Mercredi 17 décembre 2008
Made in Japan, c'est le nouveau magazine bimestriel de la Japan
Culture : manga, J-music, culture, jeux vidéo, drama. Le n° 1 daté de novembre-décembre 2008 contient 84 pages et coûte 4,99 €.
À part trois articles écrits en petits caractères blancs sur fond noir,
la revue est agréable à feuilleter, elle est bien illustrée et les articles semblent nombreux et diversifiés.
Mais à la lecture, ça se gâte...
Le contenu
Des news, les sorties manga et animés, des dossiers sur l'animation
(Bleach, La mélancolie de Haruhi Suzumiya, Code Geass, Ergo Proxy) et sur le manga (NHK, Fairy tail, Soul eater, Sumomo momomomo), des articles sur le jeu vidéo (Lost odyssey), la musique (news,
Miyavi, Maximum the Hormone, LM.C, Yui, Kat-tun), la culture (le système scolaire japonais, le quartier de Shibuya), le salon Paris Manga 6 avec une interview du responsable, les bonnes adresses
en France pour le shopping, les dramas (Last friends, 1 pound no fukuin) et 8 pages de posters en recto-verso.
Je ne veux pas descendre cette revue mais je n'y ai rien vu de
percutant et de bien nouveau, au contraire c'est plutôt du réchauffé. Je veux dire que tout ça, c'est sur Internet, gratuitement, librement, et qu'en plus il y a le son pour la musique, plus
d'images et de surcroît le plaisir de cliquer ! Une revue ou un livre, c'est un objet (je n'ai pas écrit un produit) qu'on a envie d'acheter et de conserver parce que il y a dedans un
savoir, une somme de connaissances qui sont peut-être disponibles sur Internet mais qu'on prendrait un temps fou pour consulter et qu'on préfère avoir sous la main. Malheureusement je ne crois
pas que c'est le cas de Made in Japan, contrairement à Planète Japon (déjà 13 numéros au compteur) qui est une revue intéressante et
sérieuse qu'on a plus envie d'acheter et de garder, ou à L'art intemporel du Japon (21 numéros, je crois, parus entre le printemps 1993 et l'été 1999).
Et il y a encore d'autres points faibles...
Une vingtaine de pages de pubs (soit un quart du magazine). Du coup le
rapport qualité-prix pour le lecteur est minable.
Il y a énormément de fautes. Vous en voulez quelques-unes ?
Prenez déjà l'édito (page 4), j'en ai dénombré au moins 9 sur une vingtaine de lignes ! (« dles dessins animés ; l'émission que les
plus de 20 ans ont déjà vus ; de cette univers ; tel que cosplay ou le karaoké ; enquètes ; votre guide la la
« Japan Culture »...). Et ça continue dans le reste du magazine ! En vrac : auteurs et éditeurs respéctifs, un drôle de
pere, integrale, normbreux sont les manga à
avoir cartonnée, succés, cet anime bénéfici de
toutes les ingrédient, une invitation à entré,
atitude, fait dans émules, coréène,
parôle, individue, sans compter là où il manque des majuscules, des espaces... Bon, allez,
j'arrête car il y en a encore tellement (plusieurs dizaines et peut-être même quelques centaines car celles-ci ne sont que dans les titres et quelques courts textes pris au
hasard !).
Alors un peu de sérieux et de professionnalisme, les gars (et les
filles), achetez-vous un bon dictionnaire et utilisez plus souvent la fonction de correction de votre logiciel de traitement de texte ! Parce que c'est sympa de faire partie de la
« Japan Culture » et de vouloir partager ses connaissances. Je conçois même que nul n'est à l'abri d'une ou deux fautes mais pas à ce point-là. Il faut un minimum de respect de
l'orthographe et de la grammaire de la langue qu'on écrit pour se faire comprendre et que le magazine soit agréable à consulter sinon les lecteurs ne l'achèteront pas d'autant plus qu'il fait
double emploi avec Planète Japon (déjà cité plus haut et dont il faudra que je parle une autre fois).
Page 18 : « Attention, vous risquez de ne pas sortir indemne
de ce monde » et je préfère vous prévenir, chers lecteurs de ce blog : attention, vous risquez (vous et votre cerveau) de ne pas sortir indemne de la lecture de ce
magazine !
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