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Je souhaite à tous mes lecteurs une bonne année 2009 !
しんねんあけましておめでとうございます。 |
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Je souhaite à tous mes lecteurs une bonne année 2009 !
しんねんあけましておめでとうございます。 |
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Encore une nouvelle revue sur le Japon, j'espère qu'elle est plus intéressante que Made in Japan !
Alors, ce bimestriel daté de décembre 2008 - janvier 2009 s'appelle Japan LifeStyle mais que vois-je ? « le féminin pétillant sur les nouvelles tendances du Japon » ! Il n'est que pour les filles, alors ? On va faire comme s'il était mixte, d'accord ? Il est édité par Anime Manga Presse (AnimeLand), contient 68 pages et coûte 2,95 € (prix de lancement).
Japan LifeStyle se prend bien en main et
se laisse agréablement feuilleter (le format est de 20 x 27 cm), il est abondamment illustré avec une belle mise en page et les articles semblent variés et intéressants.
Édito : « Vous avez entre les mains un magazine d'un tout nouveau genre : une revue entièrement dédiée au Japon, à ses tendances et à sa pop culture au sens large ». Vous êtes rassurés : c'est bien mixte, le Japon, ses tendances et sa pop culture pouvant plaire / intéresser / fasciner (rayer la mention inutile) aussi bien les personnes de genre féminin que masculin.
6 pages du pub seulement (soit 4 % du magazine) et le prix est vraiment raisonnable.
Passons au contenu : news (manga, animation, cinéma, musique, livres), articles musique (Shiina Ringo, Olivia, Yaneka) et manga / animé (Square Enix, Fullmetal alchemist, Paradise kiss), shopping (gadgets, Noël, jeux vidéo), déco et design, Art et artisanat, bien-être et beauté, nourriture (le Pocky), mode (gothic, glam, bohème, geek, Zen couture), psycho (industrie du sexe au Japon, tests), cosplay, espace lecteurs, bons plan... C'est vraiment diversifié et il y en a pour tous les goûts.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce magazine bien fait, soigné et sérieux, avec des infos instructives ou amusantes, des articles courts et d'autres plus complets, deux articles de Bounthavy Suvilay (Paradise kiss et Le sexe made in Japan) et un d'Alix Lepinay de Ankama (Du Pocky dans mon manga).
L'info qui tue ! Le Premier Ministre japonais, Asô Tarô a le temps de lire « au moins vingt manga par semaine » (page 5), quelle chance ! J'aimerais avoir le temps d'en lire autant mais mon agenda étant plus chargé que celui d'un ministre...
Le n° 2 est annoncé pour le 24 janvier 2009, j'ai hâte !
Made in Japan, c'est le nouveau magazine bimestriel de la Japan Culture : manga, J-music, culture, jeux vidéo, drama. Le n° 1 daté de novembre-décembre 2008 contient 84 pages et coûte 4,99 €.
À part trois articles écrits en petits caractères blancs sur fond noir, la revue est agréable à feuilleter, elle est bien illustrée et les articles semblent nombreux et diversifiés.
Mais à la lecture, ça se gâte...
Le contenu
Des news, les sorties manga et animés, des dossiers sur l'animation (Bleach, La mélancolie de Haruhi Suzumiya, Code Geass, Ergo Proxy) et sur le manga (NHK, Fairy tail, Soul eater, Sumomo momomomo), des articles sur le jeu vidéo (Lost odyssey), la musique (news, Miyavi, Maximum the Hormone, LM.C, Yui, Kat-tun), la culture (le système scolaire japonais, le quartier de Shibuya), le salon Paris Manga 6 avec une interview du responsable, les bonnes adresses en France pour le shopping, les dramas (Last friends, 1 pound no fukuin) et 8 pages de posters en recto-verso.
Je ne veux pas descendre cette revue mais je n'y ai rien vu de percutant et de bien nouveau, au contraire c'est plutôt du réchauffé. Je veux dire que tout ça, c'est sur Internet, gratuitement, librement, et qu'en plus il y a le son pour la musique, plus d'images et de surcroît le plaisir de cliquer ! Une revue ou un livre, c'est un objet (je n'ai pas écrit un produit) qu'on a envie d'acheter et de conserver parce que il y a dedans un savoir, une somme de connaissances qui sont peut-être disponibles sur Internet mais qu'on prendrait un temps fou pour consulter et qu'on préfère avoir sous la main. Malheureusement je ne crois pas que c'est le cas de Made in Japan, contrairement à Planète Japon (déjà 13 numéros au compteur) qui est une revue intéressante et sérieuse qu'on a plus envie d'acheter et de garder, ou à L'art intemporel du Japon (21 numéros, je crois, parus entre le printemps 1993 et l'été 1999).
Et il y a encore d'autres points faibles...
Une vingtaine de pages de pubs (soit un quart du magazine). Du coup le rapport qualité-prix pour le lecteur est minable.
Il y a énormément de fautes. Vous en voulez quelques-unes ? Prenez déjà l'édito (page 4), j'en ai dénombré au moins 9 sur une vingtaine de lignes ! (« dles dessins animés ; l'émission que les plus de 20 ans ont déjà vus ; de cette univers ; tel que cosplay ou le karaoké ; enquètes ; votre guide la la « Japan Culture »...). Et ça continue dans le reste du magazine ! En vrac : auteurs et éditeurs respéctifs, un drôle de pere, integrale, normbreux sont les manga à avoir cartonnée, succés, cet anime bénéfici de toutes les ingrédient, une invitation à entré, atitude, fait dans émules, coréène, parôle, individue, sans compter là où il manque des majuscules, des espaces... Bon, allez, j'arrête car il y en a encore tellement (plusieurs dizaines et peut-être même quelques centaines car celles-ci ne sont que dans les titres et quelques courts textes pris au hasard !).
Alors un peu de sérieux et de professionnalisme, les gars (et les filles), achetez-vous un bon dictionnaire et utilisez plus souvent la fonction de correction de votre logiciel de traitement de texte ! Parce que c'est sympa de faire partie de la « Japan Culture » et de vouloir partager ses connaissances. Je conçois même que nul n'est à l'abri d'une ou deux fautes mais pas à ce point-là. Il faut un minimum de respect de l'orthographe et de la grammaire de la langue qu'on écrit pour se faire comprendre et que le magazine soit agréable à consulter sinon les lecteurs ne l'achèteront pas d'autant plus qu'il fait double emploi avec Planète Japon (déjà cité plus haut et dont il faudra que je parle une autre fois).
Page 18 : « Attention, vous risquez de ne pas sortir indemne de ce monde » et je préfère vous prévenir, chers lecteurs de ce blog : attention, vous risquez (vous et votre cerveau) de ne pas sortir indemne de la lecture de ce magazine !
« Petite Forêt » de Igarashi Daisuke est un manga en 2 tomes paru dans la collection Sakka de
Casterman.
Tome 1 : paru en février 2008, 172 pages, ISBN 2-203-00561-7, histoires originellement publiées au Japon dans Afternoon de décembre 2002 à février 2004 puis publiées en recueil chez Kôdansha en 2004.
Tome 2 : paru en juin 2008, 183 pages, ISBN 2-203-00569-3, histoires originellement publiées au Japon dans Afternoon de mars 2004 à juillet 2005 puis publiées en recueil chez Kôdansha en 2005.
Dans la postface, on apprend sur l'auteur que « désireux de se rapprocher lui-même de la nature, il s'installe pendant sept ans dans la province d'Iwate au nord du Japon, avec l'ambition de cultiver sa propre nourriture, parallèlement à sa carrière de mangaka ».
Comme beaucoup de jeunes, Ichiko a
quitté son village pour la ville mais après une peine de coeur, elle retourne vivre à Komori (Petite Forêt), un hameau du Tôhoku (nord du Japon). Au fil des saisons, elle explique comment elle
vit et se nourrit. C'est l'occasion de découvrir les légumes, les herbes, les baies, les fruits, le riz qu'elle cultive et récolte elle-même comme les paysans. Elle raconte aussi à travers des
souvenirs d'enfance (elle souffre d'avoir été abandonnée par sa mère et de n'avoir jamais connu son père) ou des expériences actuelles comment les cuisiner et les accommoder (si quelqu'un a
essayé les recettes, qu'il le dise !). C'est très intéressant, et même assez poétique. Mais Ichiko n'est pas seule, il y a les anciens, sa voisine et amie Kikko avec qui elle se dispute
parfois, une petite chatte qu'elle a recueillie, et puis Yûta qui était parti comme elle et qui est revenu comme elle. Une bien belle histoire !
Les chapitres sont libellés comme un menu : 1er plat, 2e plat, etc. Il y a 17 plats dans le tome 1 et 17 plats plus un spécial « Fleurs d'aubergine » (déjà publié dans « Nasu, un été andalou ») dans le tome 2.
Petite Forêt est une ode à la campagne, aux animaux, à la vie saine et au fait de manger ce que l'on produit. C'est beau et ça fait du bien !
Du même auteur et chez le même éditeur : « Hanashippanashi » (2 tomes) et « Sorcières » (2 tomes) que j'ai également lus donc il faudra que j'en parle un de ces jours.
Je vous ai parlé récemment de Roadbook. Pour sa nouvelle formule bimestrielle, Roadbook n° 9 de septembre-octobre 2008 est un numéro spécial Japon. Il
contient 132 pages et coûte 8,50 € (avec un DVD contenant 2 films que je n'ai pas encore eu le temps de regarder). Voici le lien direct vers ce numéro spécial sur le site de Roadbook.
C'est une belle revue, richement illustrée et soignée au niveau du contenu, avec de l'actualité, des interviews de voyageurs, des pages livres, agenda, des articles plus ou moins longs et un dossier.
En l'occurence le dossier Planète Japon réalisé par Christophe Migeon fait 56 pages soit près de la moitié du magazine. Illustré par de superbes photos (parfois en double page), il vous fera découvrir la femme geisha, le temple Kiyomizu à Kyôto, le torii de Miyajima, le sanctuaire de Fushimi Inari, le pachinko, les statuettes Jizos, le château de Himeji, les extravagances vestimentaires de la jeunesse, et plus en détail le marché aux poissons de Tsukiji à Tôkyô, l'ethnologue Laurence Caillet pour son essai « La maison Yamazaki », le pèlerinage des 88 temples sur l'île de Shikoku avec le shintô, le bouddhisme (vous pouvez consulter Spiritualité & Philosophie au Japon) et le Kojiki (qui date de 712 c'est-à-dire le plus vieux texte connu au Japon), l'arrivée du printemps avec Hanami, les jardins Zen, les saveurs de la gastronomie japonaise, etc., mais aussi dans '7 surprises nippones' (pages 78 à 81) : les mangas, les haïkus, les toilettes, le sento (bain public), les courbettes, le natto, les distributeurs de boissons et pour finir un guide pratique (pages 90 et 91) suivi du Japon en 10 livres (page 91).
Un excellent dossier où même ceux qui pensent tout savoir sur le Japon apprécieront une photo, un texte et apprendront sûrement quelque chose.
Pour ceux qui s'intéressent à l'Asie et pas seulement au Japon, l'incroyable récit d'Arminius Vambéry, un explorateur hongrois qui fut l'un des premiers Occidentaux à découvrir l'Asie Centrale en 1863 (pages 92 à 95) et le récit non moins surprenant d'Armand David plus connu sous le nom de Pandaren Aïta, un naturaliste basque qui a exploré le Mékong, la Chine et la Mongolie dans la deuxième moitié du XIXème siècle (pages 124 et 125).
Et pour les amoureux de la photographie (dont je suis), Roadbook lance son concours photo mensuel (page 8).
Plus d'informations sur www.roadbood.travel et sur le blog de la rédac'.
Pour tous ceux qui aiment la Chine et qui veulent toujours en savoir plus, les éditions Fayard propose un mini-site intitulé sobrement La Chine.
Les amoureux de ce pays pourront y « retrouver tous les ouvrages parus chez Fayard et traitant de l'Empire du Milieu » classés en littérature, religions et spiritualités, histoire, essais, documents. Parmi les auteurs, Confucius, Lao-Tseu, Mencius et le Tibétain Milarépa.
Roadbook est un magazine trimestriel édité par Roadbook Média et la Société Chorten Éditions (Grenoble). Il contient 132 pages et il est vendu 8,50 € avec un DVD. C'est une très belle revue soignée et richement illustrée. Sur le site, des infos de voyage, des blogs, des diaporamas, des vidéos, une boutique, etc.
Roadbook aime l'Asie !
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Le n° 1 sorti en septembre 2006 était consacré à l'Himalaya (lien).
Le n° 2 sorti en décembre 2006 consacré au Sahara parlait quand même de Hong Kong et de la Mongolie (lien, épuisé).
Le n° 3 sorti en avril 2007 consacré aux Andes parlait quand même de l'Afghanistan et du Mustang (lien, épuisé).
Le n° 4 sorti en juillet 2007 était consacré aux caravanes de la Route de la Soie et de l'Himalaya entre autres (lien, épuisé)
Le n° 5 sorti en octobre 2007 était consacré au Mékong avec le Vietnam, le Cambodge, le Laos et le Tibet (lien).
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Le n° 6 sorti en janvier 2008 était consacré à l'Asie nomade avec la Mongolie, l'Ouzbékistan, la Khirgizie, la Chine et le Tibet (lien).
Le n° 7 sorti en mars 2008 consacré aux derniers sanctuaires d'Afrique parlait quand même de l'Inde et du Népal (lien).
Le n° 8 sorti en juillet 2008 consacré aux Grands Nords d'Amérique parlait quand même du Tibet et du Sri Lanka (lien).
Le n° 9 sorti en septembre 2008 (nouvelle formule bimestrielle) est consacré au Japon (lien). Bientôt ma chronique de ce numéro.
Le n° 10 sorti en novembre 2008 est consacré aux îles de l'Océan Indien mais parle aussi des Jaïns (Inde) et de l'Afghanistan (lien).
Kitano Takeshi
北野武
aurait pu devenir mangaka ! Puisque je vous le dis ! Lisez son court récit « La vie en gris et rose » paru chez Picquier Poche en avril 2008 et regardez les dessins. Titre original
« Takeshi-kun, hai ! » たけしくん、ハイ! traduit du japonais par Karine Chesneau. Ce petit livre contient
128 pages, coûte 7,50 € (ISBN 2-8097-0022-0) et il est illustré par l'auteur, eh oui !
Bon, je sais, il y a ceux qui aiment Kitano, l'homme, l'oeuvre (il est acteur et réalisateur, animateur et humoriste, mais aussi peintre et chanteur), et puis il y a ceux qui détestent. Mais à la lecture de ces souvenirs d'enfance, tendres et drôles, vous découvrirez un être attachant, vraiment attachant.
Né dans une famille pauvre du Tôkyô d'après-guerre, manquant de presque tout et même de l'affection de ses parents, Takeshi-kun ne pense qu'à s'amuser, enfin avec les copains de la même condition que lui parce que les gosses de riches ne jouent pas avec les enfants pauvres et crasseux...
À bicyclette avec son père et son frère aîné pour aller peindre les murs des
clients, à la maison avec une mère sévère qui n'hésite pas à le battre, au pachinko pour aller chercher un père alcoolique et violent, à l'école où il essuie les moqueries des autres enfants, à
la mer où il voit pour la première fois vers l'âge de 6 ans un étranger, etc., l'enfant ne se départit jamais de sa bonne humeur et de son humour.
Il raconte aussi les livres (du moins ceux que sa mère voudrait qu'il lise car lui préfére les mangas !), la honte d'avoir un gobelet en bakélite rouge (une couleur de fille), les visites médicales, la fusée parachute, les arnaques de Monsieur Karaté, le rêve de posséder un train électrique, les bains publics, les conteurs ambulants, les bonbons (qu'il n'a pas le droit de manger), les toupies beigoma, les skis (qu'il fabrique lui-même), le porte-cartes en plastique dont il rêve pour ranger les photos des lutteurs de Sumô et des joueurs de base-ball, les libellules, les cerf-volants, son affection pour un copain plus âgé et handicapé et pour un autre issu d'une famille encore plus pauvre que la sienne et dont la maison a été détruite par accident, les typhons, la pêche, bon sang on voit vraiment défiler le Japon des années 50, en peu de phrases et avec des petits riens, mais de ceux qui font la vie d'un homme.
Son rêve, jouer, s'amuser, tout le temps, et c'est ce qu'il fait, non ? Un homme qui a son vécu, qui a réussi sa vie et qui déclare « C'est étrange, la sensibilité. Elle se forge dans l'enfance en fonction des conditions d'existence, puis elle reste immuable tout au long de la vie. Les pauvres ont leur sensibilité et les riches, la leur. On a beau devenir riche une fois adulte, quand on a été pauvre dans l'enfance, on garde toujours sa sensibilité première. Intérieurement, on ne pourra pas changer. » et plus loin « Je voudrais préserver indéfiniment ma sensibilité d'enfant. Aussi mature, aussi riche que je devienne, je veux rester intègre, fidèle à moi-même, à ma vérité. » ne peut être que quelqu'un de bon, d'honnête et de sensible (ou alors c'est que je me trompe sur l'âme humaine).
Vous pouvez découvrir le talent et la sensibilité de Kitano Takeshi dans ses films, mes préférés étant « L'été de Kikujirô » (1999) et « Dolls » (2002) mais les films de yakuzas réalisés dans les années 90 comme « Violent cop » (1989), « Jugatsu » (1990), « Sonatine » (1993), « Kids return » (1996) et « Aniki, mon frère » (2000) évidemment violents m'ont bien plu aussi car on ne peut pas occulter cette partie du Japon.
Plus d'infos sur Kitano Takeshi sur Office-Kitano Website.
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Le n° 4 de XXI de l'automne 2008 contient 212 pages et coûte 15,00 €. Dans ce numéro plutôt consacré à l'Afrique, il y a tout de même pas mal de choses sur l'Asie (Afghanistan, Chine, Iran, Israël), un dossier de 12 pages joliment illustré sur 'Les enfants du Mahatma' (Inde) et une bande dessinée sur la Chine. À noter un intéressant dossier de 12 pages sur les polars nordiques (parce qu'il n'y a pas que les bandes dessinées dans la vie !). |
« Un amour de Chine » est un récit graphique de Denis Deprez et Jia Yi (pages 166 à 197).
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Denis Deprez, un Belge parti découvrir la Chine à l'été 2007, rencontre Jia Yi (Joie et Paix), 25 ans, assistante de Monsieur Li, artiste et directeur d'une galerie d'Art. Un an plus tard la jolie chinoise partage la vie du jeune auteur de bandes dessinées à Bruxelles. C'est donc un roman graphique à 4 mains qu'ils livrent : « À elle la parole, les souvenirs, la voix de la Chine. À lui les contrepoints, les étonnements » car jamais il n'avait « été confronté ainsi au réel ». |
L'île de Shamian, septembre 2008, architecture, ficus géants, souvenirs d'époques révolues, joueurs de mah-jong, puis Guangzhou (Canton), dense, immense, un réseau de routes et de ponts parfois suspendus, des jardins sur les toits, des complexes commerciaux ultramodernes, des immeubles en construction, la ville est en totale mutation permanente. Et puis aussi la rencontre avec les parents et les grands-parents de Jia Yi qui ne veulent pas qu'elle fréquente un 'white ghost', sa grossesse, le mariage, le départ pour l'Europe, la vie aussi est en totale mutation permanente !
C'est un beau récit, aussi dense que la ville de Guangzhou, et « pour aller plus loin », trois livres, un film et un roman graphique sont présentés (pages 198 et 199).
Le prochain numéro de XXI - la revue indispensable du XXIème siècle - est annoncé pour le 8 janvier 2009.
Tsugi, c'est un site et un magazine musical qui traite des musiques électroniques. Ce n'est pas ma tasse de thé (je devrais avoir honte d'écrire ça, moi qui aime le thé...) mais comme
c'est un spécial Japon, j'ai voulu voir ! Alors en fait, j'ai lu le magazine (intéressant même si je ne connais pratiquement aucun artiste) et j'ai écouter le CD de 11 titres (là,
c'est autre chose...).
Le magazine
C'est donc le hors-série n° 1 de Tsugi et il est consacré au Japon, c'est-à-dire à la musique électronique japonaise et aux artistes japonais de cette mouvance à laquelle je ne connais rien - ou presque - car je suis plutôt rock mais mon ouverture d'esprit, bla bla bla !
Au sommaire les Dexpistols, les disquaires de Shibuya, les festivals japonais (Fuji Rock et Summer Sonic), le lien entre musique et jeu vidéo (pages 26 à 29), le son des mangas (pages 32 à 34), Benjamin Diamond, des Frenchies au Japon (eh oui, les artistes français ont du succès au Japon : avant Air, Daft Punk et Laurent Garnier, c'était Adamo, Charles Aznavour, France Gall, Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Mireille Mathieu, Sylvie Vartan !), des Japonais en France, et plein d'artistes inconnus mais il y a bien souvent leur lien sur Myspace et c'est donc bien utile pour aller écouter quelques morceaux (quoique le CD aurait dû me suffire...).
Au son des mangas (article de 3 pages)
« Les auteurs de BD japonais sont hantés par la représentation de la musique. Comment faire passer l'immatériel par le dessin ? Comment raconter le music business ? Comment jouer des clichés rock et du kitsch J-pop ? » : voici les questions auxquelles se propose de répondre Julie Guérin en donnant aussi « quelques lectures indispensables ». Elle cite les mêmes mangas que dans ma thématique Musique et manga (que je mets à jour avec « Un gentil garçon » de Abe Shin'ichi, merci Julie !) mais elle oublie « Kacho-Ohji » (série animée) et « Detroit metal city » (manga et série animée) : peut-être que quand on est fan de musique électro, on ne s'occupe pas de hard-rock et de metal ?
Le CD contient 11 titres mixés par les Dexpistols et réunis en un morceau « maximum minimalism » qui dure 41 minutes.
Voilà, le son ne m'a pas emballé du tout mais je voulais parler du magazine car il y a quelques trucs intéressants comme les disquaires à Shibuya (Warszawa et Disk Union vendent aussi du rock et Tower Records vend tous les styles), l'article sur la musique et le jeu vidéo (la 8bit ou 'chip music', avez-vous déjà entendu les chansons de jeux vidéos de Momoi Haruko 桃井はるこ ?), un portfolio sur l'île de Shikoku (pages 36 à 41), le meilleur du Japon en France (pages 78 à 80) et bien sûr l'article sur le manga dont j'ai parlé plus haut.
Un bon Tsugi certainement mais à réserver aux fans de musiques électroniques et aux curieux !
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