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Et un petit jeu ^__^
Vendredi 3 novembre 2006

« Déclic amoureux » シャッターラブ est un one-shot de Okazaki Mari おかざき真里 paru au Japon en juillet 1998 chez Shueisha (prépublication dans Margaret) et en France en juillet 2004 chez Delcourt (190 pages, 5,75 €, ISBN 2-84789-483-7).

A noter que ce manga est classé en shôjo mais que « l'âge minimum conseillé » par l'éditeur est de 16 ans, donc ce serait plutôt un josei, non ?

 

Voir la biographie et la bibliographie de Okazaki Mari.

 

Un petit résumé pour que vous en sachiez plus avant de commencer la lecture ? Au lycée Seika, Nishijima Maki prend régulièrement des photos de Yumi sa meilleure amie (les photos sont parfois coquines mais Yumi ne le sait pas) et les vend à la boutique d'Ossan pour gagner un peu d'argent. C'est là qu'elle croise Osai, un photographe professionnel qui lui confirme son talent et lui conseille de participer au concours Gendai photo. Ce faisant, il pense mettre sa petite amie Sai (en panne d'inspiration alors qu'elle a gagné le concours deux ans auparavant) et Maki en concurrence. Quel va être le résultat de ce piège tendu à une Maki inexpérimentée et à une Yumi naïve qui lui sert de modèle ?

 

Toujours à la recherche de nouvelles lectures, j'ai été immédiatement intrigué par ce manga qui raconte l'histoire d'une lycéenne passionnée de photographie. Il faut dire qu'à sa sortie (en juillet 2004), Delcourt publiait pour la première fois Okazaki Mari en français et j'ai été agréablement surpris par les dessins et par le ton employé dans ce récit.

 

En fait, j'ai mis du temps à apprécier à leur juste valeur les dessins. Ce n'est pas que je les trouvais moches, au contraire, mais il y avait le petit quelque chose de différent et d'attirant que je n'arrivais pas à saisir (vous voyez ce que je veux dire ?). Puis j'ai compris : ce sont les visages, ils sont charnus, vivants et les personnages ont des regards, des sourires, parfois des grimaces comme nulle part ailleurs. Du coup, il se dégage une sensualité, une sensibilité à fleur de peau et un envahissement du scénario dans la vie du lecteur qui devient voyeur. Bien joué, Mari !

 

Depuis, j'ai été conquis par les mangas de Okazaki Mari alors attendez-vous à découvrir d'autres titres chroniqués prochainement !

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Dimanche 22 octobre 2006

« Kamisama » カミサマ (sous-titré en français « La mélodie du vent ») de Kotobuki Keisuke est un très joli livre tout en couleur de 112 pages (en fait il n'est pas numéroté) pour 10,95 € (ISBN 2-915513-27-9) paru chez Ki-oon le 28 septembre 2006.


Voir la biographie et bibliographie de Kotobuki Keisuke.


Je suis persuadé que certains diront que « Kamisama » n'est pas véritablement un manga mais plutôt un livre illustré et décideront qu'il n'est destiné qu'à la jeunesse alors je me permets de dire qu'ils ratent quelque chose de beau !


C'est donc une excellente initiative de la part de Ki-oon (pour moi, c'est un des éditeurs qui montent, voir l'article sur « Les tomes 1 de l'été » où Ki-oon arrive en tête avec 4 nouveaux titres juste devant Kurokawa) d'avoir édité ce chef-d'oeuvre de poésie et de merveilleux, annoncé par un « entre manga et conte » comme le « Alice au pays des merveilles nippon ».


A noter que le sens de lecture est occidental mais Ki-oon s'explique en disant que l'adaptation a été faite en étroite collaboration avec l'auteur qui a repris ses planches et qui a transformé les bulles pour qu'elles soient adaptées à la traduction française, c'est-à-dire horizontales. De ce fait, le travail de Kotobuki-san n'est pas dénaturé, ce qui est préférable vu la qualité de ses dessins et des histoires tout en subtilité.


Justement quelques mots sur les dessins et les récits. Il suffit de feuilleter l'ouvrage pour pouvoir simplement admirer les superbes dessins aux couleurs pastels et penser que c'est vraiment très mignon. Quant aux récits, ils sont tous les trois fantastiques, courts mais d'une telle intensité qu'il m'est impossible de dire lequel je préfère. Je peux en tout cas vous assurer qu'ils n'ont rien de puéril et que tous (jeunes ou moins jeunes) peuvent les apprécier et ressentir tendresse et émotion.


Quelques lignes seulement pour ne pas vous enlever le plaisir de lecture et de découverte. « Lucy dans le ventre du chat » ルーシーは猫の中 interroge sur la façon de percevoir, rêve ou réalité ? Dans « Le chat-pluie » 雨猫奇譚, c'est une autre dualité, souvenir et oubli, qui est mise en avant (les deux dernières phrases sont magnifiques), ainsi que dans la suite « Shimashima » しましま, récit peut-être plus émouvant encore, en tout cas plus grave puisque la maladie et la mort sont présentés de manière à la fois cruelle et douce. En fait, les protagonistes sont des fillettes et des chats mais je crois que les rôles principaux sont amitiés et dualités (à chaque fois plus fortes).


Je ne sais pas si d'autres lecteurs on également vu ces dualités entre rêve et réalité, entre souvenir et oubli, entre vie et mort, entre cruauté et douceur, mais vous pouvez lire d'autres chroniques comme celle de Squekky sur Japan-Bar. Et celle de LoneStarr sur SciFi-Universe où (malgré quelques fautes style « comte pour enfant ») il écrit à propos du premier récit que « derrière son apparence enfantine, celui-ci semble cacher un sens beaucoup plus profond ». De plus, il a remarqué l'hommage à « Mon voisin Totoro » となりのトトロ, avec les fillettes (Satsuki 五月 et Mei メイ) qui rencontrent un « chat » (Totoro トトロ) sous la pluie. Par contre, il développe une idée sur la solitude à laquelle je n'avais pas du tout pensé, à voir donc et à vous de vous faire votre propre opinion.


Pour conclure, je dirais que je suis réellement émerveillé, que comme beaucoup de contes, ceux-ci invitent à la rêverie et que cela fait vraiment du bien de rêver. Puis-je me permettre un conseil ? Si vous avez un cadeau à faire (à qui que ce soit) pour un anniversaire - ou pourquoi pas à Noël - et que votre budget ne dépasse pas 11,00 €, choisissez « Kamisama » et si votre budget est plus conséquent, essayez de glisser « Kamisama » comme un petit plus ! Vous ne le regretterez pas et la personne qui l'a reçu vous en sera sûrement reconnaissante éternellement !


Mise à jour : Un deuxième recueil, « Kamisama - Les contes de la colline » est paru en mars 2007.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 13 octobre 2006

« Azumanga Daioh » あずまんが大王 de Azuma Kiyohiko 清彦 (ou あずまきよひこ) est un seinen en 4 tomes publié chez Kurokawa de septembre 2005 à mars 2006. Au Japon, cette série est sortie entre 1999 et 2002 chez Media Works avec prépublication dans le magazine Dengeki Daioh.


Tome 1 : 168 pages dont 4 couleur pour 9,00 € (ISBN 2-351-42009-8), paru le 8 septembre 2005

Tome 2 : 168 pages dont 4 couleur pour 9,00 € (ISBN 2-351-42010-1), paru le 10 novembre 2005

Tome 3 : 170 pages dont 4 couleur pour 9,00 € (ISBN 2-351-42033-0), paru le 12 janvier 2006

Tome 4 : 192 pages dont 4 couleur (une histoire complète) pour 9,00 € (ISBN 2-351-42040-3), paru le 9 mars 2006


Voir la biographie et la bibliographie de Azuma Kiyohiko.



Composée d'histoires courtes ou de gags en 4 cases appelés yonkoma, cette série humoristique se déroule sur les 3 années de lycée de Chiyo et ses copines de classe.


Si vous n'avez pas lu le manga ni vu la série animée : STOP !


Les héroïnes de « Azumanga Daioh »

Chiyo ちよ est une surdouée de 10 ans, toute mignonne avec ses couettes, qui vit dans une grande maison avec son chien, Tadakichi-san 忠吉さん (ses parents riches sont toujours absents) et qui doit s'intégrer dans une classe de Seconde au lycée. Heureusement elle se fait rapidement des amies :

- la studieuse Yomi (genre intello à lunettes, mais toujours au régime),

- la timide et athlétique Sakaki (elle veut devenir vétérinaire et adore les chats mais ceux-ci la mordent systématiquement),

- la mignonne Kaorin かおりん (elle voue une passion à Sakaki et le professeur Kimura la poursuit de ses assiduités),

sans oublier les trois idiotes du « bonkurâzu » (ou « le club des trois idiotes ») :

- la médiocre Kagura 神楽 (elle n'est bonne qu'en sports...),

- la survoltée et provocatrice Tomo (à la limite débile...),

- et la léthargique Kasuga 春日 (surnommée Osaka 大阪 à l'insu de son plein gré – car elle arrive de cette ville et parle le dialecte de Osaka : le kansaiben 関西弁).


Les adultes de « Azumanga Daioh »

Yukari est la professeur principale de la classe 3 (donc de nos héroïnes) : surexcitée, fainéante, tout le monde se demande comment elle a pu devenir professeur d'anglais.

La sympathique Minamo みなも (surnommée Nyamo) est la professeur principale de la classe 5, également professeur de sport et amie de Yukari.

Kimura 木村, le professeur de littérature, est un obsédé notoire (il a choisi son métier pour observer sans risque les lycéennes !). Il est pourtant marié à une belle jeune femme qui l'aime plus que tout et il est papa d'une jolie fillette. Il est le seul personnage masculin régulier.


Les animaux dans « Azumanga Daioh »

Les animaux tiennent véritablement une grande place dans « Azumanga Daioh ».

Le thème animalier récurrent est : les chats qui mordent Sakaki ! Celui qui apparaît le plus souvent est Kamineko かみねこ, un vilain chat gris (aux grandes dents acérées) qu'elle croise régulièrement sur le chemin du lycée. Ni Sakaki ni les lecteurs ne comprendront cette « haine » des chats (et de celui-ci en particulier) envers Sakaki.

Monsieur Tadakichi 忠吉さん, le berger des Pyrénées de Chiyo a aussi une place importante, il est tout blanc, grand et imposant mais gentil et permet sûrement à ses parents absents de penser que Chiyo est en sécurité avec lui.

Mayâ マヤー qui apparaît plus tard est un chat sauvage de Iriomote 西表島, rencontré durant le voyage de fin d'études à Okinawa 沖縄. Bien que sauvage, il est le seul chat que Sakaki peut approcher et caresser sans risque ce qui la met évidemment dans tous ses états.

Un animal étrange fait son apparition de temps en temps, c'est Chiyochichi ちよ父 que Sakaki et Osaka voient en rêve et croient être le père de Chiyo (il ressemble vaguement à un chat et peut voler).

Sans oublier la peluche fétiche de Sakaki qui revient régulièrement, Nekokoneko ねここねこ, un chat adulte surmonté d'un chaton, et les costumes utilisés pour les fêtes du lycée (pingouin, ours).


Les personnages – et les animaux – sont donc tous bien différents et ont chacun une place unique dans cette série où le quotidien (aussi bien au lycée qu'à l'extérieur) est raconté avec des dessins simples mais efficaces et où la vie et les émotions des protagonistes sont montrées de manière tendre ou amusante.


Un manga à lire pour passer de bons moments et pourquoi pas se rappeler ses années de lycée

Les livres sont vraiment beaux (dommage qu'ils ne soient pas réunis en coffret), avec un grand format 15 x 21 (ce qui justifie le prix de 9,00 €) et ils se dégustent gag par gag car ces trois années de lycée passent si vite que la fin arrive avec un petit pincement au coeur (chose que j'ai également ressentie à la fin de la série animée que j'ai en fait vue avant de lire les mangas). A savoir que la rentrée des classes se déroule en avril au Japon, puis en septembre pour le deuxième trimestre après les vacances d'été. Humour, tendresse, jeux de mots, fêtes scolaires du sport ou de la culture, rêves, vacances, dérapages contrôlés (lorsque Yukari conduit !), examens et voyage à Okinawa, voilà ce qui vous attend dans « Azumanga Daioh ».


L'anime

C'est en 2002 que l'anime débarque à la télévision japonaise (après un essai infructueux d'un épisode pilote payant sur Internet en 2000) avec 130 épisodes de 5 minutes regroupés en 26 épisodes de 25 minutes. Au Japon, 3 DVD sont sortis entre septembre 2002 et janvier 2003, puis 6 DVD entre juillet et septembre 2003, ainsi que de nombreux CD (une douzaine entre avril 2002 et décembre 2003). En France, l'intégrale est disponible chez Kaze avec 2 coffrets de 3 DVD chacun (sortis respectivement en juin et octobre 2005). Mais 50,00 € pour chaque coffret, c'est cher alors que la version US est disponible depuis septembre 2005 en un unique coffret de 6 DVD pour moins de 40,00 € avec une qualité supérieure !


Quelques infos supplémentaires


Du même auteur, « Yotsuba & » よつばと! dont j'ai chroniqué le tome 1 dans « Les numéros 1 de l'été - deuxième partie ».


Il existe un Webring (francophone et anglophone) répertoriant des sites de fans de « Azumanga Daioh ». Parmi ces sites, « Azumanga to Yotsuba to ! » あずまんがとよつばと!(mais il est en train de déménager) et « Azumanga Web Daioh ».


Pour ceux qui veulent s'amuser, il existe des quizz en particulier sur Quizilla ! (en anglais) pour savoir « quel personnage de Azumanga Daioh êtes-vous ? ». J'en ai fait 5 : pour 3 je suis Yomi (smart and probably the most normal) et pour 2 je suis Chiyo (you are a genius and sooooo cuuuuute) ! Mais sachez que mes personnages préférés restent dans l'ordre Sakaki, Chiyo et Osaka.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 27 septembre 2006

La première partie de cet article est ici.

 

« Les petites fraises » ou plutôt « Ichigo mashimaro » 苺ましまろ de Barasui ばらスィー

Seinen paru le 14 septembre chez Kurokawa, 171 pages dont 4 couleur pour 6,90 €, ISBN 2-351-42089-6.

Entrez de plein pied dans l'univers de Itô Nobue, une lycéenne de 16 ans qui fume comme un pompier, conduit une voiture alors qu'elle n'a que le permis scooter et raconte son quotidien avec sa soeur cadette Chika, la meilleure copine Matsuoka Miu (toutes deux ont 12 ans et sont en 6ème) et la petite voisine Sakuragi Matsuri (11 ans, en CM2) qui vient jouer avec elles. Malgré le titre français (stupide), cette série mignonne et amusante est classée en seinen et vise effectivement un public adulte (mais n'écoutez pas les urluberlus qui parlent de pédophilie sous prétexte que les héroïnes sont des petites filles).

Le tome 2 est annoncé pour le 9 novembre. Au Japon, la série est en cours chez Media Works (4 tomes) avec prépublication dans Monthly Comic Dengeki GAO.

 

« Le roi des ronces » いばらの王 de Iwahara Yuji 岩原 裕二

Shônen paru le 12 juillet chez Soleil, 228 pages couleur pour 9,95 €, ISBN 2-84946-527-5.

Dans un futur proche, les humains sont décimés par la sclérose cellulaire non-héréditaire, surnommée Médusa. Le richissime Sir Henry Abstein dont le fils est mort de ce terrible virus décide de transformer son château du 13ème siècle en centre médical. C'est ainsi que 160 élus sont enfermés dans des capsules cryogéniques le temps qu'un vaccin soit découvert. Kasumi est sélectionnée mais pas sa jumelle, Kazuku. Dès la page 13, Kasumi et les autres se réveillent dans une salle sombre, envahie par les ronces. Aucun médecin et visiblement pas de traitement efficace puisque le bracelet que chacun porte au poignet révèle la progression de la maladie. Combien de temps sont-ils restés endormis, que s'est-il passé et que sont les créatures qui les attaquent ne laissant que 7 survivants désemparés ? J'ai beaucoup aimé ce manga très bien dessiné et j'ai hâte de lire la suite !

Le tome 2 est annoncé pour le 27 septembre et le tome 3 pour le 22 novembre. Au Japon, la série est publiée chez Enterbrain (6 tomes) avec prépublication dans Comic Beam.

 

« Sorcières » 魔女 de Igarashi Daisuke 五十嵐大介 (du même auteur que « Hanashippanashi » はなしっぱなし)

Seinen paru le 8 septembre chez Casterman dans la collection Sakka, 192 pages pour 9,95 €, ISBN 2-203-37387-3.

Trois histoires de sorcières, dans trois lieux et cultures différents. La première (la plus longue) intitulée « Le fuseau » se déroule en Turquie et narre le périple de Ciral, une fillette qui quitte (provisoirement) son village (très beau dessin pages 14 & 15) pour se rendre à Istanbul où elle doit faire face à la vengeance de Nicole, une femme délaissée. La deuxième intitulée « Kuarupu » se situe au coeur de la forêt d'Amazonie que la jeune sorcière Kumali et les esprits protègent de la destruction. La troisième intitulée « La sorcière sur l'oiseau » se passe dans un village d'Asie (mais ça pourait être l'Europe, avec les épis de maïs) où un vieux prêtre communique avec sa petite soeur décédée, quand elle vient à l'heure du thé sur un oiseau. Si je devais donner juste un mot ou un groupe de mot pour chaque conte, je dirais pour le premier « magie de l'Orient », pour le deuxième « forêt luxuriante » (magnifique dessin pages 128 & 129) et pour le troisième « récit fantastique ». De plus, les dessins sont d'une beauté... magique !

Le tome 2 est annoncé chez Sakka pour le 9 février 2007 (va falloir attendre...).

 

« Shin megami tensei : Kahn » 真女神転生 Kahn de Yanagisawa Kazuaki 柳沢一明

Shônen paru le 24 août chez Ki-oon, 180 pages dont 4 couleur pour 7,50 €, ISBN 2-915513-25-2.

Le lycée Karukozaka a mystérieusement disparu et 560 élèves ainsi que 28 professeurs sont morts. Ne sont revenus vivants que deux élèves : un garçon Nobu et une fille Yumi. Six mois après, Nobu essaie de reprendre incognito sa scolarité dans un autre établissement. Ses seuls amis sont deux jeunes filles, Hazama Reiko qui fréquente l'église de Thorman en attendant le retour de son frère, Ideo (qui était également dans le lycée disparu) et Pixie un démon allié aux humains. Nobu veut également retrouver Yumi mais il n'est pas le seul. De plus sa mère est dévorée devant ses yeux par un démon et il doit fuir car il est accusé de cet odieux crime. Les deux adolescents peuvent-ils continuer d'ignorer les pouvoirs occultes qu'ils ont reçus dans le monde des ténèbres alors que des crimes horribles se produisent en ville et que les démons veulent envahir le monde ? Ce manga gore est issu d'un roman qui a déjà engendré animation et jeux vidéos depuis 1987 (en fin de volume 4 pages expliquent les liens entre ce manga et les jeux vidéos).

Le tome 2 est sorti en même temps chez Ki-oon, 194 pages pour 7,50 €, ISBN 2-915513-26-0. Le one-shot « Shin Megami tensei : If... » est annoncé pour le 26 octobre. Au Japon, la série est publiée chez Enterbrain (9 tomes).

 

« Tsukihime » 真月譚 月姫 de Sasakishônen 佐々木少年

Shônen paru le 24 août chez Ki-oon, 224 pages dont 2 couleur pour 6,90 €, ISBN 2-915513-28-7.

Après un grave accident, il y a 8 ans, dont il ne se rappelle plus bien, Tôno Shiki vit chez sa tante et son oncle. Mais, à la mort de son père, il retourne vivre au manoir de la famille Tôno où il découvre que sa soeur cadette, Akiha vit seule avec deux servantes, Kohaku et Hisui qui sont soeurs. Rien de bien passionnant, me direz-vous ! Oui, mais... Depuis l'accident, Shiki voit des lignes sur les humains et les objets et a le pouvoir de tuer (les gens) et de détruire (les objets) en suivant ces lignes. Lorsqu'il part, sa tante lui remet un boîtier dans lequel il y a un couteau, couteau que Shiki utilise pour tuer une ravissante jeune femme (vampire) croisée dans un parc. De plus, un tueur en série sévit en ce moment, laissant les victimes vidées de leur sang. Ce manga très bien dessiné et passionnant ne devrait pas décevoir les fans de l'anime créé par Type Moon / Project Tsukihime et du jeu vidéo « Melty blood ».

Le tome 2 n'est pas encore annoncé. Au Japon, la série est en cours chez Media Works (4 tomes).

 

« Les vents de la colère » 光る風 de Yamagami Tatsuhiko 山上たつひこ

Seinen paru le 23 août chez Akata/Delcourt dans la collection Fumetsu, 288 pages pour 8,50 €, ISBN 2-7560-0367-0.

Feuilletez ce livre, n'avez-vous pas l'impression que c'est dessiné par Tezuka Osamu ? Publié en 1970 dans Shônen Magazine, ce manga est indubitablement « le reflet d'une époque » (en fin de volume, 3 pages de Patrick Chesnet, journaliste spécialiste de l'Asie). Le lecteur est prévenu dès le début : « ... seconde moitié du vingtième siècle... le village de Moike est soudain frappé par une maladie mystérieuse : 12 300 victimes, dont 712 morts... enquête dure 50 jours... bébés nés 6 mois plus tard... horribles malformations... Voici 12 ans les autorités ont créé une île artificielle de 13 117 km²... regroupés les malades originaires de Moike... ». Trente deux ans ont passé et pratiquement tout le monde a oublié cette histoire. Rokkôji Mitsutaka sort de l'école militaire où il a fait honneur à son père, général de l'armée de terre à la retraite, alors que son jeune frère Gen – qui a plutôt un esprit d'artiste – s'insurge contre un policier qui vient d'abattre en pleine rue Shôji, un copain de lycée – et un des jeunes qui avaient visité illégalement l'île Dejima. Gen quitte alors la maison familiale, loue un studio en ville et trouve un travail aux éditions du Soleil Levant mais le directeur, Furuya Shinkichi est continuellement surveillé. Gen s'embarque dans une drôle d'histoire alors que Mitsutaka part fièrement au Cambodge. Ce manga passionnant qui annonce et dénonce pas mal de choses est à lire absolument pour connaître mieux les années 60 au Japon.

Le tome 2 qui conclut cette série est annoncé pour le 22 novembre. Au Japon, la série est publiée chez Asahi Sonorarama (2 tomes).

 

« Yotsuba & » よつばと! de Azuma Kiyohiko あずまきよひこ (même auteur que « Azumanga Daioh » あずまんが大王)

Shônen paru le 17 août chez Kurokawa, 226 pages pour 7,50 €, ISBN 2-351-42071-3.

Si vous avez envie d'éclater de rire, achetez le manga de Yotsuba, la petite fille aux cheveux en forme de trèfle : vous ne le regretterez pas ! C'est mon tome 1 préféré de l'été ! Yotsuba emménage avec son papa (traducteur) dans une nouvelle maison, dans une ville où « y a trop plein de maisons » et aussi « plein de gens » et « même des magasins » ! Yotsuba est une fillette de 6 ans, décalée, étonnante et détonante (« invincible » selon son papa) ! Elle s'étonne de tout (« enjoy everything »), fait signe de la main aux gens qu'elle ne connaît pas, adore Jumbo (« quel géant ! »), se perd en poursuivant un papillon, se prend une balançoire en pleine tête ne sachant pas à quoi ça sert puis voltige miraculeusement dans les airs, imite la cigale au sommet d'un poteau téléphonique, suit une inconnue dans la rue avant de fuir en hurlant, se retrouve enfermée dans les toilettes, s'acharne sur la sonnette (« le bouton qui fait sortir les gens »), fait régulièrement irruption chez les ravissantes voisines (Asagi l'aînée, Fûka la cadette et Ena la benjamine qui vivent avec leur mère), s'insurge contre la climatisation qui favorise le « réfochement clitamique », et tant d'autres choses que je vous laisse découvrir en lisant ce manga encore plus drôle que « Azumanga Daioh » !

Le tome 2 est annoncé pour le 12 octobre. Au Japon, la série est en cours chez Media Works (5 tomes) avec prépublication dans Monthly Comic Dengeki GAO.

 

Le bilan de l'été ?

Une belle moisson de 16 nouvelles séries réparties en 8 seinen, 6 shônen (je n'en ai jamais lu autant !), 1 shôjo et 1 kowai (s'il n'y a pas de gekiga et de josei, c'est surtout parce que ces genres de manga sont plutôt des one-shots).

Editées chez Ki-oon : 4 ; Kurokawa : 3 ; Akata/Delcourt - Glénat - Sakka : 2 ; Kami - Soleil - Tonkam : 1.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 26 septembre 2006

Il paraît que l'été est propice aux lectures et de nombreux tomes 1 ont été édités cet été.

Je vous présente donc les tomes 1 des mangas sortis entre le 21 juin et le 22 septembre 2006, du moins ceux que j'ai lus et appréciés et qui seront chroniqués plus en détail lorsque les séries seront terminées ou plus avancées.

 

« Blood alone » Blood Alone de Takano Masayuki 高野真之

Seinen paru le 24 août chez Ki-oon, 194 pages dont 2 couleur pour 6,90 €, ISBN 2-915513-24-4.

Cette histoire de vampires paraît simple mais le graphisme est superbe, sombre à souhait et le scénario est réellement intéressant. Misaki (une fillette, orpheline depuis qu'un vampire a tué son père) et Kuroe (un écrivain dont la soeur a également été tuée par un vampire) vivent ensemble dans un bel appartement. Ils dorment la journée (Misaki est en fait un vampire), vivent la nuit (Kuroe écrit plutôt la nuit) et sortent peu, d'autant plus qu'un « tueur au cutter » sévit en ce moment. Lorsque Misaki sort pour chercher un chat égaré, la police pense qu'elle a fugué et la poursuit. Avez-vous remarqué comment les pages changent ? Les pages noires sont pour la nuit et les pages blanches pour le jour !

Le tome 2 est annoncé pour le 23 novembre. Au Japon, la série – classée en « horror » – est en cours chez Media Works (3 tomes) avec prépublication dans Monthly Comic Dengeki Daioh et un CD « Blood alone - Original sound drama » est sorti le 21 juillet.

 

« Cat Shit One » キャットシットワン de Kobayashi Motofumi 小林源文

Seinen paru le 23 août chez Glénat, 137 pages dont 9 couleur pour 6,50 €, ISBN 2-7234-5632-6.

Voulez-vous aider Perky, Botaski, Rats, Bota et les autres dans leur mission numéro 3 « Il faut sauver le major Anderson » ? La guerre du Vietnam (1946-1954) dessinée par un Japonais de la même façon que le magistral « Maus » de Art Spiegelman, c'est-à-dire que les protagonistes sont des animaux (ça fait aussi penser à La Fontaine) : les Vietnamiens sont des chats, les Américains des lapins, les Coréens des chiens, les Japonais des singes, les Français des cochons, les Russes des ours et les Chinois des pandas. Se rajoutent aux 9 missions (de reconnaissance ou de sauvetage) de l'unité Cat Shit One, 4 pages d'explications historiques, 2 sur les armes légères utilisées par les armées américaine et nord-vietnamienne, et en bonus « Dog Shit One » une histoire (humaine) en 18 pages originellement publiée dans Combat Magazine.

Le tome 2 est annoncé pour le 11 octobre. Suivront un tome 3 et un tome 0.

 

« Contes d'adolescence » 思春期未満お断り de Watase Yû 渡瀬悠宇

Shôjo paru le 4 septembre chez Glénat, 192 pages pour 6,50 €, ISBN 2-7234-5505-5.

Cette série courte est une oeuvre de jeunesse : Watase Yû dit qu'elle a commencé à la créer à l'âge de 14 ans et qu'elle n'a cessé de la remanier pendant ses années de collège et de lycée. Lorsque sa mère décède d'un cancer, Higuchi Asuka (16 ans) quitte Hokkaidô sur sa moto pour venir vivre dans la maison des Sudô à Tôkyô. Elle pense y faire enfin la connaissance de son père mais elle rencontre un demi-frère Sudô Manato (15 ans) et une demi-soeur Sudô Kazusa (14 ans), qui eux aussi n'ont jamais vu leur père bien qu'ils sachent que celui-ci soit administrateur général dans le collège qu'ils fréquentent. De bien étranges contes dans cette série amusante, normalement destinée aux adolescents, mais un bon petit shôjo de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

Au Japon, la série est prépubliée dans Shôjo Comic de 1990 à 1991 puis éditée en 3 tomes chez Shogakukan entre 1992 et 1994.

 

« Edison family science » 空想科学エジソン de Kasahara Tetsurô カサハラテツロー

Shônen paru le 16 août chez Kami, 248 pages dont 8 couleur pour 8,95 €, ISBN 2-35100-094-3.

Présentée par l'éditeur comme « un univers steampunk entre Miyazaki et Jules Verne » et « fable technologique... utopie uchronique... petit bijou de science-fiction baroque », cette série a attiré mon attention d'autant plus que le format 15 x 21 est beau et que les dessins sont jolis. C'est dingue ce que Milo, l'héroïne ressemble à Nausicaä (風の谷のナウシカ), Kiki (魔女の宅急便), San (もののけ姫), Sheeta avec les cheveux courts (天空の城ラピュタ) toutes dessinées par Miyazaki Hayao 駿 宮崎, ou Nadia (ふしぎの海のナディア), série du studio Gainax ! Depuis que son fiancé, Albert a quitté le village sacré de Nostragia pour s'aventurer au-dessus de la cascade, Milo est sur les nerfs. Mais en réparant le grand moulin (elle est très douée pour la mécanique), elle découvre un objet rond au fond du bassin et celui-ci aide les habitants à combattre un giri mécanique qui détruit tout sur son passage. La boule dit s'appeler Edison Stein et demande à Milo de l'emmener dans le monde en haut de la cascade. L'aventure commence pour Milo, la découverte de nouveaux amis, Hookin et Galilei qui l'ont recueillie dans leur sous-marin, le Nautilus n°2 (bonjour, le clin d'oeil !), et bien sûr la recherche d'Albert (qu'apparemment tout le monde connaît !).

Le tome 2 est sorti le 20 septembre et le tome 3 est annoncé pour novembre. Au Japon, la série est publiée chez Gentosha (3 tomes) avec prépublication dans Comic Birz.

 

« Emerging » エマージング de Hokazono Masaya 外薗昌也 (même auteur que « Inugami » 犬神)

Seinen paru le 22 juin chez Kurokawa, 276 pages dont 4 couleur pour 7,50 €, ISBN 2-351-42080-2.

Tome 2 sorti le 17 août chez Kurokawa, 276 pages dont 4 couleur pour 7,50 €, ISBN 2-351-42081-0.

Cette série étant déjà complète, je vais donc la chroniquer très bientôt dans un article qui lui sera consacré.

 

« Gon » ゴン de Tanaka Masashi 田中政志

Shônen réédité le 8 septembre chez Casterman dans la collection Sakka, 144 pages pour 6,95 €, ISBN 2-203-37390-3.

Gon est un bébé tyrannosaure âgé d'un an et le lecteur suit fébrilement ses aventures, (chasser, manger, dormir, jouer, etc.) en découvrant les autres animaux qui peuplent son monde. Le réalisme et la beauté des dessins sont époustouflants. Toute la splendeur et la cruauté de la Nature sont dans ce manga sans aucun texte mais empli d'humour.

Cette très belle série publiée par Casterman dans les années 90 est donc rééditée dans la nouvelle collection Sakka avec un format plus petit et dans le sens de lecture japonais. Le tome 2 est sorti en même temps que le tome 1 ; le tome 3 et le tome 4 sont annoncés pour le 10 novembre, le tome 5 et le tome 6 sont annoncés pour le 9 février 2007.

 

« Gyo » ギョ de Itô Junji 伊藤潤二 (même auteur que « Spirale » うずまき et « Tomie » 富江)

Manga d'horreur paru le 7 juillet chez Tonkam dans la collection Frisson, 208 pages pour 9,00 €, ISBN 2-84580-762-7.

Tome 2 sorti le 6 septembre chez Tonkam, 199 pages pour 9,00 €, ISBN 2-84580-763-5.

Cette série étant déjà complète, je vais donc la chroniquer très bientôt dans un article qui lui sera consacré.

 

J'aurais bien rajouté les tomes 1 de « Kajô, la corde fleurie » 花繩 de Mori Hideki 森秀樹 et Koike Kazuo 上村一夫 et « Kurosagi, livraison de cadavres » 黒鷺死体宅配便 de Yamazaki Hosui 山崎峰 mais je ne veux pas tricher sur les « numéros 1 de l'été » car ils sont sortis en mai et je les ai lus au printemps.

 

« Manhole » マンホール de Tsutsui Tetsuya 筒井哲也 (même auteur que « Reset » リセット)

Seinen paru le 8 juin (bon, je sais, c'était encore le printemps, mais je l'ai lu cet été !) chez Ki-oon, 210 pages pour 6,90 €, ISBN 2-915513-21-X.

Considéré comme un « thriller biologique » par son auteur, ce manga fait vraiment froid dans le dos. « 7 décembre 2004, 16 h 32, rue marchande principale de la ville de Sasahara », Horikawa Yoshito, un homme de 32 ans, nu et ensanglanté crache du sang sur un étudiant, Yamamiya Yôichi avant de tomber raide mort. Takimoto Shûichi, Mizoguchi Ken, la jeune Inoue Nao et le médecin Sudano Tadao du Commissariat de Sasahara mènent l'enquête. Un peu plus d'une heure après, Yamamiya fraîchement douché a des relations avec sa petite amie, Sekiguchi Mika, puis se rend au commissariat pour présenter sa déposition en tant que témoin principal. La contamination est lancée et la filariose, une maladie due à un dangereux parasite gagne du terrain peu à peu. Le Bureau d'Investigation du Commissariat de Sasahara doit retrouver l'instigateur surnommé « le photographe » et la Section des Maladies Contagieuses du Service de Santé Publique doit lutter contre le parasite qui dépossède ses victimes de leurs besoins vitaux.

Le tome 2 est annoncé pour le 28 septembre. Au Japon, la série est publiée chez Square Enix (3 tomes) avec une prépublication dans Young GanGan.

 

« Les mystères de Taishô » 幻影博覧会 de Tôme Kei 冬目景

Seinen paru le 23 août chez Akata/Delcourt dans la collection Gingko, 224 pages pour 7,50 €, ISBN 2-7560-0254-2.

Moi qui aime les « mysteries » et les oeuvres de Tôme Kei, je n'ai pas été déçu par ce manga qui se déroule dans le Tôkyô des années 20 et qui ressemble à un roman qui aurait été co-écrit par Agatha Christie (1890-1976) et Edgar Allan Poe (1809-1849) – il y a d'ailleurs un clin d'oeil à Edogawa Ranpo 江戸川乱歩 (1894-1965). Matsunomiya Haruka est un détective privé doué qui aide souvent la police à résoudre des enquêtes. Takazono Maya est une jeune assistante plus qu'intelligente recommandée par le Professeur Fujieda, qui vient travailler avec Matsunomiya et qui fait appel à un grand chien blanc et borgne. Impossible de s'ennuyer avec ces 6 enquêtes intrigantes, les questionnements sur Maya et la disparition de ses parents et toujours les dessins magnifiques et sombres de Tôme Kei, et une ambiance nostalgique et fantastique.

La seule chose qui m'inquiète est à quelle date la suite sortira...

 

La deuxième partie de cet article est ici.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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