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Ne partez pas sans nourrir les carpes Koï !


Et un petit jeu pour l'été ^__^
Lundi 21 août 2006

Du 30 août au 2 septembre, une exposition de bandes dessinées a lieu dans le cadre de la 13th Beijing International Book Fair (Foire Internationale du Livre de Beijing) au China International Exhibition Center.

 

Parmi les organisateurs se trouve la China National Publications Import & Export Corporation.

 

Si en 2005, le pays invité d'honneur était la France (et c'était la première fois qu'une telle invitation était lancée à un pays étranger), cette année, c'est au tour de la Russie.

 

Mais les éditeurs français seront au rendez-vous et présenteront une sélection des bandes dessinées de leur catalogue.

 

Espérons qu'à l'instar de Xiao Pan, ils reviendront avec des bandes dessinées chinoises de qualité dans leurs bagages !

par Bédédazi publié dans : De Chine communauté : Tout sur la Chine
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Dimanche 20 août 2006

Aujourd'hui, vous lisez le 200ème article posté sur Bédés d'Asie ! Même pas 5 mois de vie (ce sera le 29), et déjà 200 posts... Si je calcule bien (200 divisé par 4,6 mois, en gros), cela fait une moyenne de 43 articles par mois, soit plus d'un par jour ! Waow, j'ai la forme, mais j'ai encore tellement d'idées et tant de chroniques à écrire que je panique un peu, vais-je pouvoir tenir le rythme ? D'autant plus que ça bouge bigrement dans le monde manga en ce moment, nouveaux éditeurs, nouveaux titres dont je parlerai évidemment dans mes prochains écrits. Ici, je vais plutôt en profiter pour remercier encore une fois tous les lecteurs (pour leurs visites, messages, félicitations, encouragements, questions, infos), pour vous raconter une anecdote et vous donner quelques informations sur le blog et les articles.

 

Les liens « Japon » et « Corée »

J'ai enfin terminé les liens concernant le Japon et la Corée. Donc, en bas à gauche, dans la case « Liens Asie », vous pouvez déjà cliquer sur Japon et Corée (la Chine et les autres pays d'Asie viendront plus tard) pour découvrir « Ma petite encyclopédie du Japon » et « Ma petite encyclopédie de la Corée ». C'est sans prétention mais vous aurez ainsi accès à pas mal de rubriques avec des liens que les amoureux de ces deux pays aiment trouver. Si vous pensez à une rubrique qui n'y est pas, vous pouvez toujours me la proposer ainsi que des liens et je verrai si cela m'intéresse. Mon but n'est pas d'être exhaustif (je n'ai pas envie de répertorier tous les sites sur le manga, par exemple) mais de partager ce qui me plaît. En tout cas, je mettrai tout ça à jour régulièrement, selon mes découvertes.

 

La vague estivale

Je crois bien qu'emportés par la vague tumultueuse de l'été, de nombreux lecteurs de blogs sont devenus lecteurs de plage, nageurs ou apprentis surfeurs. Traduction instantanée, beaucoup de lecteurs ont délaissé l'Internet et la lecture de leurs blogs habituels pour aller se prélasser à la mer ou à la montagne et c'est tant mieux pour eux. Mais les visites se font alors moins abondantes et j'espère qu'ils vont revenir en pleine forme à la rentrée et rattraper le retard qu'ils ont pris dans leur lecture !

 

Une mésaventure virtuelle

Je veux maintenant vous conter une mésaventure qui m'est arrivée en début de semaine ! Dès que j'ai un moment de libre, je visite régulièrement des sites et des blogs, par curiosité, pour apprendre, pour communiquer, pour voir s'ils sont dignes de figurer dans ma liste de liens. De temps en temps, je laisse un message sur le livre d'or ou un commentaire dans un article qui m'a interpelé, ce qui permet aussi de me faire connaître, et de prévenir que je souhaite mettre le site ou blog en lien sur Bédés d'Asie (jusqu'à maintenant, je n'ai eu aucun problème).

Episode 1

Donc, sur le blog d'un Japonais francophone, je lis un post sur les deux adolescentes françaises qui n'ont pu atteindre le Japon faute de visas (un ami m'avait envoyé fin juin un article sur ce fait divers, je ne l'avais pas trouvé utile et je n'avais donc pas répercuté l'info) et le gars dénigrait allègrement sa patrie, le manga et la culture rock, les deux filles stupides et tous les lecteurs de mangas qui croient que le Japon est comme dans les mangas, ainsi que ses compatriotes en écrivant qu'ils sont laids, que les Japonais sont des nabots, que les Japonaises sont des monstres hideusement maquillées, etc. Surpris par ses propos virulents, je laisse un message poli et gentil lui disant qu'il ne faut pas noircir le tableau, que la lecture de mangas correspond à l'imaginaire, au dépaysement, tout comme la lecture de romans ou le cinéma, qu'il y a des mangas vraiment bien et intéressants, dans lesquels il est possible de trouver des infos sur l'art de vivre au Japon, sur les traditions et l'histoire japonaises, que j'ai rencontré de belles Japonaises et de beaux Japonais, sympas en plus puisque la beauté physique seule ne compte pas. J'eus droit à un retour incendiaire, parce que j'ai osé le contredire dans SON blog, que je l'ai « contrarié » avec mon « avis enfantin » (!) qui ne « l'excite guère » (!) et il me somme de « négliger » dorénavant son blog parce que je n'ai « pas la qualification pour faire un tel commentaire » (!). Je me suis dit qu'il ne faut pas insister avec ce genre de frustrés et ce n'est pas la peine de chercher le lien vers son blog dans la rubrique « Liens - Japon - Pages persos & blogs » parce que je l'y ai promptement retiré ! Je tiens toutefois à préciser que je connais le Japon (et même la ville où il habite), des Japonais (de 1 à 75 ans) et la vie japonaise au quotidien (même si je ne connais pas tout, bien sûr, mais qui connaît tout ?) et que ce monsieur n'a certainement même pas pris la peine de cliquer sur le lien pour découvrir le contenu de Bédés d'Asie.

Episode 2

Ce malheureux Japonais doit croire que les lecteurs de manga sont tous des adolescents attardés et il a été tellement en colère qu'un lecteur de manga OSE visiter SON blog et laisser un commentaire qu'il en a pondu deux autres articles ! Dans le premier article, il interdit carrément aux visiteurs de son blog d'envoyer un commentaire si le lecteur n'est pas du même avis que le sien (je précise que son blog attire peu de commentaires donc j'aurais dû me méfier avant d'en laisser un). Il écrit qu'il est un adulte, qu'il ne va pas changer d'avis en prenant un conseil puéril, qu'il devient désagréable si l'avis du lecteur est contraire au sien (Ouh... j'ai trop peur !) et que « l'enfant doit argumenter avec l'enfant » (Je me sens rajeunir, tiens !). Dans le deuxième article, il dénonce la folie des blogs français qui font une apologie irraisonnée du Japon, en ne voyant que les bons côtés, surtout chez les fans de manga et d'anime (« mais qu'est-ce qu'on va faire de toute cette haine ? »), à tel point que « les Japonais en rougissent de honte » (Ah bon... Les Japonais sont pourtant fiers – et à juste titre – de leurs artistes, de la grande qualité de leur animation et de beaucoup de mangas, et de la reconnaissance internationale des professionnels, des spectateurs et des lecteurs). Il ajoute que si quelqu'un ne sait rien sur le Japon, les Japonais et les mauvais côtés de la vie japonaise, il ne peut pas faire la conversation, mais que les personnes qui connaissent le Japon (et il insiste sur les mauvais côtés du Japon) et qui le dénigrent en ont tout à fait le droit parce que c'est leur expérience personnelle donc elles ont la qualification pour dire du mal du Japon autant qu'elles veulent. Waow, rien que ça ? On voit donc tout de suite à qui on a affaire et je me demande encore ce qui m'a pris de visiter ce blog (qui ne montre en fait que des choses négatives) et d'y laisser un commentaire...

Heureusement, il y a des lecteurs sympas et des courriers qui remontent le moral, comme celui de Guillaume, que je remercie ! Et j'espère que je vous ai divertis en vous racontant cette anecdote surréaliste.

 

Quelques infos sur le blog et les articles

Pour conclure, quelques infos (j'ai vu que cela se faisait bien sur d'autres blogs).

Il me semble que je ne peux plus voir les statistiques concernant les articles de mars à mai (peut-être qu'il n'y a d'accès qu'aux statistiques du trimestre en cours), donc je ne vous livre (pour les articles) que celles de juin à août. Ces chiffres sont bas, en comparaison de la fréquentation des blogs les plus visités (sur Over-blog ou sur Internet) mais le nombre de visiteurs est en augmentation constante depuis le début et cela me convient pour un blog tout récent, encore peu connu et peu référencé. En tout cas, merci à Over-Blog pour cette plate-forme facile d'utilisation, avec des blogs gratuits et sans pub, ainsi que pour les statistiques quotidiennes qui permettent de connaître la fréquentation de son blog et l'intérêt des articles mis en ligne.

 

 

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Juin

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1 730

15 528

19 987

Bande dessinée : apprendre et comprendre de Lewis Trondheim & Sergio Garcia 248

Juillet

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3 079

13 439

33 426

Bande dessinée : apprendre et comprendre de Lewis Trondheim & Sergio Garcia 150

Août

(du 01 au 18)

775

3 854

4 851

38 277

Liens - Japon - Ma petite encyclopédie du Japon ! 272

 

 

par Bédédazi publié dans : Des mots, lire... communauté : Bédés d'Asie
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Samedi 19 août 2006

J'ai déjà abordé le thème de la musique dans l'article « Musique et manga » (et quelque peu dans les articles de Chronic'Art) mais c'est la première fois que je vais chroniquer ici un magazine musical.

 

Le magazine en question est Rock One, spécialisé dans le (je cite) « néo - pop - punk - hardcore - métal - french & international ». Du rock, tiens, c'est la musique que j'écoute depuis tant d'années, mais Rock One est plutôt ciblé pour la jeunesse (courriers des lecteurs, moyenne d'âge 16 ans) donc je ne le lis jamais. (Hé, il ne faut pas croire pour autant que je suis si vieux que ça, hein ?). Sauf que là, c'est un hors-série (le n° 7) 100 % Japon. 素敵ですね ?

 

Les quatre membres de Kagerou (un groupe que je n'écoute pas) ne sourient pas sur la couverture, mais celle-ci est tout de même bien faite en noir, bleu, blanc et je me laisse tenter parce que je veux connaître le contenu (impossible de feuilleter à cause du CD offert, grrr...). Le prix est de 5,95 € pour 68 pages, plus 2 posters en recto verso (pour ceux qui veulent des épouvantails sur les murs de leur chambre, je sens que je vais me faire quelques ennemis là !) et une jolie planche d'autocollants dont je n'aurai certainement aucune utilité...

 

Le magazine est bien fait, agréable à feuilleter et à lire (malgré quelques fautes, genre « dans les baks »), il y a de belles photos, certaines en pleine page, toujours pour ceux qui aiment les épouvantails (bon, un peu de sérieux, maintenant !). Le contenu des articles est intéressant mais je me suis demandé s'il n'est pas possible de lire la même chose sur Internet... Enfin, le problème est surtout que la moitié de la revue est consacrée au visual kei (kezaco ? Ben, ce sont ces fameux épouvantails !) donc pour ceux qui n'aiment pas ce courant musical (et mode !), c'est un peu rageant. Les fans, par contre, vont a-do-rer !

 

Allez, je donne les noms de ces merveilleux artistes, juste pour le plaisir, Kagrra (il y a une faute sur la couverture, ils ont mis Kaggra...), Rentrer en soi (et oui, pas mal de noms d'artistes et de titres de chansons sont en français au Japon !), Evanescence (ah, non, désolé, eux sont américains, c'est une pub !), Hyde, Ayabie, Vidoll (là, ça doit être un mélange de Vidocq et de doll, non ?), 12012, Alice Nine, Nightmare, Onmyo-Za, The Gazette (ah, les groupes en « The »...), Blood, Plastic Tree (surnommé Pura), Noiz (oh, avec un « z » comme dans « Zorro » et « Bédédazi » !), Kannivalism (les syllabes avec la lettre « v » n'existe pas en japonais et sont remplacées par les syllabes avec la lettre « b »), Animetal (ceux qui reprennent les chansons de dessins animés en version métal), Loudness (encore du métal), Kagerou, Dir en Grey (les suprêmes « taupes », euh... top !), D'espairs Ray, Merry (il paraît que c'est du jazz punk), Moi dix Mois, et tu veux que je te dise quoi ?! Que j'espère ne pas en avoir oublié ?!

 

Il faut savoir qu'au Japon, tout est J-pop du moment que c'est de la musique japonaise plus ou moins populaire et les dénominations J-rock, J-punk, J-tout-ce-que-vous-voulez sont récentes. Si ça se trouve, elles ont été inventées par les Occidentaux (qui veulent absolument tout classer) pour s'y retrouver un peu dans ce foutoir. Comme vous l'avez compris les classements japonais en matière musicale sont bien différents de ce que les Occidentaux connaissent et la « qualité » est quantifiée au look pour les fans, et calculée au chiffre de vente pour les autres (classement Oricon オリコン) ! De plus, les Japonais sont les rois du recyclage, ils écoutent un titre (souvent occidental) qui leur plaît et hop ! Ils assimilent, ils imitent (à la limite du plagiat) et en ressortent un truc à la sauce japonaise. Et plus c'est commercial, mieux c'est, puisque ça se vendra plus et ça rapportera plus !

 

Bon, revenons au magazine où sont tout de même présentés quelques groupes différents, comme Mucc (du bon rock japonais) et Merry (du jazz punk), ainsi que 12012 et D'espairs Ray (dans une certaine limite et en faisant abstraction de leur look débile). De plus, deux dossiers (de 2 pages chacun) proposent rapidement quelques groupes, mais alors vraiment rapidement, ben oui si le visual kei n'avait pas pris autant de place !

 

Dans le dossier punk (pages 50 et 51), Ellegarden (si vous avez eu l'occasion de voir le clip de « Space sonic », avec les nuisettes, ne pensez pas que ce groupe est constitué de filles, non ce sont bien 4 gars qui font du punk pour la jeunesse), 54 Nude Honeys (ça, c'est un groupe de filles, qui lorgne du côté de PJ Harvey, mais bof...), Coquettish (groupe de ska-core, associé au groupe français Guérilla Poubelle), Guitar Wolf (alors, attention, « the Japan greatest 'jet' rock'n'roll band », pas moins !) et Dustar-3 (celui-ci, c'est « the Japanese very famous 'pants rock' band », lamentable...). En bas de page, une malheureuse phrase sur Thee Michelle Gun Elephant (monstre sacré du rock japonais), une autre sur Rosso (très bon groupe, gros son), et d'autres sur Electric Eel Shock (attention, ça décoiffe, en tournée avec les américains de Bloodhound Gang), The Back Horn (bien, sans plus, mais au moins le chanteur ne gémit pas comme un chien blessé), et The Bomb Factory (du punk gentil, mais selon le fan-club français, c'est du « fuckin' punk japonais » !).

 

Dans le dossier noise (pages 52 et 53), Boris (heavy rock ?!), Melt-Banana, Mono (ils travaillent avec la violoniste américaine, Susan Voelz), Polysics (un ou deux titres, ça va mais un album... bonjour les dégâts !), Boredoms (pop psychédélique) et quelques autres que je ne connais pas (faut croire que je n'écoute pas de noise !). En tout cas, j'ai gardé le groupe Envy, pour la fin parce que j'ai entendu certains titres il y a quelque temps et j'ai bien accroché (noise gore, assez violent, voix rauque).

 

A la fin du magazine, il y a « le meilleur du rock japonais en CD & DVD » (ou les dernières productions des principaux groupes cités) sur deux pages et un dossier « Manga & rock » sur 3 pages avec évidemment « Beck » et « Nana ». Pour « Beck », je suis d'accord, c'est du bon rock (et j'ai présenté les deux CD, « Beck » & « Keith » où divers artistes participent ici). Mais pour « Nana », il faut rétablir la vérité et je dis que c'est surtout de la (mauvaise) pop (Nakashima Mika, c'est de la pop hyper commerciale, en aucun cas du rock...). Puis il y a un petit article dans la rubrique « Toy story » intitulé « Mad in Japan », une page sur X Japan où (feu leur guitariste) hide (sans majuscule, SVP), « précurseur du visual kei », est comparé trois fois à Nirvana ou Curt Cobain : « du Nirvana bridé », « à l'instar de Nirvana » (deux fois), et « Bref, hide ou le Curt Cobain du visual kei » (argh... j'hallucine, sans avoir rien consommé !), une rubrique « Traduction » avec « Forbidden » de D'espairs Ray en rômaji et en français, et pas mal de pubs disséminées dans le magazine (une quinzaine).

 

Un petit tour du côté du CD quand même. Les 8 titres (vous pouvez cliquer sur l'image) ne sont pas désagréables à écouter (en bruit de fond). Même si ce n'est pas tout à fait mon style musical, franchement, je m'attendais à pire ! Je dirais simplement qu'avec les 4 premiers titres, le son monte en puissance. Les 5ème et 6èmes titres sont corrects mais n'atteignent pas le même niveau que les 3 titres qui les précèdent. Les 7ème et 8ème titres sont distrayants (voix féminines) mais est-il possible d'écouter tout un album en restant sain d'esprit ?

 

Pour conclure, je déplore que le fait de favoriser le visual kei, qui après tout n'intéresse qu'une poignée de gens (aussi bien au Japon qu'ailleurs), fait oublier toute une scène musicale riche, fantastique et talentueuse... Pourquoi n'y a-t-il rien sur The Pillows, pourtant connu grâce à la BO de « FLCL », et qui est un des meilleurs groupes de rock japonais avec The Mad Capsule Market (métal) et Jude (garage), sans oublier quelques autres comme 175-R (punk), Ken Yokohama (rock) et des artistes féminines uniques comme Ringo Sheena, Arai Akino, Shione Yukawa (un mini-album produit par James Iha 井葉吉伸, des Smashing Pumpkins), même Mekanero ou Sakamoto Maaya (pop-rock). Et il y a tant d'autres. Pourquoi ne pas avoir fait un petit article sur les groupes rock des anciennes générations et expliquer quand et comment le rock est arrivé au Japon ? En un mot, les fans de bonne musique doivent soit vivre au Japon (la panacée), soit faire une razzia chez les disquaires lors d'un voyage (c'est ruineux), soit continuer d'écumer le Web (c'est épuisant) ! A quand le rock coréen ou le rock chinois ?

 

Si vous êtes arrivés au bout de ce long article, je vous renvoie encore une fois sur l'article « Musique & manga » et sur les liens « Musique » et « Achats ».

par Bédédazi publié dans : Magazines culture & cinéma communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 18 août 2006

Petite présentation de deux chefs-d'oeuvre gekiga de Hanawa Kazuichi 花輪和一.

« Dans la prison » 刑務所の中 a été publié au Japon en 1998 (prépublication dans le magazine AX) puis en 2000 (chez Seirinkôgeisha) et en France en 2005 chez Ego Comme X au prix de 25,00 € pour 240 pages.

« Avant la prison » 刑務所の前, édité au Japon en 2002 (chez Shogakukan), vient de sortir (juillet 2006) en France chez Vertige Graphic au prix de 18,00 € pour 214 pages.

L'auteur

Je ne comprends pas pourquoi les éditeurs persistent à écrire que Hanawa-san est né en 1942... Sur les sites japonais, il est écrit qu'il est né le 17 avril 1947 (1947417) ! Je ne recopie pas ce que j'ai déjà publié sur cet auteur précédemment, je vous laisse le consulter en cliquant sur ce lien, « Tensui, l'eau céleste ».

Les éditeurs

Comme vous pouvez le remarquer, les deux ouvrages sont publiés par deux éditeurs différents. Dommage... Pas le même format, pas la même ligne éditoriale, pas le même prix. Mais le plus important est de pouvoir avoir accès à ces oeuvres, n'est-ce pas ?

Habituellement, j'ajoute un lien pour aller consulter la fiche de l'ouvrage sur le site de l'éditeur mais en ce qui concerne Vertige Graphic, le site n'existe plus et le nom de domaine est mis en vente. Il est cependant possible de consulter le site de l'éditeur associé Coconino Press (site en italien, cliquez sur « autori » puis sur « Hanawa » et vous aurez « In prigione » et « Prima della prigione »). En tout cas, les Italiens, ils ont les deux bouquins dans la même collection, au même format et pour la modique somme de 13,00 € chacun !

Les ouvrages

Bien que « Dans la prison » se déroule après « Avant la prison », je préfère parler d'abord de « Dans la prison » que l'auteur a écrit et dessiné avant « Avant la prison ». Euh, ça va, vous suivez ?

 

« Dans la prison » raconte l'expérience du détenu n° 222 à « la maison de dépôt » de Sapporo 札幌, à Hokkaidô 北海道 (arrêté fin 1994 à cause des armes qu'il détenait, l'auteur a été condamné en 1995 à trois années de prison). Le dessin est d'un réalisme stupéfiant et la narration est incroyablement précise. On se rend compte que l'auteur considère cela comme une expérience contemplative et positive (en dehors des restrictions, de l'inconfort de la fosse d'aisance et du manque de cigarettes !) et prend plaisir à décrire minutieusement son quotidien. Règlement, promenades et exercices physiques, inspections, repas, bain et nettoyage (puisque la propreté est importante même sous les verrous), travail, curiosité qu'inspirent les autres prisonniers (condamnés à mort ou pas ?), loisirs (lecture, gymnastique, radio, télévision, jeu de shôgi, soirée cinéma à l'auditorium, courrier), soins médicaux. Tout cela peut vous sembler rébarbatif mais en fait, c'est véritablement passionnant. J'aime tout particulièrement les dessins représentant les plats servis aux prisonniers, on a l'impression d'avoir en main le menu d'un restaurant !

Des lecteurs ont reproché le manque de psychologie et d'émotions, je crois que c'est parce que les détenus n'en ressentent pas plus que ce qui est montré. Le tabac leur manque, ceux qui ont une famille en parle un peu, les loisirs et les bons repas les réjouissent, le travail leur permet de se sentir utiles et encadrés, s'ils se comportent bien on prend soin d'eux (loisirs, sport, soins), ils pensent que les restrictions ne sont rien à côté du fait d'être libérés des charges financières (loyer, factures, achats de nourriture), si ce n'est pas de la psychologie et des émotions, ça ! De plus, « Dans la prison » est souvent présenté comme un « pamphlet contre le système carcéral »... Ah bon ! Vous trouvez ? Un pamphlet est un récit satirique et violent qui s'en prend au pouvoir politique en place. Or dans son récit, Hanawa-san explique (avec une mentalité toute japonaise) que lorsqu'on fait quelque chose de répréhensible, on va en prison et il s'accomode très bien de son sort pour en tirer une expérience positive, pas pour se plaindre ou critiquer le pouvoir et la justice de son pays. Peut-être que certains lecteurs n'ont pas compris parce qu'ils fonctionnent avec une mentalité occidentale et ont pensé « comment un récit de prison peut-il être positif et contemplatif » ? Ou alors parce qu'ils ont été décus de ne pas trouver dans ce récit cruauté et violences en tout genre ?

 

« Avant la prison », élaboré à la demande de l'éditeur, est un témoignage plus cru de Hanawa-san (cela va plaire à certains déçus de « Dans la prison » !) où il met en parallèle deux histoires, ce qui peut paraître compliqué de prime abord. C'est cependant ce qui fait l'intérêt de ce captivant récit, autobiographie d'un côté et fiction de l'autre. Je m'explique, l'auteur a une idée en tête, dessiner un manga médiéval, mais son éditeur le contacte et lui demande de faire une préquelle à « Dans la prison » où il expliquerait au public ce qui l'a conduit en prison (son histoire avait défrayé la chronique à l'époque). Ayant accepté ce travail, mais ne voulant pas abandonner son idée médiévale, Hanawa-san se plonge dans un double travail. D'un côté, il raconte donc ce qui l'a mené en prison, un truc tout bête, en tant que collectionneur, il possède une arme à feu toute rouillée qu'il rénove petit à petit (vous allez tout connaître sur le « Government » !). D'un autre côté, il met en place une histoire fantastique dans un village en prise avec les esprits (certains passages sont dramatiques, d'autres amusants) et où il case un père de famille abandonné par son épouse et faisant travailler sa jeune fille parce que son apprenti est malade. Cet homme est fabricant d'armes (clin d'oeil à la passion de l'auteur). Ce deuxième récit dans le récit a d'ailleurs débouché sur « Tensui » que j'ai déjà chroniqué et où le lecteur retrouve la fillette, Natsume. Mais que s'est-il passé entre le moment où elle est avec son père (fin de « Avant la prison ») et le moment où elle se retrouve seule (début de Tensui ») ? Le lecteur n'en saura rien. A l'instar de « Dans la prison », les dessins sont d'un réalisme à couper le souffle. Regardez par exemple pages 13, 37 et 155, le luxe des détails ! Et le pistolet rouillé en gros plans pages 59, 81, 107 et 179 ! J'espère que ce manga aura le succès qu'il mérite et que de nombreux lecteurs l'apprécieront à sa juste valeur.

 

Ainsi les trois ouvrages de Hanawa Kazuichi, « Dans la prison », « Avant la prison » et « Tensui » sont intimement liés et pour une meilleure compréhension, il est conseillé de les lire dans l'ordre chronologique de sorties au Japon.

par Bédédazi publié dans : Mes lectures manga communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 17 août 2006

Si vous avez lu mon précédent (court) article sur Kumite, vous vous rappelez peut-être que j'ai écrit ne pas l'acheter et ne pas le lire, ce qui est vrai. Premièrement il est cher (avec un DVD en cadeau et le film ne m'intéresse pas plus que ça). Deuxièmement il est emballé sous plastique (à cause du DVD) donc il est impossible de le feuilleter et je déteste acheter un magazine sans l'avoir feuilleté ! Pas vous ? Cependant je vais pouvoir chroniquer ici-même Kumite n° 29 (de août - septembre - octobre 2006) puisqu'un ami bienveillant (que je remercie au passage) me l'a fourni (bon, sans le DVD, mais c'est la lecture du magazine qui importe). J'ai donc pu le feuilleter à mon aise, le lire tranquillement et j'ai été surpris par la qualité du magazine même s'il n'est pas sans défaut.

 

Pour 12,99 €, vous avez donc une revue papier glacé de 68 pages (c'est moins que Eiga no Mura, Mad Asia et Asia Pulp) éditée par « Seven Sept » qui annonce « toute l'actualité du cinéma asiatique » et un DVD en cadeau (dont je ne peux rien vous dire). En couverture, c'est l'équipe de « The host » un film réalisé par le coréen Joon-ho Bong. Vous le reconnaissez, l'acteur avec le pull vert ? C'est Hee-bong Byun, déjà présent dans l'excellent « Memories of murder » du même réalisateur.

Côté présentation, la mise en page est classique, pas brouillon, il y a pas mal de photos (pas en grand format, donc plus de texte). Les pages sont blanches ou de couleurs pastel (c'est joli, simple et agréable à lire) donc très peu de pages sombres (5 seulement, dont deux pour des concours et une pour une pub !). Les pubs, justement, il y en a vraiment peu (seulement 7), et elles sont raisonnées (cinéma ou animation). Bonus, il y a deux concours pour gagner des DVD, un en deuxième de couverture et un en troisième de couverture. Sont sympas chez Kumite !

 

Voyons un peu le contenu, maintenant. Le sommaire est... sommaire (un quart de page) mais, bon il y a des gens qui ne le consultent même pas. A lire tout d'abord les abondantes Asia News sur 4 pages. « Le maître d'armes » présenté dans A l'affiche et « Election 1 & 2 » présentés en Preview sont deux articles intéressants de 4 pages chacun. Puis deux énormes articles de fond vous attendent dans Kumite Report, le « Far East Festival 2006 » sur 8 pages et le « Festival de Cannes 2006 » sur 24 pages (presque un numéro spécial !). Pour ces deux festivals, les films sont bien présentés et agrémentés de nombreuses interviews (une douzaine) de réalisateurs et d'acteurs. Dans le dernier quart du magazine, vous avez les rubriques Fight Club (2 pages), Focus avec « Pucca Funny Love » sur deux belles pages aux couleurs de la chipie coréenne, Flashback qui (sur 4 pages) remet d'anciens films au goût du jour (« Full contact « , « Ronins & Yakuza » et « « Hanzo the razor », pas toujours des chef d'oeuvre...) et qui met un cinéaste à l'honneur (ici Akira Kurosawa pour la réédition de films en DVD collector chez Wild Side Vidéo) et enfin Vidéo Delic qui présente (sur 5 pages) les sorties en DVD des films et de l'animation.

 

Une belle découverte donc pour cette revue que je ne connaissais finalement que de nom et que je pensais plus tournée uniquement vers les genres action, combat et arts martiaux (certainement à cause des films en DVD généralement « offerts »). Le ton est bon, la ligne éditoriale sérieuse, la revue agréable (sauf pour ceux qui n'aiment pas le papier glacé, j'en connais !), les photos nombreuses mais de taille raisonnable de façon à ne pas empiéter sur le texte. Il est vrai que certains articles font double emploi avec ceux de Mad Asia et de Asia Pulp et les amoureux du cinéma ne pouvant pas acheter l'intégralité des magazines doivent bien faire un choix. D'autant plus que contrairement aux autres revues déjà nommées dans cet article, Kumite ne parle pas de manga...

 

Pour conclure sur le choix parmi les magazines de cinéma asiatique (sans parler des revues de cinéma généralistes qui analysent souvent le cinéma asiatique), je pense que...

Mad Asia est dans la continuité de Mad Movies c'est-à-dire plus impliqué fantastique, gore, voire sexe, et humour potache,

Asia Pulp est (c'est mon avis) une revue plus intellectuelle mais peut vraiment être lue par tous (hommes, femmes et jeunes) sans distinction de catégorie sociale ou professionnelle parce qu'elle est complète et qu'on a une impression de plénitude toute asiatique en la lisant (si, si, je vous assure !),

Kumite n'est pas à réservée exclusivement aux fans de baston mais ne parle pas de manga dans ses pages ce qui n'est pas en sa faveur pour les lecteurs assidus de bédés asiatiques.

Asia Pulp garde donc ma préférence et j'attends le n° 3 du 23 août avec impatience ! Toutefois, si j'ai l'occasion d'avoir un prochain numéro de Kumite, je me ferai un plaisir de le lire et de le chroniquer à nouveau.

par Bédédazi publié dans : Magazines culture & cinéma communauté : Cinéma
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