Je pense qu'il n'y en a pas...
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Je pense qu'il n'y en a pas...
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Tôme Kei 冬目景 naît le 13 avril 1970 à Kanagawa 神奈川 dans la région du Kantô 関東地方. Après des études artistiques à l'Université Tama 多摩美術大学 de Tôkyô 東京, elle publie son premier manga en 1992. Elle est connue pour son rythme de publication irrégulier et pour collaborer au chara-design de personnages de jeux vidéos.
Petite remarque sur son nom
Selon les méthodes Hepburn et Kunrei, il faut mettre un accent circonflexe (monde francophone) ou un macron (monde anglophone) sur les voyelles longues. Il vaut mieux donc écrire Tôme que Tohme ou Toume.
Ses oeuvres (seinen sauf « Luno » qui met en scène deux enfants et qui est classé en shônen).
One-shots
« Le théâtre de six nattes de tatami » 六畳劇場 Scholar (1992)
« Zéro » ZERO Scholar (1992), rééditions Sony (1999) puis Gentosha (2002)
« Mannequin » マヌカン Scholar (1994) ; sélectionné pour le prix Shiki (magazine Afternoon) en 1994
« Déviances » 僕らの変拍子 Scholar (1994-1995), rééditions Sony (1999) puis Gentosha (2002)
« Fugurumakan raihôki » 文車館来訪記 Kodansha (2000, réédition 2004)
« Acony » アコニー prépublication dans Afternoon, magazine de Kodansha (2002) ; en attente d'une suite...
« Luno » ルノ Square Enix (2003) ; suite possible
Séries terminées
« Kurogane » 黒鉄 5 tomes : Kodansha (1996-2001) ; sélectionné pour le prix Shiki (magazine Afternoon) en 1993 : prix remporté
« Les lamentations de l'agneau » 羊のうた 7 tomes : Scholar (1997), rééditions Sony (1999) puis Gentosha (2002)
Séries en cours
« Sing 'Yesterday' for me » イエスタディをうたって 4 tomes : Shueisha (1998-2004)
« Les mystères de Taisho » 幻影博覧会 1 tome : Gentosha (2005)
« Hatsuka nezumi no jikan » ハツカネズミの時間 2 tomes : Kodansha (2006)
Ses éditeurs au Japon
Au départ, elle est prépubliée dans Comic Burger de Scholar mais cet éditeur disparaît. Sony reprend le flambeau en 1999 et la réédite mais son magazine de prépublication disparaît. Elle navigue ensuite chez Shueisha (Business Jump) pour « Sing 'Yesterday' for me » et Square Enix pour « Luno ». En 2002, Gentosha reprend ses mangas et publie les nouveaux titres. Ouf, Gentosha ne disparaît pas ! Cependant « Acony » fut publié dans Afternoon et « Hatsuka nezumi no jikan » est prépublié dans Morning puis Afternoon (magazines de Kodansha).
Ses éditeurs en France
Glénat la découvre en 1997 et publie les deux premiers tomes de « Kurogane ». Delcourt la redécouvre en 2003 et publie « Sing 'Yesterday' for me » (4 tomes, en cours) puis « Les lamentations de l'agneau » (7 tomes) et en ce moment « Les mystères de Taisho » (1 tome, en cours). Taïfu Comics publie en 2005 des one-shots sous la collection « Histoires courtes de Kei Toume » : « Zéro » et « Déviances ».
Plus d'informations sur sa page http://fuyukan.ekakisan.net/ (japonais).
« Acony » アコニー est une histoire sombre et surnaturelle, « noire et gothique » comme le dit l'auteur et « mélangeant les styles
japonais et occidental », prépubliée dans Afternoon (Kodansha) en 2002. Prévue tous les
deux mois, elle reste malheureusement inachevée... En effet, l'auteur ne respectant le rythme de parution, la série s'arrête et les lecteurs attendent une suite...
Voir la biographie et la bibliographie de Tôme Kei.
Présentation
Attention si vous ne connaissez pas ce manga et que vous désirez garder un peu de suspense lorsque vous le lirez, ne parcourez pas cette chronique !
Le prologue (4 pages magnifiques, en couleur) est proposé comme une « histoire complète ». Un narrateur présente Acony (une jeune fille de 13 ans qui se dit morte) et son père (un écrivain qui travaille la nuit) et annonce qu'ils sont devenus amis, qu'elle est un peu bizarre mais vraiment mignonne.
Puis l'auteur prévient au premier chapitre que « Acony » est une nouvelle série bimensuelle et, pour le moment, sept chapitres plus un extra sont disponibles.
Chapitre 1 (30 pages dont 4 en couleur)
Le lecteur fait la connaissance de Utsuki Motomi (13 ans, bientôt 14), de la Résidence Shikimi-no et du grand-père, puis de
Acony Lanchester, 13 ans, originaire du Massachussets, et de Yoshioka, le concierge timide.
C'est parce que ses parents sont séparés depuis plus d'un an et que sa mère voyage souvent à l'étranger pour son travail que Motomi doit vivre chez Utsuki-san (son grand-père), un vieil urluberlu qui passe son temps à dessiner des tanks. Le soir de son arrivée, Motomi s'installe et le lendemain matin, il part au collège.
Quelques mots sur la Résidence Shikimi-no : construite il y a 70 ans, il ne reste que le bâtiment 3, les deux autres ayant été détruits. A noter que le grand-père vit dans l'appartement 101 et que Motomi est logé au 206, ce qui lui permet une certaine indépendance et intimité, rares pour un jeune de cet âge.
Dès le début, l'atmosphère est pesante, Acony se comporte bizarrement et tient des propos bien étranges.
Chapitre 2 (19 pages)
Après avoir parlé au téléphone avec sa mère et mangé avec son grand-père, Motomi rejoint Acony et aperçoit la très belle Misono-san (locataire du 105), qui s'occupe de la publication des manuscrits de Hash Lanchester. Alors que Misono découvre l'appartement de l'écrivain, Acony découvre celui de Motomi et s'étonne de son indépendance. De plus, elle insiste encore sur son état : elle est morte, elle ne fréquente pas l'école et ses amis sont Chiru et Iru, deux chauve-souris. Comme elle s'ennuit, elle raconte à Motomi son histoire et comment elle et son père recherchent depuis 10 ans sa mère japonaise qui est née dans cet immeuble. Motomi commence à comprendre que le bâtiment 3 de la résidence est en quelque sorte... fantôme.
Chapitre 3 (4 pages en couleur)
Ce chapitre est destiné à la poupée d'Acony : je vous avais dit qu'on retrouvait la poupée de « Fugurumakan raihôki » 文車館来訪記 dans «
Acony ». Les dessins sont tellement magnifiques qu'ils ressemblent à des peintures. La poupée apprend aux lecteurs qu'elle habite ici depuis 60 ans
et que les locataires de l'immeuble l'appellent « zashiki warashi » 座敷童 (nom des esprits de la maison).
Chapitre 4 (21 pages dont 1 en couleur)
Quatre moments importants dans ce chapitre. Le premier est le flash-back sur la rencontre improbable entre deux étudiants, Hash Lanchester (Lettres) et Shikishima Yuri (Science). Les dessins sur fond noir sont superbes, nostalgiques et le lecteur en apprend plus sur les parents d'Acony et la disparition de sa mère dans l'explosion de son laboratoire. Le deuxième est le collège où les copains de classe de Motomi font leur entrée dans ce manga. Le troisième est le moment où, après une dispute avec Motomi, Acony demande à son père si elle est un zombie et où on apprend que Yoshioka est un fantôme depuis 90 ans. Le quatrième est l'arrivée de la mère de Motomi.
Chapitre 5 (20 pages)
Finalement, la mère de Motomi est juste là ce dimanche entre deux vols mais cela permet de faire plus ample connaissance avec elle (Shizue a vécu dans cet immeuble jusqu'à son départ pour l'université) et de comprendre son travail : des investigations médicales pour le développement et la recherche (évidemment, elle connaît le nom de Shikishima). Puis Motomi apprend plus de choses auprès de Yoshioka, rencontre Satô-san, un salary-man (en fait ils sont 16), découvre qu'Acony a 23 ans et se voit proposer de sortir avec elle alors que d'habitude elle ne sort jamais de la résidence (il lui fait donc visiter son école).
Chapitre 6 (21 pages dont 1 en couleur)
Stupéfait, Motomi voit débarquer trois camarades de classe qui veulent visiter sa chambre. Ceux-ci sont persuadés que le bâtiment est hanté et qu'ils vont voir des spectres mais Makino, passionnée par les chars, s'intéresse plutôt au travail du grand-père. Cependant Acony qui ne connaît personne en dehors de la résidence insiste auprès de Motomi pour sortir avec lui. Par ailleurs, le garçon apprend que sa mère restera une semaine au Japon pour son travail puis passe la soirée avec Hash Lanchester qui se réjouit que sa fille ait un ami et qu'elle sorte enfin. Il dit alors une chose intéressante à sa fille (étonnée de voir ses ongles et ses cheveux pousser), il lui dit qu'elle est vivante, même si elle pense qu'elle est morte, lui n'y croit pas. Avec le retour de Shizue-san, on apprend encore plus de choses sur le savant Shikishima. Quant à Acony et Motomi, ils vont sur la tombe de la grand-mère d'Acony.
Chapitre 7 (20 pages)
Motomi apprend qui était Iris, la grand-mère d'Acony : elle était à moitié anglaise, avait épousé un japonais, un savant (qui faisait des recherches sur les radiations et la vie éternelle), et le couple avait eu une fille (la mère d'Acony). Puis la jeune fille lui explique ce qui s'est passé le jour où le laboratoire de sa mère a explosé, alors qu'elle et son père était présents, que le médecin a signé l'acte de décès et comment elle s'est réveillée des heures après à la morgue. Pour fuir les médias et retrouver épouse et mère, Hash et Acony ont quitté les Etats-Unis et sont venus au Japon, à l'endroit où Yuri était née, avait vécu et d'où elle leur avait envoyé un message. Le problème est que depuis 10 ans, elle n'a donné aucun signe de vie. Motomi profite de la présence de sa mère pour lui demander des informations sur les Shikishima (père et fille) et leurs travaux. Et bien qu'Acony ait sombré momentanément dans le sommeil, les deux adolescents sont décidés à continuer ensemble les recherches. Pendant ce temps, Shizue rencontre Kutaeda-san, un scientifique qui veut lui montrer sa découverte.
Malheureusement l'histoire s'arrête là... Dans l'extra (2 pages), Acony annonce la sortie du tome 2 de « Hatsuka nezumi no jikan » ハツカネズミの時間 et l'éventuel retour de sa série si le tankôbon se vend bien... A suivre donc.
Hiroi Ohji 広井王子 naît le 8 février 1954 à Tôkyô 東京. C'est un artiste éclectique qui travaille aussi bien dans le monde du manga que dans ceux de l'animation, du jeu vidéo, de la photographie et même de
la musique. Il est de plus conférencier et membre honoraire de l'Institut de Technologie de Kanazawa 金沢.
Avant d'être scénariste de « Kyôko Karasuma », il écrit des paroles de chansons (de 1988 à 1999), publie un livre de photos consacré au Vietnam « Yume no Tsuzuki » (1998) puis des nouvelles, « Good times, bad times » (2001) et « Shinkiro Teikoku » (2004).
Oeuvre manga
« Kyôko Karasuma, inspecteur à Asakusa » 烏丸響子の事件簿
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