'Asie en Lumières, éditeur de HongFei Cultures) concernant le premier Salon des Littératures Asiatiques, je souhaite vous présenter Asie en Lumières.


Asie en Lumières

Domiciliée à Champs-sur-Marne (Marne-la-Vallée), Asie en Lumières est une association fondée par les deux éditeurs de HongFei Cultures (Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh), une libraire, un romancier-journaliste et un professionnel de l'événementiel. Tous ont une activité en Val Maubuée (qui regroupe six communes, Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg, Émerainville, Lognes, Noisiel et Torcy).

Le but de cette association est d'encourager et favoriser la connaissance de l'Asie (cultures, civilisations, histoire, etc.) et le plaisir de la lecture et des livres mais aussi de renouveler notre connaissance sur les cultures d'Occident à la lumière des cultures d'Asie. Afin de promouvoir les littératures asiatiques sous toutes leurs formes, elle prévoit d'organiser un Salon des Littératures Asiatiques annuel.

Plus d'informations sur le site Asie en Lumières.


Quelques mots sur HongFei Cultures

Je découvre avec ravissement cette maison d'édition qui a déjà publié 8 livres en un an d'existence ! Six sont parus dans la collection Belle Ile Formosa et deux dans la nouvelle collection Coeur Vaillant. Ce sont des contes, des poèmes, des histoires tendres illustrés pour les petits mais aussi pour les grands.

Plus d'informations sur le site de HongFei Cultures et sur les blogs de Loïc Pavillon du Lac de l'Ouest et de Chun-Liang Journal d'un éditeur chinois de Taiwan.



Le Salon des Littératures Asiatiques

Asie en Lumières a prévu de promouvoir la lecture, le livre et la rencontre des cultures avec un salon annuel des littératures asiatiques. La première édition de ce salon se tiendra le 31 janvier 2009 de 10 heures à 18 heures à Centrex, Lognes (77). Placé quelques jours après le Nouvel An chinois, ce salon inspiré des Fêtes des Lumières (communes en Asie) est conçu comme « un rendez-vous autour des lanternes pour ouvrir des livres et s'ouvrir aux cultures d’Asie » : rencontres-signatures avec des auteurs et illustrateurs, moments de convivialité autour du thé, exposition de photographies, atelier de lecture, de contées pour les enfants, etc.

Si 'littératures asiatiques' est au pluriel, c'est parce que ce salon inclura naturellement la bande dessinée et le manga « dans la mesure où par leur auteur et/ou leur forme et/ou leur thème les créations évoquent l'Asie ».


Dès que possible, d'autres informations !

Par Bédédazi - Publié dans : Des mots, lire...
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Mardi 28 octobre 2008

Vous avez peut-être déjà lu le premier article Les artistes de Typhoon Book : Thaïlande - Japon et le deuxième article Les artistes de Typhoon Book : Prabda Yoon.



Wisut Ponnimit est un mangaka thaïlandais.
En 2003, il va au Japon pour étudier le japonais et découvrir l'environnement du manga.



2005 « Everybodyeverything » est la bande dessinée qui l'a fait connaître au Japon : à 28 ans, il devient le premier mangaka thaïlandais à être publié sur l'archipel.
  2006 « Tum and Japan »
  2007 « Hesheit 9 and 10 » manga philosophique
  2008 « Smoke under the hat »

Visitez son site officiel (en thaïlandais) et Tamariba un site où vous découvrirez aussi d'autres artistes et designers thaïlandais (en japonais).
Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 23 octobre 2008

Vous avez peut-être déjà lu le premier article sur Les artistes de Typhoon Book : Thaïlande - Japon.


Prabda Yoon ปราบดา หยุ่น, né en 1973 à Bangkok, est diplômé de la Cooper Union for the Advencement of Science and Art en 1997. Il retourne en Thaïlande pour le service militaire et y reste. Éclectique, il est romancier, novelliste, essayiste, designer, illustrateur, photographe, artiste musical, éditeur de magazines, scénariste (de deux films de Pen-ek Ratanaruang), etc. Voici le lien vers Typhoon Prabda son ancien blog qui n'est plus mis à jour depuis l'été 2007 mais sur lequel il reste des photos et des informations.


2002 « Chit-tak ! » son 1er roman




2005 « Imagined landscape » (à gauche) essai sur l'Art (avec ses dessins, photographies, etc.)


2005 « Lessons in rain » (à droite) son 3è roman, métaphysique et surréaliste






2006 « Hit in the eyes » (à gauche) essai sur la culture visuelle initialement publié dans le magazine thaïlandais Sarakadee


2006 « Page zero » (à droite) réflexions sur la société thaïlandaise contemporaine initialement publiées dans Open Magazine



2006 « Under the snow » son 4ème roman


 

2007 « Kagami no naka wo kazoeru (Writing to Japan) » 鏡の中を数える essai sur l'influence du Japon sur les cultures des pays d'Asie du sud-est initialement publié dans le magazine culturel japonais Eye Scream

 

2008 « Music with tears »
essai musical

2008« Zayû no Nippon »

座右の日本 essai

2008 « Panda »
son 5è roman



Prabda Yoon et Paradorn Suksingha ont créé un groupe de folk alternative, The Typhoon Band et leur premier album s'intitule « Naming of a storm ». Vous pouvez écouter quelques titres sur http://www.myspace.com/thetyphoonband.


Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande - Communauté : L'univers de l'asie
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Lundi 20 octobre 2008

J'ai découvert il y a peu des artistes thaïlandais qui sont connus dans leur pays et au Japon. Les sites où ils sont visibles sont Typhoon Books (en thaïlandais et en anglais) et Typhoon Books Japan (en japonais et en anglais). Voici une sélection des ces artistes et de leurs oeuvres.


 

« Mud » マド n° 1 (janvier-mars 2008) et n° 2 (avril-juin 2008) est un magazine de bandes dessinées trimestriel publié au Japon par un collectif d'artistes thaïlandais.


Narawut Chaichompoo

2008 « Going to see somebody » recueil de nouvelles


Palida Pimpakorn est illustratrice.


2005 « I flirted with a cute dolphin », « I knew a handsome elephant », « I met a lazy bear », 3 livres d'illustrations en collaboration avec Prabda Yoon à l'écriture (en anglais) vendus au profit de la Wild Animal Rescue Foundation of Thailand (WARF)

2008 « Kyoto diary » guide et journal



Rong Wongsawan

2006 « Pliew concrete (Deserted concrete) » recueil de nouvelles

Visitez Tune-in garden son site officiel (en thaïlandais).



Worapoj Phanpong

2005 « Open diary » mémoire

2005 « Tee yu kong hua jai (Home of the heart) » essai



Deux autres articles sur les artistes de Typhoon Book : Prabda Yoon et Wisut Ponnimit.


Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande - Communauté : Asie
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Vendredi 17 octobre 2008

« L'enfer » 近日発売 (En fait, le titre original japonais signifie 'Les grandes fouilles') de Tatsumi Yoshihiro 辰巳ヨシヒロ est un one-shot paru chez Cornélius dans la collection Pierre en août 2008. Il contient 334 pages et coûte 23,00 € (ISBN 2-915492651-4). Les mangas édités par Cornélius sont un peu chers mais ils valent vraiment le coût, euh le coup !

C'est est un recueil de 13 nouvelles parues dans des magazines japonais entre 1971 et 1979, regroupées par l'éditeur japonais Seirinkogeisha, traduites par Fujimoto Satoko et Éric Cordier.


« L'enfer » 地獄 (Jigoku) initialement paru dans l'hebdomadaire Playboy du 14-21 septembre 1971

Lors de la 25ème cérémonie du Mémorial de la Paix, un homme se souvient. Il travaillait pour le service de l'information de la guerre, il avait été envoyé à Hiroshima pour photographier les victimes et les dégâts de la bombe, il avait pris de beaux clichés dont l'ombre d'un fils aimant massant les épaules de sa mère qui s'était imprimée sur le mur d'une maison détruite. Mais la vérité est tout autre.


« Course requiem » 念仏ラース (Nenbutsu race) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 24 novembre 1973

Un homme d'un certain âge ayant perdu son emploi de chef de bureau suite à une altercation dans son entreprise se rend tous les matins au vélodrome à l'insu de son épouse. Mais pour ne pas perdre d'argent il ne parie que sur les courses pour lesquelles il est certain de gagner. Un jour il rencontre la jeune Reiko qui devient sa maîtresse.


« Hôtel du métro » 地下道ホテル (Chikatetsu hotel) initialement paru dans Manga Goraku du 10 avril 1975

C'est hôtel est un euphémisme, c'est un couloir du métro où vivent plusieurs clochards, un a adopté des cafards auxquels il a donné les prénoms de sa fille et de son fils, un est un ancien PDG ruiné, tous ont été abandonnés par leur famille et se soutiennent comme ils le peuvent.


« Une ville dans le creux de la main » 手のひらの街 (Tenohira no machi) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 22 décembre 1973

Après que son frère ait subi contre son gré une lobotomie, un petit truand survit en ayant des relations avec des femmes mais après sa mort, le frère surnommé Robot se retrouve seul et désemparé.


« La rivière sanglante » 殺意の川 (Satsui no kawa) initialement paru dans le supplément de Young Comic du 25 septembre 1973

Shinichi est un enfant handicapé qui aime sortir son poisson rouge de l'aquarium pour l'embrasser mais le poisson meurt et Shinichi va le jeter dans la rivière. Au même moment, une femme hystérique étrangle une fillette qui l'a traitée de grosse truie et jette son corps dans la même rivière. Voyant passer le cadavre, Shinichi croit que c'est son poisson rouge qui a grandi et le répète aux policiers.


« Une fille dans la poche » ポケットの中の女 (Pocket no naka no onna) initialement paru dans le supplément Young Comic du 9 janvier 1973

Afin d'assouvir ses besoins, un homme qui vit avec sa soeur s'est commandé une poupée gonflable. Il vole les vêtements de sa soeur pour habiller la poupée mais il n'avait pas pensé que la jeune femme irait à la police porter plainte pour vols.


« La nouvelle fiancée » 愛の花嫁 (Ai no hanayome) initialement paru dans le n° 34 de AX de août 1973

Usami sort avec Ryoko mais celle-ci couche avec un homme beaucoup plus âgé pour gagner de l'argent. Pendant leurs nuits de débauche, Usami va au zoo et se lie avec une petite femelle singe qu'il nourrit.


« Envie et gourmandise » 舌つづみ (Shita tsutzumi) initialement paru dans Comic Magazine du 19 avril 1979

Shimada et Miyo travaillent dans le même restaurant. Lui est marmiton et elle serveuse. Mais le chef utilise Shimada comme souffre-douleur car il est amoureux de la jolie Miyo. Un soir, il fait boire la jeune femme et abuse d'elle. En cuisine, Shimada entre dans une colère folle et empoigne un couteau.


« Le théâtre de la vie » 色ざんげ (Iro zange) initialement paru dans le supplément de Young Comic du 8 janvier 1974

Tatsuya qui est étudiant à Kyôto revient dans son village car il est amoureux de Madame Mina, l'épouse de son père, un célèbre acteur de nô. Pour contrarier son père, le jeune homme enjambe son masque de nô le plus précieux.


« Les cadeaux de l'amour » 花くらべ恋あそび (Hana kurabe koi asobi) initialement paru dans le supplément Young Comic du 27 novembre 1973

Kyoko est la patronne d'un bar. Elle attend depuis dix ans que l'homme qu'elle aime sorte de prison et refuse d'avoir une quelconque liaison avec les clients. Mais juste avant sa libération, Aoki, qui se croit incapable de revivre dans la société, se suicide.


« Le mari de la sirène » 人魚を妻にした男 (Ningyo wo tsuma ni shita otoko) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 29 septembre 1978

Monsieur Kanzaki est pêcheur et les villageois racontent qu'il aurait attrapé une sirène au large. Un journaliste du quotidien Maicho vient enquêter puis un cadavre de femme est retrouvé sur la plage.


« Journal de guerre d'une prostituée » 娼婦の疝気 (Shôfu no senki) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 25 août 1973

Pendant la seconde guerre mondiale, le quotidien de Sumi et des protituées sur une île de l'Archipel des Carolines dans ce que l'armée japonaise appelait le département du réconfort. Voir à ce sujet « Femmes de réconfort : esclaves sexuelles de l'armée japonaise » de Jung Kyung-a.


« La ville assoiffée » 滑いた街 (Kawaita machi) initialement paru dans Manga Goraku du 13 mars 1975

Alors qu'elle avait crié au satyre après s'être fait tripoter dans le métro, une jeune femme devient amie avec le vieux qu'elle avait accusé. Or l'homme, veuf, pas facile à vivre et délaissé par ses trois enfants, a gagné dix millions de yens à la loterie.


Des nouvelles sombres et réalistes, cruelles souvent, représentatives du gekiga, bien que l'auteur y glisse parfois une pointe d'humour car il s'imaginait au début de sa carrière en auteur comique (il l'explique dans la postface). Ces nouvelles montrent des petits bouts du Japon, des petits bouts de vie, des petits bouts de l'âme humaine.

Par Bédédazi - Publié dans : Mes lectures manga - Communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 8 octobre 2008

« Chroniques de Pékin » est un recueil de nouvelles en bandes dessinées de 10 auteurs pékinois qui racontent leur ville. Il est paru en juin 2008 chez Xiao Pan, l'éditeur spécialiste du manhua.


C'est un bel ouvrage de 192 pages (dont un portfolio et un carnet d'illustrations), au format 17 x 24 cm, qui coûte 18,00 € ce qui est un prix raisonnable (ISBN 2-940380-73-2).


Des collaborations sont à signaler : celle d'Olivier Vatine pour la préface, de Benjamin pour la postface et d'Alain Wang (rédacteur en chef d'Asia Magasine) pour les introductions des histoires.


Dans sa préface, Olivier Vatine dit tout en une page en particulier : « ... Il faut désormais compter avec le manhua ! ». Je suis d'accord avec lui, dès que j'ai créé Bédés d'Asie, j'ai refusé d'être relégué au manga, j'ai tout de suite annoncé que je parlerais également du manwha (coréen), du manhua (chinois) et de toutes les bandes dessinées de ou sur l'Asie.


« Des Pékinois pas très civilisés » de Ji'An (9 pages)

Impatiente que le hutong (quartier traditionnel) soit démoli pour vivre enfin dans un appartement offrant un véritable confort, Liu, une adolescente moderne et espiègle, décide d'éduquer son grand-père, le vieux Wang, qui se promène dans la rue torse nu.

J'avais déjà lu cette nouvelle très drôle dans BoDoï n° 119 spécial Chine et c'est elle qui m'a donné envie de lire complètement le recueil.

De Ji'An, je conseille vivement la lecture de « Niumao, le chat chinois », mais d'autres ouvrages de ce studio sont parus en France : « Léa Graslin », « La voie de la sagesse » et « Gangs de Pékin ».


« La boîte à voeux » de Liang Yi d'après une historie de Yan Kai (11 pages)

À l'annonce du choix de la ville chinoise pour les Jeux Olympiques de 2008, Pang, un garçon de 10 ans très dodu voit son père faire un voeu à la télévision et décide de maigrir pour porter la flamme olympique dans les rues de Pékin mais 6 ans après, il a oublié son voeu et il est encore plus gras.

Liang Yi est ici publié pour la première fois hors de Chine. C'est un artiste prometteur et j'ai hâte de lire d'autres oeuvres de lui.


« Ha, ha, ha ! » de Liu Wei (11 pages)

Dans le Parc Beihai, les membres de la Chorale des Anciens réunis pour une photo sont interviewés par le jeune Jiong Tao. Ils ont participé au concours pour interpréter une chanson aux Jeux Olympiques mais ils n'ont pas été retenus.

Du même auteur, 2 tomes de « Hibernation ».


« Poisson » de Nie Jun (17 pages)

Yu (Poisson) est une petite fille boiteuse dont les autres enfants se moquent. Elle souhaite tant apprendre à nager que son grand-père, qui la trimballe dans un vieux triporteur, va l'aider à s'entraîner grâce à un arbre de son jardin.

Cette bande dessinée en noir et blanc à la chute surréaliste est d'une grande tendresse et je vous conseille les deux séries de cet auteur, « Diu Diu » (3 tomes) et « My street » (5 tomes dont 2 à paraître).


« Rêves brisés » de Cheng Cheng (17 pages)

Pour cet adolescent, le ping-pong est plus qu'un sport, c'est toute sa vie, mais après une soirée arrosée avec des amis, il a un accident de moto, ses tendons coupés ne lui permettent plus de participer à la compétition nationale et il tombe dans la déchéance.

Cheng Cheng est lui aussi publié pour la première fois hors de Chine. Ses dessins sont très beaux et j'espère que ses oeuvres seront publiées prochainement en français. L'introduction d'Alain Wang sur l'histoire du sport en Chine est particulièrement intéressante.


« Beijing Pistols » de Jian Yi (11 pages)

Clin d'oeil aux Sex Pistols, ces jeunes punks chinois sont rejetés à cause de leur look et de leur comportement, ils ne sont pas pris comme volontaires pour les Jeux Olympiques, ils sont jetés du bar dans lequel ils jouent et perdent leurs instruments.

Cette bande dessinée est un bon moyen de faire savoir au public que le rock chinois existe. D'ailleurs, vous pouvez aller faire un tour sur ma page Liens - Chine - Musique. Du même auteur, « Five colors » et « Seven swords ».


« L'amour sous la lune au Festival d'Automne » de Zou Jian (21 pages)

Une championne de lutte féminine a quitté son village pour participer aux Jeux Olympiques de Pékin mais le seul emploi qu'elle ait trouvé est pour la construction du stade et tout le monde croit qu'elle est un homme.

Le jeune Zou Jian est talentueux et fait bien passer des émotions mais cette histoire m'a moyennement plu alors que j'avais beaucoup aimé son oeuvre poétique « Le repos de la baleine ».


« Le saut » de Lu Ming (13 pages)

Cette bande dessinée en noir et blanc réalisée à l'encre de Chine est constituée de dessins vraiment denses. Elle est est uniquement visuelle et annonce la mort de Mai Feng, une proche d'un basketteur, dans la moiteur de l'été. Il n'y a pas de présentation d'Alain Wang. Du même auteur, « Mélodie d'enfer » (2 tomes) qui décoiffe et « Seven swords ».


« Ligne 104 » de Song Yang (15 pages)

À la découverte de la ligne 104, qui est la première ligne de bus à avoir été affectée aux Jeux Olympiques et qui diffuse des messages en chinois et en anglais aux passagers.

Je n'ai pas aimé les dessins peints sur de véritables photos, c'est lourd. Pourtant j'avais aimé « Wild animals » (2 tomes). Également du même auteur, « Matous et pingouins », « Reload » et « Seven swords ».


« Éléphant » de Wang Huan (14 pages)

Un journaliste français débarque à Pékin pour faire au pas de course (en une journée) 5 interviews, sur le chantier devant le stade national surnommé Le Nid, dans le quartier de Hou Hai, au centre des volontaires, dans un laboratoire de recherche pour des Jeux propres et au centre des athlètes où il rencontre une belle journaliste chinoise qui lui raconte l'histoire des aveugles et de l'éléphant.

Enfin une dessinatrice au milieu de tous ces gars, qui elle aussi est publiée pour la première fois hors de Chine. C'est joli, réaliste, amusant et comme ce journaliste, on a envie de mieux comprendre cette immense Chine.


Portfolio « Gens de Pékin » de Song Yang (13 pages)

Avec des dessins d'une grande humanité, Song Yang rend hommage aux Pékinois pauvres, travailleurs migrants qui essaient de garder leur dignité et de lutter contre la misère, ouvriers du quotidien comme le réparateur de chaussures et de vélo, les balayeurs, le taxi-moto, la vieille vendeuse de galettes faites maison, mais aussi aux artistes (musique, BD et animation).


Cahier d'illustrations (15 pages)

Dix dessins inédits (pleine page ou double page) de Zou Jian, Ji'An, Song Yang, Jian Yi et Olivier Vatine pour découvrir la ville de Pékin en chantier entre 2005 et 2008.


Postface amicale et deux dessins (double page) de Benjamin qui a aussi dessiné la couverture de ce recueil. Du même auteur, « Remember », « One day », « Orange » et le artbook « Flash ».


Un beau recueil, diversifié mais cohérent, pas si inégal que je le pensais au début et digne de figurer dans ma (votre) bibliothèque au côté de mes (vos) manhuas préférés.

Par Bédédazi - Publié dans : Mes lectures manhua - Communauté : Tout sur la Chine
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Vendredi 3 octobre 2008

Tatsumi Yoshihiro 辰巳ヨシヒロ est un mangaka né en 1935 à Ôsaka. C'est lui qui aurait inventé le terme de gekiga en 1957. Bien qu'il soit peu connu du grand public et qu'on connaisse peu de choses sur lui, son oeuvre est traduite dans plusieurs langues, en particulier français, anglais, italien, espagnol, suédois, polonais...



Alors que 3 extraordinaires gekigas avaient été publiés par Vertige Graphic : « Coup d'éclat » 大発見 et « Les larmes de la bête » 大発掘 en juin 2004 puis « Goodbye » グッバイ en janvier 2005, il a fallu attendre quelques années pour pouvoir lire un autre manga de cet auteur. C'est le recueil « L'enfer » 近日発売 paru chez Cornélius en août 2008.


Plus d'informations sur le site officiel de l'auteur et sur le site de son éditeur, Seirinkogeisha.com/.


Par Bédédazi - Publié dans : Auteurs japonais - Communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 30 septembre 2008

 

Olivier Ferra fait savoir que le tome 1 de sa bande dessinée sur les Karennis de Birmanie, « Comme des ombres sur la terre » publiée à La Fourmillière BD dans la collection Carte Blanche, est disponible. Le tome 2, « La rivière de l'espoir », est annoncé pour 2009.


À noter que 1 € par bande dessinée vendue est reversé à Icra International pour deux programmes d'aides aux réfugiés Karen en Thaïlande et Karennis en Birmanie.


Une exposition de planches originales et illustrations est visible sur Bleus et Originaux et - du 23 septembre au 11 octobre * - à la galerie L'Antilope à Lyon où Olivier sera en dédicace à partir de 18 heures le jeudi 2 octobre lors du vernissage (il invite à venir manger des petits fours !).


Une interview d'Olivier réalisée par L'Atelier de Pratiques Artistiques « Bande Dessinée » du collège Saint-François-d'Assise est disponible sur Mangak07.


* Prolongation de l'expo jusqu'au 20 octobre.

Par Bédédazi - Publié dans : Birmanie - Communauté : Bédés d'Asie
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Lundi 29 septembre 2008

Tignous est né en 1957, il est dessinateur de presse et collabore à Charlie hebdo, Fluide glacial, Marianne et L'écho des savanes (relancé par Glénat en mars 2008). Si je vous parle de ce dessinateur, c'est pour ses planches sur les pandas publiées dans L'écho des savanes (voir le n° 273 d'octobre 2008, 84 pages, 3,50 €).


Les pandas de Tignous ne pensent pas qu'à manger et à se reproduire : ils lisent, ils savent qu'ils sont en voix d'extinction, ils sont reconnaissants envers la Chine qui fait tout pour les protéger, ils essaient de philosopher, bref ils sont drôles.


Les dessins de Tignous correspondent bien à son humour féroce, les gags sont bons surtout celui sur « un con » qui fait « le malin avec un T-shirt de merde » !


J'espère qu'un album va voir le jour...


Tignous sur Iconovox et dans Fluide Glacial sur BD oubliées.

Par Bédédazi - Publié dans : Sur la Chine - Communauté : Tout sur la Chine
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Jeudi 18 septembre 2008

Les éditions Matières annoncent que Jack Risto participe à l'exposition Fantasía erótica japonesa organisée par Agnès Girard à la galerie ARTZ 21 à Barcelogne (Espagne). Aux côtés de Risto, d'autres artistes occidentaux et dix artistes japonais de la nouvelle génération, « fers de lance de la création contemporaine ».


Les artistes japonais

Hayashi Asako 林アサコ dessinatrice née le 14 janvier 1983, http://www.creatorsbank.com/portfolio/index.php?id=systerboy

Ichiba Daisuke (ou Ichiba Baransu) イチババランス dessinateur né le 7 avril 1963, http://tetorahidoro.xxxxxxxx.jp/

Inbe Kawori インベカヲリ photographe née le 29 novembre 1980, http://www.inbekawori.com/

Kana Yoshida かなよしだ peintre née le 3 décembre 1983, http://www.artnet.com/artist/425659772/kana-yoshida.html

Kanno Bee, créatrice (de poupées) née en 1964, http://www.bee-kanno.co.uk/

Mizuno Junko 水野純子 mangaka mais aussi décoratrice, graphiste et designer née le 27 mai 1973, http://www.mizuno-junko.com ou http://www.h4.dion.ne.jp/~mjdotcom/

Tagame Gengorô 田亀源五郎 « artiste érotique gay » né le 3 février 1964, http://www.tagame.org/

Tokiwa Hibiki ときわひびき photographe et designer né en 1966, http://www.hibikitokiwa.com/

Toru Nishimaki とおるにしまき dessinateur né le 11 octobre 1964, http://www.h7.dion.ne.jp/~kiemqu/

Watanabe Yasuji 渡邊安治 photographe né le 25 février 1966, http://www1.ttcn.ne.jp/anjindesign/


Les artistes occidentaux

Emmanuel Mottu (Suisse), peintre, graphiste et styliste né le 15 février 1969, http://www.virb.com/emmanuelmottu

Jack Risto (France), dessinateur, enseignant et artiste né le 25 mars 1955, http://jacquesristo.com/

Víctor Sánchez (Espagne/Belgique), dessinateur né le 17 décembre 1959, http://www.victor-sanchez.be/

Yonilab (France/USA), peintre né le 9 février 1975, http://yonilab.montaf.com/


Les projets artistiques

Doll story, poupées en silicone aux yeux fermés (belles au bois dormant) créées en 2002 par Okawa et Atsumi (4Woods ou Dollstory.eu).

Pullip, poupées articulées de 30 cm crées par le Coréen Cheonsang Cheonha (http://www.jun-doll.com/) et produites par la société japonaise Jun Planning depuis 2003. Avec la participation de Kawaiko.

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon - Communauté : Tout sur le Japon
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