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Samedi 15 novembre 2008

« Istanbul carnets » est une bande dessinée sous forme de carnet de voyage de Dupuy-Berberian parue en mars 2007 chez Cornélius dans la collection Blaise (neuvième album de cette collection) qui contient 80 pages et coûte 19,00 € (ISBN 2-915492-29-3). Sur le site des auteurs, des informations sur ce carnet et sur un documentaire réalisé à l'occasion d'une exposition à Istanbul (affiche ci-dessous).


Charles Berberian part avec Philippe Dupuy en Turquie sur les traces de Archavir Berberian et son épouse Madeleine Wagner qui ont fui ce pays en 1921 pour s'installer au Liban. Le studio de photographie inscrit sur un vieux cliché de ses grands-parents ayant été remplacé par une banque, Berberian décide : « Tant pis, je continue ma balade et j'imagine à présent que je marche pour eux, là où ils sont nés et là où ils ont grandi, pour qu'ils sachent comment c'est aujourd'hui. Pour qu'ils se disent qu'ils ont enfin pu revenir à Constantinople ». Ce discours m'avait saisi et je voulais absolument parler de cette bande dessinée mais lorsque je l'ai lue, je n'étais pas chez moi et je n'avais pas pu écrire d'article : je n'aime pas faire de mémoire, je risque d'oublier un détail important, une anecdote, etc. C'est pourquoi je viens de relire cet ouvrage et je peux enfin le chroniquer.


Une chose m'a surpris, c'est la couleur rose ! Utilisée par exemple pour Toulouse, qui est surnommée la ville rose, j'aurais compris, mais pour Istanbul, je me pose la question, le rose est-il la couleur symbole d'Istanbul ? Mais ce choix est finalement original alors pourquoi pas ?


Les dessins sont donc en noir et blanc, et certains sont sur fond rose, ce qui est très joli comme par exemple les salons de l'hôtel Buyuk Londra, le Palais de Topkapi, Sainte-Sophie ou Kadikoy.

Istanbul, c'est des rues, des immeubles, des commerces, des gens, des jardins, un port, et on apprend des choses sur les ruines de Beyoğlu (quartier abandonné en 1972 par les Grecs expulsés), le fez (interdit en 1924), la façon turque d'aborder le génocide arménien, le tanburi ou saz et le kemençé (instruments de musique), le comportement des Turcs et des étrangers à Istanbul, les enfants vendeurs de mouchoirs...


Les restaurants et les bars ont l'air d'avoir beaucoup d'importance, ainsi que les boutiques d'instruments de musique et la musique elle-même (voir les explications sur Cemil Bey, joueur de tanburi et de kemençé). Par contre, il y a peu d'animaux, quelques oiseaux, un chat...


Détail important : les auteurs qui parlent de leur « rencontre avec l'équipe de la revue Leman, l'équivalent local de Charlie Hebdo : nous buvons un verre en compagnie de Ramize Erer, Tuncay Akgun et Mehmet Çagçag » (j'ai noté les noms pour m'en rappeler car je ne savais pas qu'il existait une bande dessinée turque, enfin je l'ai appris au printemps 2007 en lisant ce carnet et la Turquie était invitée au Salon du Livre de Francfort à l'automne 2008 ce qui a permis à des dessinateurs turcs de se faire connaître).


Et puis à la fin, il y a quelques anecdotes croustillantes comme l'incident diplomatique ou les usages, des petites choses drôles qui font qu'on a envie d'en savoir plus alors à quand l'arrivée de la bande dessinée turque ?

Par Bédédazi - Publié dans : Turquie - Communauté : Bédés d'Asie
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Mercredi 12 novembre 2008

Après avoir chroniqué le tome 1 « Comment je ne me suis pas fait enlevé en Afghanistan », j'avais hâte de lire le tome 2 de « Kaboul disco » de Nicolas Wild intitulé « Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan ». Nicolas, merci d'avoir prévenu de la sortie de ce tome 2 !


Il est sorti avec un peu de retard, en octobre 2008, à La boîte à bulles dans la collection Contre Coeur (ISBN 2-84953-054-2) mais comme il a plus de pages que le premier (175) et qu'il coûte moins cher (16,00 €), on ne râle pas trop, d'accord ?


Après une page de « résumé incompréhensible du tome 1 » où « si vous n'avez rien compris, achetez et lisez le tome 1 », le lecteur retrouve Nicolas Wild à l'été 2005 en vacances à Strasbourg dans son Alsace natale puis de retour en Afghanistan.


Avec beaucoup d'humour et de nombreux gags disséminés ici et là, Nicolas Wild continue de raconter le quotidien pas toujours facile dans un pays occupé par une force militaire étrangère et où le danger intégriste rôde, ses problèmes existentiels (un peu à la Delisle, Trondheim ou Larcenet) et ses rêves surréalistes (comme la baleine ou le barrage). Il y a aussi plus de détails sur l'histoire de l'Afghanistan (comme si l'auteur était moins tourné sur lui-même et son travail mais s'intéressait plus au pays dans lequel il vit) avec la constitution afghane ou l'émouvant témoignage de Haroun.


Troisième partie, « La guerre contre l'opium n'aura pas lieu », dans laquelle Nicolas explique avec son humour et ses doutes habituels les projets que Zendagui Média met en place pour lutter  (avec peu d'efficacité, à vrai dire) contre l'opium. Mais il y a les nouveaux collègues (c'est une équipe vraiment cosmopolite), le départ de Tristan Bougon et la concurrence de Baïkal Consulting...


Quatrième partie, « Kaboul brûle-t-il ? », mai 2006, l'affaire des caricatures (Nicolas ne porte pas de jugement), le soulèvement d'une partie de la population (qui détruit et vole tout ce qui est possible), le regain d'activité des talibans. Malgré le drame (attaque, évacuation, casse), Nicolas garde son humour et en fait un événement rocambolesque, genre course poursuite de film américain, qui heureusement pour tout le monde se termine bien. Et il n'oublie pas de rendre hommage aux voisins Afghans qui ont risqué leur vie pour les aider.


Le lecteur quitte Nicolas en juin 2006 à son pot d'adieu, à suivre donc...


À la fin de l'album, 11 pages de bonus avec les visuels de communication pour la lutte contre l'opium et les photos personnelles de l'auteur ou de l'équipe.


Un deuxième album toujours aussi drôle mais plus dense et plus intéressant au niveau historique, politique et social (femmes, enfants, handicapés) pour le lecteur qui voudra comprendre mieux l'Afghanistan.


Nicolas travaille sur un livre sur l'Iran et sur la suite de « Kaboul disco », plus d'informations sur son blog From Kabul with blog.

Par Bédédazi - Publié dans : Afghanistan - Communauté : Bédés d'Asie
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Dimanche 9 novembre 2008

« L'étoile rouge » 闪闪的红星 孩子的天空 (connu aussi sous le titre international de « Sparkling red star ») est un long métrage d'animation chinois de 82 minutes réalisé en 2007 par Dante Lam Chiu Yin et Puzzle Animation Studio Limited (basé à Shenzen) d'après le roman de Li Xintian (livre culte de la littérature communiste). Le DVD avec le film en mandarin et des sous-titres en français est sorti en octobre 2008 chez Opening.


Attention spoiler ! Mon résumé dévoile tout ou partie du film donc abstenez-vous si vous ne voulez pas avoir votre plaisir gâché...

L'action se déroule en 1937 à Liuxi, un petit village du Jiangxi. C'est beau, c'est verdoyant, les enfants jouent, rient et grimpent aux arbres mais la vie n'est pas si idyllique.

Nos jeunes héros, Pan Dongzi et ses copains, apprennent qu'il y a un temps pour le jeu et un temps pour le travail car la vie à la campagne nécessite du travail, pour les adultes, pour les animaux et pour les enfants qui doivent faire preuve de bonne volonté et montrer de la piété filiale.

De plus, le préfet Hu Hansan abuse de son pouvoir et s'acharne sur les villageois, qui encouragés par Xingy Poon, le père de Dongzi, cachent du riz pour aider les vaillants soldats de l'armée révolutionnaire. Avec les soldats arrive les soins et l'éducation des enfants. Bien sûr le maître ne peut être que « civilisé et très vieux » ! Effectivement, il l'est mais il fait la classe aux plus grands et c'est Xiao-lan, sa petite fille de 9 ans qui va enseigner aux garnements de son âge. Dongzi va d'ailleurs vivre son premier émoi amoureux lorsqu'il rencontre Xiao-lan et qu'elle lui prête sa toupie.

Pour garder le spectateur en haleine, des événements surviennent dans la vie de Dongzi : il sauve un petit chien de la noyade et l'appelle Musclor, il observe le ciel pendant la sieste et voit un oiseau de tonnerre (un avion) pour la première fois.

Mais l'armée rouge est en marche et Xingy doit partir... Il donne à son fils une étoile rouge et prend les sandales que son épouse bien-aimée, Li-hua, lui donne. Les villageois-soldats partis, les enfants doivent s'occuper utilement pour le bien de la communauté et un travail leur est assigné : réparer le pont, ce qui met en valeur la compétition, l'esprit d'équipe, car aller dans la même direction c'est s'assurer la victoire.

Une nuit pour aider les soldats, Dongzi vole le télégraphe de Hu Hansan et met en danger tout le monde. Sa mère, Li-hua, meurt d'ailleurs en héroïne (au même moment la lanière de la sandale de Xingy se casse). Si avec ça vous n'avez pas compris la notion de sacrifice... Après quelques pleurs et péripéties, le méchant périt « dans le fruit de son vol » puis le printemps revient, de très belles fleurs (rouges) poussent, Dongzi procède au rituel des ancêtres et Xingy est de retour avec l'armée victorieuse. Le père dépose alors l'étoile rouge sur la casquette du fiston courageux (et prêt à devenir un bon petit soldat).


À n'en pas douter, c'est un film de propagande pour l'armée rouge et d'endoctrinement pour inciter la jeunesse chinoise à servir son pays. À voir donc comme une curiosité, tout de même joliment réalisée et pour comprendre comment fonctionne la propagande sous le régime communiste.


Plus d'informations et la bande annonce sur le site officiel du film (en chinois et en anglais).

Par Bédédazi - Publié dans : Sur la Chine - Communauté : Tout sur la Chine
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Jeudi 6 novembre 2008

Tous les deux ans, en novembre, Paris devient la capitale mondiale de la photographie avec le Salon de la Photo. Cette année, place à « la photographie européenne entre tradition et mutations » mais d'autres événements ont lieu en parallèle comme Paris Photo du 13 au 16 novembre au Carrousel du Louvre où le Japon est à l'honneur avec 14 galeries soit plus de 130 artistes, classiques, modernes ou contemporains.


Bien sûr, plusieurs revues relayent l'information, en particulier celles spécialisées dans la photographie ou l'Art. J'ai eu l'occasion de lire Polka et Images.


Polka (site officiel) est la revue du photojournalisme, 108 pages pour ce nouveau trimestriel qui coûte 5,00 € ce qui est plus que raisonnable au vu de la qualité des photos et des articles. C'est dans le n° 3 de novembre 2008 à janvier 2009 que vous pourrez lire le « Spécial Japon : regards sur une jeunesse nippone ».

Pages 52 à 55 « Geisha, femme de porcelaine » et pages 56 & 57 « À l'école du 'je' » de Ethan Levitas, un photographe américain qui passe sa vie entre New York et le Japon.

Pages 58 à 61 « Manga lolita » de Yoshinaga Masayuki, un photographe japonais qui « aime photographier les marginaux, ceux qui essayent de s'exprimer dans la société japonaise d'aujourd'hui ».

Pages 62 à 69 « L'enfance des sumos » de Steven Achiam, photographe danois d'origine chinoise, auteur du livre « Sumo ».

D'autres photos sur l'Asie comme celles de Joakim Eskildsen sur les Roms au Rajasthan (Inde) et celles de Reza (Français d'origine iranienne) sur la frontière pakistano-afghane.


Images est un magazine spécialisé dans la photographie édité par Le Monde du Regard. Ce beau mensuel de 146 pages mérite bien ses 6,00 €. C'est dans le n° 31 de novembre 2008 (pages 53 à 79) que vous partirez « À la découverte de la photographie japonaise » avec 17 photographes. Ma photo préférée parmi cette sélection est l'extraordinaire Karasu de Fukase Masahisa (1976).

Dans ce numéro, d'autres artistes asiatiques comme la Coréenne Kim Mi-hyun et la Japonaise Kitaura Namiko qui vivent à Paris, les Israéliens Didier Ben Loulou (pour son livre Jérusalem) et Shai Kremer, premier lauréat du Photo Folio Review d'Arles (pour son livre Infected Landscape).

Par Bédédazi - Publié dans : Sur le Japon
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Mercredi 5 novembre 2008

Hibino Katsuhiko 日比野克彦 naît le 31 août 1958 à Gifu 岐阜.


Il échoue deux fois au concours d'entrée de la Tama Art University 多摩美術大学 et étudie le design à l'Université des Arts de Tôkyô 東京藝術大学 d'où il sort diplômé en 1984.


Professeur, artiste et designer, il a reçu de nombreux prix et voyage pour des expositions ou des exhibitions (Sydney en 1986, Venise en 1995 par exemple).





En 1993, Shôgakukan 株式会社小学館 publie « A collection of Katsuhiko Hibino's Arts work » 日比野克彦作品集.


En 2005, suite à une exposition mondiale paraît le livre « Yesterday today tomorrow » avec des photographies de Takeuchi Yuji 竹内裕二.


En 2008, Hibino-san expose au Musée des Arts du XXIè siècle à Kanazawa 金沢市.


Plus d'informations sur Café Hibino son site officiel.

Par Bédédazi - Publié dans : Auteurs japonais
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Lundi 3 novembre 2008

Suite à un message très intéressant de Loïc Jacob (co-président et membre fondateur d'Asie en Lumières, éditeur de HongFei Cultures) concernant le premier Salon des Littératures Asiatiques, je souhaite vous présenter Asie en Lumières.


Asie en Lumières

Domiciliée à Champs-sur-Marne (Marne-la-Vallée), Asie en Lumières est une association fondée par les deux éditeurs de HongFei Cultures (Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh), une libraire, un romancier-journaliste et un professionnel de l'événementiel. Tous ont une activité en Val Maubuée (qui regroupe six communes, Champs-sur-Marne, Croissy-Beaubourg, Émerainville, Lognes, Noisiel et Torcy).

Le but de cette association est d'encourager et favoriser la connaissance de l'Asie (cultures, civilisations, histoire, etc.) et le plaisir de la lecture et des livres mais aussi de renouveler notre connaissance sur les cultures d'Occident à la lumière des cultures d'Asie. Afin de promouvoir les littératures asiatiques sous toutes leurs formes, elle prévoit d'organiser un Salon des Littératures Asiatiques annuel.

Plus d'informations sur le site Asie en Lumières.


Quelques mots sur HongFei Cultures

Je découvre avec ravissement cette maison d'édition qui a déjà publié 8 livres en un an d'existence ! Six sont parus dans la collection Belle Ile Formosa et deux dans la nouvelle collection Coeur Vaillant. Ce sont des contes, des poèmes, des histoires tendres illustrés pour les petits mais aussi pour les grands.

Plus d'informations sur le site de HongFei Cultures et sur les blogs de Loïc Pavillon du Lac de l'Ouest et de Chun-Liang Journal d'un éditeur chinois de Taiwan.



Le Salon des Littératures Asiatiques

Asie en Lumières a prévu de promouvoir la lecture, le livre et la rencontre des cultures avec un salon annuel des littératures asiatiques. La première édition de ce salon se tiendra le 31 janvier 2009 de 10 heures à 18 heures à Centrex, Lognes (77). Placé quelques jours après le Nouvel An chinois, ce salon inspiré des Fêtes des Lumières (communes en Asie) est conçu comme « un rendez-vous autour des lanternes pour ouvrir des livres et s'ouvrir aux cultures d’Asie » : rencontres-signatures avec des auteurs et illustrateurs, moments de convivialité autour du thé, exposition de photographies, atelier de lecture, de contées pour les enfants, etc.

Si 'littératures asiatiques' est au pluriel, c'est parce que ce salon inclura naturellement la bande dessinée et le manga « dans la mesure où par leur auteur et/ou leur forme et/ou leur thème les créations évoquent l'Asie ».


Dès que possible, d'autres informations !

Par Bédédazi - Publié dans : Des mots, lire...
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Mardi 28 octobre 2008

Vous avez peut-être déjà lu le premier article Les artistes de Typhoon Book : Thaïlande - Japon et le deuxième article Les artistes de Typhoon Book : Prabda Yoon.



Wisut Ponnimit est un mangaka thaïlandais.
En 2003, il va au Japon pour étudier le japonais et découvrir l'environnement du manga.



2005 « Everybodyeverything » est la bande dessinée qui l'a fait connaître au Japon : à 28 ans, il devient le premier mangaka thaïlandais à être publié sur l'archipel.
  2006 « Tum and Japan »
  2007 « Hesheit 9 and 10 » manga philosophique
  2008 « Smoke under the hat »

Visitez son site officiel (en thaïlandais) et Tamariba un site où vous découvrirez aussi d'autres artistes et designers thaïlandais (en japonais).
Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 23 octobre 2008

Vous avez peut-être déjà lu le premier article sur Les artistes de Typhoon Book : Thaïlande - Japon.


Prabda Yoon ปราบดา หยุ่น, né en 1973 à Bangkok, est diplômé de la Cooper Union for the Advencement of Science and Art en 1997. Il retourne en Thaïlande pour le service militaire et y reste. Éclectique, il est romancier, novelliste, essayiste, designer, illustrateur, photographe, artiste musical, éditeur de magazines, scénariste (de deux films de Pen-ek Ratanaruang), etc. Voici le lien vers Typhoon Prabda son ancien blog qui n'est plus mis à jour depuis l'été 2007 mais sur lequel il reste des photos et des informations.


2002 « Chit-tak ! » son 1er roman




2005 « Imagined landscape » (à gauche) essai sur l'Art (avec ses dessins, photographies, etc.)


2005 « Lessons in rain » (à droite) son 3è roman, métaphysique et surréaliste






2006 « Hit in the eyes » (à gauche) essai sur la culture visuelle initialement publié dans le magazine thaïlandais Sarakadee


2006 « Page zero » (à droite) réflexions sur la société thaïlandaise contemporaine initialement publiées dans Open Magazine



2006 « Under the snow » son 4ème roman


 

2007 « Kagami no naka wo kazoeru (Writing to Japan) » 鏡の中を数える essai sur l'influence du Japon sur les cultures des pays d'Asie du sud-est initialement publié dans le magazine culturel japonais Eye Scream

 

2008 « Music with tears »
essai musical

2008« Zayû no Nippon »

座右の日本 essai

2008 « Panda »
son 5è roman



Prabda Yoon et Paradorn Suksingha ont créé un groupe de folk alternative, The Typhoon Band et leur premier album s'intitule « Naming of a storm ». Vous pouvez écouter quelques titres sur http://www.myspace.com/thetyphoonband.


Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande - Communauté : L'univers de l'asie
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Lundi 20 octobre 2008

J'ai découvert il y a peu des artistes thaïlandais qui sont connus dans leur pays et au Japon. Les sites où ils sont visibles sont Typhoon Books (en thaïlandais et en anglais) et Typhoon Books Japan (en japonais et en anglais). Voici une sélection des ces artistes et de leurs oeuvres.


 

« Mud » マド n° 1 (janvier-mars 2008) et n° 2 (avril-juin 2008) est un magazine de bandes dessinées trimestriel publié au Japon par un collectif d'artistes thaïlandais.


Narawut Chaichompoo

2008 « Going to see somebody » recueil de nouvelles


Palida Pimpakorn est illustratrice.


2005 « I flirted with a cute dolphin », « I knew a handsome elephant », « I met a lazy bear », 3 livres d'illustrations en collaboration avec Prabda Yoon à l'écriture (en anglais) vendus au profit de la Wild Animal Rescue Foundation of Thailand (WARF)

2008 « Kyoto diary » guide et journal



Rong Wongsawan

2006 « Pliew concrete (Deserted concrete) » recueil de nouvelles

Visitez Tune-in garden son site officiel (en thaïlandais).



Worapoj Phanpong

2005 « Open diary » mémoire

2005 « Tee yu kong hua jai (Home of the heart) » essai



Deux autres articles sur les artistes de Typhoon Book : Prabda Yoon et Wisut Ponnimit.


Par Bédédazi - Publié dans : Thaïlande - Communauté : Asie
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Vendredi 17 octobre 2008

« L'enfer » 近日発売 (En fait, le titre original japonais signifie 'Les grandes fouilles') de Tatsumi Yoshihiro 辰巳ヨシヒロ est un one-shot paru chez Cornélius dans la collection Pierre en août 2008. Il contient 334 pages et coûte 23,00 € (ISBN 2-915492651-4). Les mangas édités par Cornélius sont un peu chers mais ils valent vraiment le coût, euh le coup !

C'est est un recueil de 13 nouvelles parues dans des magazines japonais entre 1971 et 1979, regroupées par l'éditeur japonais Seirinkogeisha, traduites par Fujimoto Satoko et Éric Cordier.


« L'enfer » 地獄 (Jigoku) initialement paru dans l'hebdomadaire Playboy du 14-21 septembre 1971

Lors de la 25ème cérémonie du Mémorial de la Paix, un homme se souvient. Il travaillait pour le service de l'information de la guerre, il avait été envoyé à Hiroshima pour photographier les victimes et les dégâts de la bombe, il avait pris de beaux clichés dont l'ombre d'un fils aimant massant les épaules de sa mère qui s'était imprimée sur le mur d'une maison détruite. Mais la vérité est tout autre.


« Course requiem » 念仏ラース (Nenbutsu race) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 24 novembre 1973

Un homme d'un certain âge ayant perdu son emploi de chef de bureau suite à une altercation dans son entreprise se rend tous les matins au vélodrome à l'insu de son épouse. Mais pour ne pas perdre d'argent il ne parie que sur les courses pour lesquelles il est certain de gagner. Un jour il rencontre la jeune Reiko qui devient sa maîtresse.


« Hôtel du métro » 地下道ホテル (Chikatetsu hotel) initialement paru dans Manga Goraku du 10 avril 1975

C'est hôtel est un euphémisme, c'est un couloir du métro où vivent plusieurs clochards, un a adopté des cafards auxquels il a donné les prénoms de sa fille et de son fils, un est un ancien PDG ruiné, tous ont été abandonnés par leur famille et se soutiennent comme ils le peuvent.


« Une ville dans le creux de la main » 手のひらの街 (Tenohira no machi) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 22 décembre 1973

Après que son frère ait subi contre son gré une lobotomie, un petit truand survit en ayant des relations avec des femmes mais après sa mort, le frère surnommé Robot se retrouve seul et désemparé.


« La rivière sanglante » 殺意の川 (Satsui no kawa) initialement paru dans le supplément de Young Comic du 25 septembre 1973

Shinichi est un enfant handicapé qui aime sortir son poisson rouge de l'aquarium pour l'embrasser mais le poisson meurt et Shinichi va le jeter dans la rivière. Au même moment, une femme hystérique étrangle une fillette qui l'a traitée de grosse truie et jette son corps dans la même rivière. Voyant passer le cadavre, Shinichi croit que c'est son poisson rouge qui a grandi et le répète aux policiers.


« Une fille dans la poche » ポケットの中の女 (Pocket no naka no onna) initialement paru dans le supplément Young Comic du 9 janvier 1973

Afin d'assouvir ses besoins, un homme qui vit avec sa soeur s'est commandé une poupée gonflable. Il vole les vêtements de sa soeur pour habiller la poupée mais il n'avait pas pensé que la jeune femme irait à la police porter plainte pour vols.


« La nouvelle fiancée » 愛の花嫁 (Ai no hanayome) initialement paru dans le n° 34 de AX de août 1973

Usami sort avec Ryoko mais celle-ci couche avec un homme beaucoup plus âgé pour gagner de l'argent. Pendant leurs nuits de débauche, Usami va au zoo et se lie avec une petite femelle singe qu'il nourrit.


« Envie et gourmandise » 舌つづみ (Shita tsutzumi) initialement paru dans Comic Magazine du 19 avril 1979

Shimada et Miyo travaillent dans le même restaurant. Lui est marmiton et elle serveuse. Mais le chef utilise Shimada comme souffre-douleur car il est amoureux de la jolie Miyo. Un soir, il fait boire la jeune femme et abuse d'elle. En cuisine, Shimada entre dans une colère folle et empoigne un couteau.


« Le théâtre de la vie » 色ざんげ (Iro zange) initialement paru dans le supplément de Young Comic du 8 janvier 1974

Tatsuya qui est étudiant à Kyôto revient dans son village car il est amoureux de Madame Mina, l'épouse de son père, un célèbre acteur de nô. Pour contrarier son père, le jeune homme enjambe son masque de nô le plus précieux.


« Les cadeaux de l'amour » 花くらべ恋あそび (Hana kurabe koi asobi) initialement paru dans le supplément Young Comic du 27 novembre 1973

Kyoko est la patronne d'un bar. Elle attend depuis dix ans que l'homme qu'elle aime sorte de prison et refuse d'avoir une quelconque liaison avec les clients. Mais juste avant sa libération, Aoki, qui se croit incapable de revivre dans la société, se suicide.


« Le mari de la sirène » 人魚を妻にした男 (Ningyo wo tsuma ni shita otoko) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 29 septembre 1978

Monsieur Kanzaki est pêcheur et les villageois racontent qu'il aurait attrapé une sirène au large. Un journaliste du quotidien Maicho vient enquêter puis un cadavre de femme est retrouvé sur la plage.


« Journal de guerre d'une prostituée » 娼婦の疝気 (Shôfu no senki) initialement paru dans l'hebdomadaire Manga Times du 25 août 1973

Pendant la seconde guerre mondiale, le quotidien de Sumi et des protituées sur une île de l'Archipel des Carolines dans ce que l'armée japonaise appelait le département du réconfort. Voir à ce sujet « Femmes de réconfort : esclaves sexuelles de l'armée japonaise » de Jung Kyung-a.


« La ville assoiffée » 滑いた街 (Kawaita machi) initialement paru dans Manga Goraku du 13 mars 1975

Alors qu'elle avait crié au satyre après s'être fait tripoter dans le métro, une jeune femme devient amie avec le vieux qu'elle avait accusé. Or l'homme, veuf, pas facile à vivre et délaissé par ses trois enfants, a gagné dix millions de yens à la loterie.


Des nouvelles sombres et réalistes, cruelles souvent, représentatives du gekiga, bien que l'auteur y glisse parfois une pointe d'humour car il s'imaginait au début de sa carrière en auteur comique (il l'explique dans la postface). Ces nouvelles montrent des petits bouts du Japon, des petits bouts de vie, des petits bouts de l'âme humaine.

Par Bédédazi - Publié dans : Mes lectures manga - Communauté : Tout sur le Japon
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